Histoire de Salvador

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République du Salvador

 

República de El Salvador

Robert ANDRIANTSOA

robandriantsoa@yahoo.fr

Le Salvador, en forme longue la République du Salvador, en espagnol El Salvador et República de El Salvador, est un pays d'Amérique centrale, entre le Guatemala et le Honduras. Le pays compte environ 7 millions d'habitants et occupe une superficie de 21 041 km².

Devise nationale : Dios, Unión, Libertad : (espagnol : « Dieu, union, liberté ») - Langue officielle : Espagnol - Capitale : San Salvador

- Forme de l’État :

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Président de la République du Salvador : Mauricio Funes, Actuellement en fonction Depuis le 1er juin 2009 

Superficie : 21 040 km2 - Population : 7 066 403 (2008) - Densité : 330 hab./km2 - Indépendance : De l'Espagne - Des Provinces unies d'Amérique centrale  - Date : 15 septembre 1821Monnaie : Dollar américain (Colones) - Fuseau horaire : UTC -6 - Hymne national : Hymne national du Salvador.

Histoire

Époque Précolombienne

Avant l'arrivée des espagnols l'actuel territoire salvadorien était habité par différentes ethnies amérindiennes dont les cultures étaient influencées par les mayas. Les pipils, d'origine nahuatl, occupaient la partie occidentale du territoire alors que les lencas vivaient dans la partie orientale du futur pays.

A l'arrivée des conquistadors espagnols, le royaume de Cuzcatlan était la principale entité politique de la région.

La conquête espagnole, l'époque coloniale et l'indépendance[modifier]

Après plusieurs tentatives de conquête par Pedro de Alvarado entre 1524 et 1526, c'est son frère, Diego de Alvarado, qui installe définitivement la domination espagnole sur la partie occidentale et centrale du territoire salvadorien en 1528. A l'est, la résistance lenca est vaincue en 1537.

En 1535, le territoire est intégré à la Nouvelle-Espagne, puis à la Capitainerie générale du Guatemala (ou Royaume de Guatemala) en 1540. Il est lui-même divisé entre la municipalité (ou Intendance) de San Salvador et la municipalité de Sonsonate.

Comme dans le reste des colonies espagnoles, une politique d'évangélisation des populations amérindiennes est menée. En 1540, le système d'encomiendas est abandonné et l'esclavage des indiens aboli. La région est d'abord productrice de cacao avant de se spécialiser dans l'indigo au XVIIe siècle.

Le « Premier cri de l'indépendance » d'Amérique centrale est clamé à San Salvador en 1811. La ville connaît plusieurs autres soulèvements les années suivantes mais le Royaume de Guatemala déclare définitivement son indépendance le 15 septembre 1821.

La République fédérale d'Amérique centrale

En 1814, les différentes municipalités d'Amérique centrale votent l'annexion de la région à l'Empire mexicain à l'exception de San Salvador. Le temps que des troupes mexicaines viennent soumettre San Salvador à la nouvelle domination, l'Empire s'effondre et les Provinces unies d'Amérique centrale proclament leurs indépendances vis-à-vis de toute domination étrangère en 1823.

En 1824, la municipalité de Sonsonate et l'Intendance de San Salvador s'unissent pour former l'État d'El Salvador, membre de la République fédérale d'Amérique centrale. Le Salvador participe alors activement aux différents combats entre conservateurs et libéraux qui mèneront à la fin de la fédération.

En 1841, l'assemblée constituante proclame la séparation du Salvador de la République fédérale et la création de la République indépendante et souveraine d'El Salvador.

Les débuts de la République du Salvador

Les luttes entre conservateurs et libéraux continuent jusqu'au début du XXe siècle, c'est une période de guerre civile et de guerre contre les autres pays centre-américains quasi-permanente. Cependant, le pays s'unit à ces voisins pour défendre l'intégrité de l'Amérique centrale contre William Walker.

Avec l'introduction du café dans le pays dans les années 1860, une « république caféière » s'installe favorisant les intérêts des propriétaire terriens et de l'oligarchie surnommée les « 14 familles ».

L'autoritarisme militaire

En 1931, le général Maximiliano Hernández Martínez arrive au pouvoir après un coup d'État. Suite à la crise de 1929, le prix du café chute et une révolte paysanne éclate dans l'ouest du Salvador en 1932. Martínez réprime ce soulèvement qu'il considère comme « révolution bolchévique » et entre 7 000 et 30 000 paysans indiens sont tués ainsi que le leader communiste Farabundo Martí.

Martínez mène d'abord une politique fascisante, il se rapproche de l'Allemagne nazie, mais les pressions américaines l'obligent à rompre ses contacts avec Hitler et à libéraliser le pays. Il abandonne le pouvoir en 1944 suite à une grève générale pacifiste. Se suivent ensuite différents gouvernements militaires anticommunistes.

Un bref conflit éclate entre le Salvador et le Honduras en juillet 1969 après que des rencontres de football exacerbent les tensions entre ces deux pays (voir Guerre de Cent Heures, également appelée « Guerre du football »).

A la fin des années 1970, les violences entre groupes paramilitaires d'extrême-droite, les groupes armés d'extrême-gauche et l'armée s'accentuèrent. Le gouvernement militaire en place est renversé en 1979 et la Junte Révolutionnaire Gouvernementale (composée de militaires progressistes et de civils démocrate-chrétiens et, au début, de gauche) prend le pouvoir pour poursuivre une politique centriste. L'extrême-droite, l'extrême-gauche et l'oligarchie refusent cette politique et les violences se poursuivent.

