Histoire du Mexique

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États-Unis mexicains

 

Estados Unidos Mexicanos

Robert ANDRIANTSOA

robandriantsoa@yahoo.fr

Le Mexique, officiellement les États-Unis mexicains3,4, est une république constitutionnelle fédérale d’Amérique du Nord à régime présidentiel située au sud des États-Unis, dont il est en partie séparé par le Río Bravo, et bordé au sud par le Guatemala et le Belize. Avec selon le recensement de 2010 112 336 538 habitants, dont plus de 20 millions dans l'aire urbaine de sa capitale1, Mexico, le Mexique est le plus peuplé des pays d'expression espagnole.

Il est le troisième par la taille et le deuxième par sa population en Amérique latine.

En 2009, il est la quatorzième puissance économique mondiale avec un produit intérieur brut de 1 482 milliards de dollars USD

Langues officielles : Espagnol (de facto) et 62 langues indigènes ont la même valeur dans tout le territoire mexicain - Capitale : Mexico - Forme de l’État : République fédérale  - Président des États-Unis mexicains : Felipe Calderón Hinojosa, Actuellement en fonction Depuis le 1er décembre 2006  - Secrétaire du Gouvernement du Mexique Alejandro Poiré Romero, Actuellement en fonction Depuis le 17 novembre 2011 - Superficie :
1 972 550 km2 - Population : 112 336 538 hab (2010) - Densité : 57 hab./km2 - Indépendance : de l’Espagne – Déclarée : 16 septembre 1810 - Fin de la guerre d’indépendance de l’Espagne : 27 septembre 1821 - Monnaie : Peso mexicain ($) (MXN) -  Fuseau horaire : UTC -6 à -8 - Hymne national : Himno Nacional Mexicano.

Histoire

Le territoire a été découvert et habité par des groupes de chasseurs-cueilleurs nomades il y a plus de 30 000 ans.

Pendant des milliers d'années, les habitants de cette région d'Amérique pratiquent la chasse et la cueillette jusqu'à la découverte de l'agriculture. À Guilá Naquitz, ont été mis au jour les restes les plus anciens de la domestication de la courge et de la calebasse, qui datent du 9e millénaire av. J.-C.11, mais l'agriculture s'est développée de façon précoce dans des sites comme la vallée de Tehuacán où la domestication du maïs a eu lieu aux alentours du 5e millénaire av. J.-C.. Dès lors des groupes humains de cette région deviennent de plus en plus dépendants des produits agricoles, jusqu'à l'apparition de hameaux agricoles et jusqu'à la dépendance totale qui a lieu durant la période classique12. Tandis que l'agriculture prospère en Mésoamérique, les peuples au nord (Chichimèques) restent dépendants de la chasse et la cueillette.

L'histoire préhispanique de ce qui est actuellement le nord du Mexique est mal connu car les peuples qui occupèrent la région avaient une culture matérielle limitée. Ces peuples nomades qui habitaient les déserts, le littoral et les montagnes au nord de la Mésoamérique ne partageaient pas la même culture. Le site de la grotte de la Perra (Tamaulipas) a connu l'invention de l'agriculture et connu la présence humaine à partir de 12 000 av. J.-C.. Il y a des traces de peuples nomades dans les sites comme la grotte de la Candelaria (Coahuila, 8 000 av. J.-C.)13, ou El Conchalito (Basse-Californie-du-Sud)14. On trouve également en Basse-Californie les peintures rupestres de la Sierra de San Francisco dont la fonction continue jusqu'au XIXe siècle, lorsque les derniers indigènes disparaissent de la région.

Certains auteurs15 prennent comme marqueur du début de la civilisation mésoaméricaine la controversée16 céramique Pox de Puerto Marqués, datée vers le XXIVe siècle av. J.‑C.17 Cette céramique mésoaméricaine pourrait avoir pour origine le contact entre la côte sud-américaine du Pacifique et l'occident de la Mésoamérique. Les nouvelles avancées techniques se diffusent dans toute la région si bien que, des siècles après, on produit une céramique dans d'autres hameaux du préclassique ancien (2 500-1 500 av. J.-C.) comme Chupícuaro et Tlatilco. Durant le préclassique moyen (ss. XIV-IV av. J.-C.), la culture olmèque se diffuse dans toute la Mésoamérique18. Après le déclin olmèque, l'essor simultané de plusieurs peuples a lieu. Par exemple la culture des tombes à puits de probable influence sud-américaine19, la culture épi-olmèque à Tres Zapotes, l'épanouissement d'Izapa et le développement du compte long20.

À la fin de cette étape, Teotihuacan devient la ville la plus importante de la vallée de Mexico. Durant le Classique ancien (ss. II-VI/VIII) l'influence de Teotihuacan se fait sentir dans toute la Mésoamérique, appuyé par son pouvoir politique et commercial21. Elle avait d'importants alliés, comme Monte Albán dans les vallées centrales d'Oaxaca. La civilisation mésoaméricaine s'étend plus au nord dans des sites comme La Quemada. Des influences culturelles arrivent du nord visibles dans la culture huastèque. La période classique est également l'époque de consolidation de la civilisation maya dans la péninsule du Yucatán et des hautes terres du Chiapas. D'un autre côté, dans les vallées et les montagnes du nord de la Sierra Madre occidentale se développe la culture Paquimé, résultat de la consolidation de l'agriculture dans le nord-est et l'échange entre la Mésoamérique et l'Oasisamérique.

