Histoire du Botswana

République du Botswana

Lefatshe la Botswana

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

 

HISTOIRE

À la fin du XIXe siècle, les hostilités éclatent entre les Tswanas, habitant le Botswana, et les tribus Ndebele migrant sur ce territoire depuis le désert du Kalahari. Les tensions montent également d'un cran avec les colons Boers venant du Transvaal. Après les demandes d'assistance lancées par les dirigeants Botswana Khama III, Bathoen et Sebele, le gouvernement britannique met le Bechuanaland sous sa protection le 31 mars 1885. La partie nord de ce territoire passe sous administration directe en tant que protectorat du Bechuanaland, formant le Botswana actuel. La partie sud du territoire est intégrée à la colonie du Cap, et fait maintenant partie de la province nord-ouest de l'Afrique du Sud. La majorité des personnes parlant setswana vivent aujourd'hui en Afrique du Sud.

Lorsque l'Union de l'Afrique du Sud est formée en 1910, englobant les principales colonies britanniques de la région, le protectorat du Bechuanaland, le Basutoland (actuel Lesotho) et le Swaziland (les High Commission Territories) ne sont pas inclus, mais leur incorporation ultérieure est prévue. Toutefois, l'Empire britannique s'engage vaguement à consulter au préalable les habitants de ces territoires. Bien que les gouvernements successifs d'Afrique du Sud cherchent plusieurs fois à intégrer ces territoires, la Grande-Bretagne ne cesse de retarder sa décision, et cette intégration n'a finalement jamais eu lieu. En 1948, le National Party est élu au gouvernement, et il institue l'apartheid en Afrique du Sud, qui se retire de la communauté du Commonwealth of Nations en 1961, mettant ainsi fin à toute perspective d'intégration de ces territoires dans l'Afrique du Sud.

Une expansion de l'autorité centrale britannique et l'évolution du gouvernement tribal aboutissent à la création en 1920 de deux conseils consultatifs représentant les Africains et les Européens. Les proclamations de 1934 régularisent les lois et pouvoirs des tribus. Un conseil consultatif euro-africain est formé en 1951, et la constitution de 1961 crée un conseil consultatif législatif.

Politique

La politique du Botswana s'effectue dans le cadre d'une république, alliant un régime présidentiel à une démocratie représentative, dans lequel le président du Botswana est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif est exercé par le gouvernement et le parlement du Botswana, mais le pouvoir judiciaire est indépendant de l'exécutif et du législatif. C'est également un système multipartite, dominé depuis l'indépendance par le Botswana Democratic Party.

Défense

Au moment de l'indépendance, le Botswana n'a pas de force armée. Suites aux attaques en provenance de la Rhodésie (actuel Zimbabwe), le Botswana se dote d'une force armée, la Botswana Defence Force (BDF), en 1977. Le Président du Botswana en est le commandant en chef, et il désigne un conseil de défense. La BDF compte aujourd'hui près de 12 000 membres.

Le BDF est une force militaire capable et disciplinée. Suite à l'évolution positive de la situation politique en Afrique du Sud et dans la région, les missions de la BDF sont de plus en plus centrées sur les activités de lutte anti-braconnage, la préparation aux catastrophes, et des opérations de maintien de la paix à l'étranger. Les États-Unis sont le plus gros contributeur étranger au développement de la BDF, et une grande partie de son corps des officiers a reçu une formation américaine.

Relations internationales

Le Botswana met l'accent sur son intégration économique et politique en Afrique australe. Il cherche à faire de la Communauté de développement d’Afrique australe un outil de développement économique, et encourage les efforts permettant à la région d'assurer elle-même sa propre diplomatie préventive, de résoudre localement les conflits et assurer une bonne gouvernance. Le Botswana a accepté amicalement l'Afrique du Sud post-apartheid comme partenaire dans ces efforts. Le Botswana s'associe généralement au consensus africain sur la plupart des grandes questions internationales et est membre d'organisations internationales telles que les Nations unies, le Commonwealth of Nations et l'Union africaine (UA). Le Botswana est également membre de la Cour pénale internationale, avec un accord bilatéral d'immunité pour l'armée américaine (couvert par l'article 98 du Statut de Rome).

