Histoire du Brésil

 

République fédérative du Brésil

 

Repùblica Federativa do Brasil

Le Brésil est le pays le plus vaste et le plus peuplé d'Amérique latine. Avec une superficie de 8 512 000 km² en 2009 et une population de 190 755 799 habitants, c'est aussi le cinquième pays du monde par la superficie et par le nombre d'habitants3. En 2010, le Brésil est la huitième puissance économique mondiale avec un PIB de 2 025 milliards de $ US. Il couvre la moitié du territoire de l'Amérique du Sud, partageant des frontières avec tous les pays du sous-continent à l'exception du Chili et de l'Équateur.

Colonie prospère de la couronne portugaise durant plusieurs siècles, le pays est aujourd'hui le seul héritage du Portugal en terre américaine, ce qui se manifeste par sa langue officielle, le portugais.

Plus grand pays lusophone au monde, il est membre de la CPLP. Le portugais est la première langue d'Amérique du Sud grâce à la démographie brésilienne.

Le Brésil possède des caractéristiques communes avec la plupart des autres pays d'Amérique du Sud : c'est un pays en majorité catholique, la densité humaine moyenne est assez faible et la population est fortement urbanisée (à 84 %).

République fédérale et libérale, le Brésil présente de forts contrastes géographiques et sociologiques. Alors qu'une grande partie du territoire est couverte par la forêt amazonienne pratiquement vide d'êtres humains, la côte sud-est abrite les mégapoles de São Paulo et Rio de Janeiro et l'une des plus grandes « régions urbaines » autour de la ville de Belo Horizonte. Les inégalités économiques sont parmi les plus élevées du monde. La ségrégation raciale bien que non officielle existe bien de facto. Le Brésil fait partie des grandes puissances émergentes aux côtés de la Chine, de l'Inde et de la Russie.

Devise nationale : Ordem e Progresso
Français : « Ordre et progrès »,
devise du philosophe positiviste
français Auguste Comte

Langue officielle : Portugais - Capitale : Brasilia - -Forme de l’État République fédérale  - 36e présidente de la République fédérative du Brésil : Dilma Rousseff, Actuellement en fonction Depuis le 1er janvier 2011 - 25e Vice-président du Brésil : Michel Temer, Actuellement en fonction Depuis le 1er janvier 2011  - Superficie : 8 512 000 (en 2009)(IBGE) km2 - Population : 190 755 799 hab. (2010) - Densité : 22,4 hab./km2 - Indépendance Du Portugal - - Déclarée : 7 septembre 1822 - Reconnue : 29 août 1825 - Monnaie Réal (en portugais, on écrit real) (BRL) -Fuseau horaire UTC -2 à -5 - Hymne national Hino Nacional Brasileiro.

Histoire

Pour consulter des articles plus généraux, voir : Préhistoire du Brésil et Histoire du Brésil.

Le blason de la république portait, à l'origine, le nom adopté par le pays après l'abolition de la monarchie : Estados Unidos do Brasil (États-Unis du Brésil). La version actuelle, établie par la loi no 5700, du 1er septembre 1971, reflète le changement du nom officiel du pays devenu República Federativa do Brasil (République fédérative du Brésil)6.

Le drapeau brésilien présente un grand losange jaune sur un fond vert symbolisant l'union impériale lors de la naissance de la maison royale brésilienne. Le vert représente la maison royale de Bragança à laquelle appartenait Pedro Ier, le premier empereur brésilien. Le jaune représente la maison royale autrichienne de Habsbourg car la première impératrice brésilienne, femme de Pedro Ier, était une princesse autrichienne. Au centre du losange, où il y avait le blason de l'Empire du Brésil, a été placé, lors de la République, une sphère bleue qui symbolise le ciel de Rio de Janeiro au jour du coup d’État qui a installé la République au Brésil. Dans ce ciel, on retrouve 27 étoiles pour la capitale du pays et les 26 états fédérés. Au centre de la sphère, il y a une bannière blanche avec l'inscription « Ordem e Progresso », qui signifie « ordre et progrès ». La disposition des étoiles du drapeau reflète celle du ciel de Rio de Janeiro le 15 novembre 1889 à 20 h 30, date de l'institution officielle de la République7.