Le 10 octobre 1980, les groupes armés d'extrême-gauche s'unissent sous le nom de Frente Farabundo Martí de Liberación Nacional (FMLN).

La guerre civile

Le Salvador fut le théâtre d'une guerre civile sanglante (plus de 100 000 morts) pendant 12 ans, de 1980 à 1992, entre l'extrême droite représentée par l'Alianza Republicana Nacionalista (ARENA) et la guérilla marxiste du Frente Farabundo Martí de Liberación Nacional. L'archevêque Óscar Romero, qui s'était opposé aux violences tant de gauche que de droite1, ainsi que d'autres hautes personnalités, sont assassinés par des groupes paramilitaires2.

Pour soutenir la junte militaire en place, les États-Unis se sont engagés au côté de l'armée salvadorienne. En 1989, les jésuites de l'Universidad Centroamericana "José Simeón Cañas" (en) sont massacrés. Ce nouveau massacre conduit à mettre la pression sur le gouvernement pour engager les négociations. En 1992, les différents protagonistes de la guerre civile signent les accords de paix de Chapultepec qui mettent effectivement fin à la guerre.

En juillet 2002, un tribunal de Miami reconnut coupables José Guillermo García et Carlos Eugenio Vides Casanova, deux anciens ministres de la défense responsables des tortures menées par les escadrons de la mort durant les années 1980. Les victimes avaient en effet fait usage d'une loi américaine qui permettait de telles poursuites. Les deux anciens dirigeants furent condamnés à payer 54,6 millions de dollars américains aux victimes, en particulier les familles des missionnaires assassinées Maura Clarke, Dorothy Kazel, Ita Ford et Jean Donovan.

Politique

Le pouvoir exécutif est représenté par le président de la République, le vice-président et son cabinet. Le président et le vice-président sont élus pour un mandat non renouvelable de 5 ans à la majorité absolue. Un deuxième tour est organisé lorsqu'aucun candidat n'a recueilli plus de 50 % des voix.

Le pouvoir législatif est détenu par le parlement (Assemblée Législative d'El Salvador) composée d'une seule chambre de 84 députés élus par circonscription pour un mandat de 3 ans.

Le pouvoir judiciaire est contrôlé par la Cour Suprême de Justice constituée de 15 magistrats. Son indépendance est assurée par la constitution.

Les accords de paix de 1992 ont créé la Police Nationale Civile, la Procuratie pour la Défense des Droits de l'Homme et le Tribunal Suprême Électoral et supprimé les « corps de sécurité » formés pour combattre les guérillas pendant la guerre, comme la Garde Nationale. Ils ont autorisé la formation en parti politique légal l'ex-opposition armée de gauche, dont le FMLN. Le rôle de l'armée a été redéfini pour la défense de la souveraineté et de l'intégrité du territoire national.

Le débat politique tourne autour du parti conservateur Alianza Republicana Nacionalista (ARENA) et du parti de gauche Frente Farabundo Martí de Liberación Nacional (FMLN, divisé entre socialistes révolutionnaires et social-démocrates). Les deux autres partis historiques sont le conservateur Partido de Conciliación Nacional (PCN) et le démocrate-chrétien Partido Demócrata Cristiano (PDC) mais ne jouent plus aujourd'hui qu'un rôle marginal.

Le 15 mars 2009, le candidat du FMLN Mauricio Funes (ancien correspondant de CNN en espagnol) est élu président du Salvador avec 51 % des voix, mettant ainsi à terme à vingt ans d'hégémonie de l'ARENA3.

ARENA détient le plus grand nombre de députés (34), devant le FMLN (32) et le PCN (10). Il y a eu de nouvelles élections début 2009, dans la nouvelle chambre qui siègera en mai 2009, le FMLN a le plus grand nombre de députés mais pas la majorité absolue. Le FMLN détient le plus grand nombre de députés (35), devant ARENA (32), le PCN (10), le PDC (5) et le CD (1)4.

Le Salvador envoie 20 députés au Parlement Centraméricain (Parlacen) et des députés au Parlement Latino-américain (Parlatino). A noter que l'ancienne première dame de la république d'El Salvador, Anna Ligia Mixco Sol de Saca, a reçu le 12 juin 2008 en France la distinction du Grand Prix Humanitaire de France par Albert de Smet, délégué du Grand Prix Humanitaire de France pour la Belgique, son parrain et de Jean Polles, président: étant secrétaire national de la famille pour ses œuvres humanitaires.

Le 1er juin 2009, immédiatement après l'élection du président Mauricio Funes, le Salvador renoue ses relations internationales avec Cuba. Le Salvador est le dernier pays d'Amérique centrale à reprendre le dialogue avec Cuba

Subdivisions

Le pays est divisé en trois zones (occidentale, centrale et orientale), 14 départements, 39 districts et 262 municipalités.

Chaque département est dirigé par un gouverneur représentant le pouvoir exécutif et nommé par le Président de la République.

Les municipalités sont dirigées par un conseil municipal élu pour trois ans par les électeurs inscrits sur les listes électorales de la circonscription.

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