Subdivisions

Le Botswana est partagé en 28 sous-districts réunis en 9 districts :

1. Central, 2. Ghanzi, 3. Kgalagadi, 4. Kgatleng, 5. Kweneng, 6. Nord-Est, 7. Nord-Ouest, 8. Sud-Est, 9. Sud,

Les principales villes sont Gaborone et Francistown, mais d'autres agglomérations de taille plus réduites existent : (dans l'ordre décroissant de population)

• Molepolole • Selebi-Phikwe • Maun • Serowe • Kanye • Mahalapye • Mochudi • Mogoditshane • Gabane • Tutume • Lobatse • Molapowabojang • Palapye • Tlokweng • Ramotswa • Thamaga • Moshupa • Tonota • Jwaneng • Orapa • Letlhakane • Bobonong • Orapa • Semotswane.

Préhistoire – Moyen Âge

L'histoire du Botswana commence avec la présence de deux tribus principales sur cet espace : les San (communément appelés Bushmen) et les Khoïkhoï. Puis les Bantous Tswanas, émigrés de l'est africain aux alentours de 1800 ont forcé les populations en place à migrer à leur tour. Les Bantous Tswana se séparèrent en trois sous-groupes : les Pedi qui investirent le Transvaal, les Basotho, occupant l'actuel Lesotho et les Basutho de l'ouest (également appelés Tswana) qui occupèrent le Bechuanaland, lequel deviendra le Botswana actuel. De nombreux migrants vinrent trouver refuge dans cette contrée, à l'image du peuple Herero, fuyant la domination allemande en Namibie. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, des missionnaires parmi lesquels David Livingstone et Robert Moffat eurent une influence non négligeable sur le pays : d'une part ils convertirent peu à peu les Tswana, mais ils développèrent également l'éducation et aidèrent les Tswana à obtenir la protection des Britanniques contre l'avancée des Boers dans la région.

Le protectorat britannique

C'est en 1885 que cette protection temporaire des Britanniques devint à proprement parler un protectorat à la demande des Tswana. Mais le Royaume-Uni voulut déplacer la capitale en dehors du Bechuanaland, à Mafeking en Afrique du Sud. De plus, son administration est confiée à la British South Africa Company, dirigée par Cecil Rhodes. Suite à la négociation des Tswana, Londres accepta d'annuler ces décisions, mais accorda à Cecil Rhodes une bande de terre pour y construire sa ligne de chemin de fer « Le Cap - Le Caire ».

Le protectorat britannique a fait entrer l'anglais dans les administrations, bien que la langue majoritaire dans le pays demeure le Tswana. Cette colonisation britannique se déroula sans heurts.

Suite à leur victoire dans la guerre des Boers et à la création de l'Union Sud-Africaine en 1910, la nouvelle colonie proposa au Bechuanaland d'y prendre part, ce que les Tswana refusèrent. Les Tswana obtinrent tout de même une voix dans le Conseil consultatif africain créé en 1920.

Le Botswana indépendant

Les premières élections législatives eurent lieu en 1961.

En 1966, le Botswana obtint son autonomie de la part du Royaume-Uni. Sir Seretse Khama devint le président du pays. L'anglais demeura la langue officielle, bien que la population continue de parler d'autres langues. En 1969, le Parlement évoqua le problème de discrimination linguistique : le tswana serait encouragé par rapport aux autres langues nationales (dont le kalanga). Ce même problème sera soulevé à plusieurs reprises en 1988 puis en 1995.

La découverte de diamants à Orapa donna au pays une certaines aisance financière. La gestion du pays fut bien assurée par Sir Serete Khama qui fut réélu trois fois. À sa mort, en 1980, il fut remplacé par Quett Masire.

Malgré son opposition à la politique d'apartheid menée par l'Afrique du Sud, le Botswana resta, pour des raisons de dépendance économique, assez proche de son voisin.

En 1998, Masire se retire de la vie politique. Et celui qui assurera l'intérim, Festus Mogae, ministre des finances, sera élu président en 1999.

Le Parti démocratique remporta les élections législatives du 16 octobre 1999, obtenant 33 sièges sur les 40 que compte le Parlement. Le Président Festus Mogae, réélu pour cinq ans, s'est engagé à améliorer l'économie du pays et à tenter d'enrayer l'épidémie de sida laquelle toucherait près de 25% de la population du pays d'après l'Organisation mondiale de la santé.

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Commentaires (1)

1. Grubby jeudi 29 Décembre 2011

I like your article,looking forwar to learning replica breitling watches
more in the future.And I will also gona posting here to share my opinion.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Date de dernière mise à jour : mercredi 03 Octobre 2012

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×