Articles détaillés : Chronologie du Brésil, Découverte du Brésil, Histoire de l'Amérique latine et Théories du premier peuplement de l'Amérique.

Les tentatives de colonisation française au Brésil : la France antarctique et la France équinoxiale

La colonisation portugaise

En 1500, Pedro Álvares Cabral découvrit les côtes brésiliennes et, revenant au Portugal, annonça avoir découvert de nouveaux territoires. Selon le traité de Tordesillas, signé en 1494, sous l'égide du pape Alexandre VI, toutes les terres nouvellement découvertes situées à plus de 370 lieues à l'ouest du Cap Vert allaient à l'Espagne, les autres étaient attribuées au Portugal. Ce qui constitue aujourd'hui la moitié du Brésil revenait ainsi au Portugal.

Des navigateurs retournèrent plus tard au Brésil et en rapportèrent le bois de Brésil, bois de couleur braise qu'ils achetaient aux Indiens, et auquel le Brésil doit son nom actuel. Toutefois, l'entreprise de colonisation ne débuta réellement que dans les années 1530, sous le règne de Jean III. En 1532 fut fondé le premier village São Vicente. En 1533, le Brésil fut divisé en quinze capitaineries, chacune dirigée par un donatário héréditaire. Seules deux capitaineries prospérèrent : São Vicente et Pernambouc. C'est d'abord dans celle-ci que fut introduite la canne à sucre, principale richesse commerciale du Brésil jusqu'au début du XVIIIe siècle. Devant le relatif échec de la colonisation, le roi du Portugal plaça le Brésil sous son autorité directe, et nomma un gouverneur général qui chapeautait les quinze capitaineries. Il s'établit à Bahia.

Durant l'été 1554, le Français Nicolas Durand de Villegagnon visita secrètement la région côtière du Cabo Frio, où ses compatriotes se cachaient habituellement. Là, il obtint des informations de grande importance auprès des Indiens Tamoios, s'informant des habitudes des Portugais sur ce littoral et récoltant les données nécessaires à une future expédition en vue de fonder un établissement colonial. Le site choisi se situait près de deux cents kilomètres au sud : dans la baie de Guanabara, que les Portugais évitaient en raison de l'hostilité des indigènes de cette région. Le projet était de transformer cette zone en une puissante base militaire et navale, depuis laquelle la Couronne française pourrait tenter de contrôler le commerce avec les Indes occidentales. Ce fut le début de la « France antarctique », nom donné à l'éphémère colonie française, qui occupa la baie de Rio de Janeiro, de 1555 à 1567, et fut finalement éliminée par l'arrivée de renforts portugais. En réponse aux autres tentatives françaises de conquête territoriale au Brésil, dont la France équinoxiale près de São Luís (Maranhão) entre 1612 et 1615, la Couronne portugaise décida d'intensifier la colonisation du Brésil et d'améliorer son statut.

Le Brésil commença à se développer économiquement, l'exploitation de la population indienne locale n'étant plus suffisante pour la production sucrière, en 1550, les premiers esclaves furent importés d'Afrique. La traite négrière dura jusqu'au milieu du XIXe siècle : le Brésil est le pays qui a reçu le plus d'esclaves noirs, avec environ 5,5 millions d'Africains (majoritairement de l'Afrique de l'Ouest) déportés du XVIe siècle aux années 1850, soit 40 % du total8. Les esclaves furent principalement importés par des trafiquants britanniques et français, notamment Bordelais et Nantais.

En 1630, les Néerlandais de la compagnie néerlandaise des Indes occidentales (West-Indische Compagnie ou WIC) enlèvent aux Portugais les villes de Recife, Natal et Salvador afin de s’assurer une partie de la production sucrière. Recife devient la capitale de la colonie sous le nom de Mauritsstaad. Les populations locales se révoltent (Insurreição Pernambucana ou « Insurrection de Pernambouc ») contre leur présence à la faveur de la Première Guerre anglo-néerlandaise (1652-1654) et à l’issue de celle-ci le Portugal récupère ces territoires.

À la fin du XVIIe siècle, on trouva de l'or à l'intérieur des terres. L'activité minière prit alors une importance considérable et permit l'essor d'une vaste région, connue sous le nom de Minas Gerais.

L'indépendance

En 1807, Napoléon envahit le Portugal et son régent Jean VI s'embarqua pour le Brésil pour s'installer à Rio. Lorsqu'il quitta l'Amérique, en 1821 seulement, il y laissa son fils Pierre Ier du Brésil (Dom Pedro). Les Cortes cependant voulurent ramener le Brésil au rang de simple colonie et rappelèrent Dom Pedro au Portugal. Soutenu par la population brésilienne, celui-ci refusa de retourner en Europe, proclama l'indépendance du Brésil, et en fut déclaré empereur en 1822. En 1825, le Portugal reconnut l'indépendance brésilienne. En 1831 pourtant, Pierre Ier, très contesté, dut abdiquer. Il transmit le pouvoir à son fils Pierre II, alors âgé de six ans. Pierre II fut déclaré majeur en 1840.

Sous le règne de Pierre II, le Brésil connut un début de modernisation et d'industrialisation. L'esclavage fut aboli, mais plus tardivement que dans les pays européens puisqu'il a été totalement supprimé seulement en 1888.

En 1889, l'armée renversa l'empereur et la République fut proclamée. Le pays ne devint pas une démocratie: il était dirigé par une oligarchie de riches propriétaires et d'élus locaux, les coronels, jusqu'à la Grande Dépression de 19299.

Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devint président après un coup d'État. En 1942, suite à des attaques par des sous-marins allemands, le pays s'engagea dans la Seconde Guerre mondiale au côté des Alliés (cf. la Déclaration des Nations unies). En 1945, Vargas dut démissionner et le Brésil connait alors une vingtaine d'années de démocratie.

À partir de 1964, le Brésil connut, comme d'autres pays d'Amérique latine, une dictature militaire de droite. Dans les années 1970, le gouvernement brésilien participa à l'opération Condor, vaste plan de coordination entre les dictatures militaires latino-américaines, piloté par la CIA, avec comme but de lutter dans tout le continent contre les opposants aux régimes. On compte un grand nombre de groupes révolutionnaires qui, dès 1964, ont organisé la résistance contre le pouvoir militaire. La plupart d'entre eux ont pris forme dans les milieux d'étudiants, dont le MR-8, plutôt basé à Rio de Janeiro, ou l'ALN (Action de libération nationale), basée à São Paulo.

En 1985, Tancredo Neves fut élu à la présidence, mais décéda avant son entrée en fonction. C'est alors José Sarney qui devint président. La démocratie s'installa dans un contexte économique et financier difficile.

Le 27 octobre 2002, l'ancien syndicaliste Luiz Inácio Lula da Silva remporta l'élection présidentielle. Il fut réélu le 28 octobre 2006. Il est le premier président socialiste du Brésil. Dilma Rousseff, première femme présidente du Brésil, élue le 31 octobre 2010, lui a succédé le 1er janvier 2011.

Politique

Le Brésil est une république fédérative présidentielle, composée de vingt-six États et d'un district fédéral. Sa Constitution a été adoptée en 1988.

Le président est élu pour un mandat de quatre ans, et peut être réélu une fois. La présidente actuelle est Dilma Rousseff, née le 14 décembre 1947, officiellement investie le 1er janvier 2011. Il s'agit de l'ancienne chef de cabinet du président Lula, auquel elle a succédé.

Le droit de vote est facultatif pour les citoyens âgés de seize à dix-huit ans, pour les plus de soixante-cinq ans et pour les illettrés; il est obligatoire pour ceux qui ont entre dix-huit et soixante-cinq ans, vivant au pays. La très grande majorité des Indiens ont le statut de mineur protégé et, à ce titre, ne bénéficient pas des droits civiques10.

Le pouvoir législatif est exercé par la Chambre des députés, composée de 513 sièges, et le Sénat qui compte 81 membres : 3 sénateurs par état, et en plus, 3 sénateurs pour le district fédéral.

Les Églises exercent une forte influence dans la politique brésilienne11. Elles interviennent dans le débats des campagnes électorales. Plusieurs partis politiques ont un nom qui évoque une religion : Partido Social Cristão, Partido Social Democrata Cristão ou encore Partido Trabalhista Cristão. Au Parlement brésilien, le groupe évangélique est composé de 63 députés (sur 513) et 3 sénateurs (sur 81)

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Date de dernière mise à jour : mercredi 30 novembre 2011

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