Entre les Xe et XIIe siècles, le centre du Mexique est dominé par Tula, la capitale des Toltèques. La ville a établi des liens très forts avec plusieurs régions de Mésoamérique, mais particulièrement avec la péninsule du Yucatán, où se trouve la ville maya de Chichén Itzá. Au Oaxaca, au même moment, les Mixtèques commencent un processus expansionniste qui les mène à occuper les vallées centrales où vivaient les Zapotèques. En 1325, les Mexicas fondent Mexico-Tenochtitlan, la capitale de l'État le plus vaste qu'a connu la Mésoamérique, qui rivalisait seul avec les Tarasques de Tzintzuntzan.

Époque coloniale

En 1519, les conquistadors, alliés a de nombreuses tribus ennemies des aztèques dont les Tlaxcaltèques et conduits par Hernán Cortés, se lancent à la conquête de l'Empire aztèque grâce à la qualité de leurs armes et de leur façon de combattre, ainsi que de la supériorité numérique de leurs alliés indigènes. Le 13 août 1521, la fin du siège de Tenochtitlan voit la victoire des Espagnols et la fin de l'empire aztèque.

Cortés se lance alors dans la conquête d'un vaste empire colonial appelé la Nouvelle-Espagne. Le territoire s'étendra jusqu'à une importante partie du sud des actuels États-Unis (notamment la Californie, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et le Texas). Les principales villes mexicaines sont alors créées (Mexico sur les ruines de Tenochtitlán), Guadalajara, Puebla et Monterrey.

Après la colonisation espagnole, des missionnaires arrivent dans le pays pour évangéliser la population qui avait survécu à la conquête. Parmi ces évangélisateurs, Bartolomé de las Casas se distingue par son désir de protéger la population indigène. Dès 1535, l’administration de la Nouvelle-Espagne est confiée à un vice-roi. Le premier sera Antonio de Mendoza, nommé par Charles Quint.

Pendant cette période, l’Espagne s'est enrichie grâce à l'exploitation minière (or et argent) et agricole (culture de la canne à sucre et du café) alors que sur le plan humain, la population amérindienne chuta de 80 %, à cause des épidémies et des travaux forcés. On estime qu'avant l'arrivée des Espagnols, le Mexique central comptait 25 millions d'habitants. Il en restait un million vers 165022.

Les trois siècles de domination espagnole (1521 - 1821) coïncident avec la création du Mexique en tant que nation latine, hispanique, catholique et métisse telle que nous le connaissons aujourd’hui23. L'architecture, la gastronomie, les fêtes mexicaines, et la structure familiale sont encore aujourd'hui largement influencées par ces trois siècles de domination espagnole[réf. nécessaire].

Malgré les très nombreuses destructions résultant de la colonisation du Mexique, une forme d'art colonial s'est développé à partir du XVIe siècle ; et ce pour plusieurs raisons : contexte humaniste européen et développement des cabinets de curiosités, propagande religieuse, développement d'une élite métisse, explosion d'un commerce intercontinental, etc. Ce phénomène a en outre permis la conservation et la diffusion de nombreuses techniques précolombiennes uniques au monde, comme l'art de la laque mexicaine (technique de collage très différent de la laque asiatique), du papier d'amate ou celui de la mosaïque de plumes, d'une extraordinaire virtuosité au vu des moyens à la disposition des artisans précolombiens[réf. nécessaire]. De ces très nombreux ouvrages envoyés en Europe pour la délectation des princes et collectionneurs, très peu sont parvenus jusqu'à nous. Quatre tableaux de mosaïques de plumes sont aujourd'hui conservés en France, dont deux datant du XVIe siècle : Le Triptyque de la crucifixion, conservé au Musée National de la Renaissance à Ecouen (Val d'Oise)24, et la Messe de Saint-Grégoire, conservée au Musée des Jacobins d'Auch (Gers)25.

Les populations indigènes ne furent pas entièrement soumises du fait de la chute de l'empire aztèque. De très nombreuses révoltes eurent lieu durant les trois siècles de la période coloniale26.

Indépendance

Article détaillé : Guerre d'indépendance du Mexique.

Le 15 septembre 1810, depuis ce qui est aujourd'hui la ville de Dolores Hidalgo, dans l'État de Guanajuato, un créole, le curé Miguel Hidalgo, aujourd’hui héros national, lève, au cri de « Vive le Mexique, vive la Vierge de Guadalupe, vive Ferdinand VII, à bas le mauvais gouvernement ! » (c'est-à-dire celui de Joseph Bonaparte, au pouvoir depuis l'invasion de l'Espagne par les Français27), une armée hétéroclite et indisciplinée de villageois et d'indigènes pour le rétablissement de Ferdinand VII et contre les juntes espagnoles au service des Français. Il commence avec succès, mais échoue au Monte de las Cruces, dans sa tentative de prendre Mexico, et sera exécuté en 1811. Le mouvement est lancé et d’autres prennent la relève. Les créoles (Espagnols nés au Mexique, sans grand pouvoir politique et économique), sont à la tête des métis et indigènes qui forment le gros des troupes contre les Gachupines (littéralement « porteurs d'éperons »), des Espagnols nés dans la métropole, détenteurs du pouvoir politique et économique et auxquels étaient réservées les fonctions lucratives. Le premier acte d'indépendance a été signé le 6 novembre 1813. Il a été intitulé Acte solennel de la déclaration d'indépendance de l'Amérique septentrionale28,29,30. L’Acte d’indépendance du Mexique sera finalement signé le 28 septembre 1821.

Parmi les éléments déclencheurs du mouvement indépendantiste, la conquête et l’occupation française de l’Espagne, au début du XIXe siècle, par les troupes de Napoléon et l’avènement des idées libérales en Espagne tiennent un rôle important. Avec l'indépendance, les créoles purent devenir les maîtres du pays en accédant à toutes les fonctions auparavant réservées aux Espagnols[réf. nécessaire]. Le 4 octobre 1824, le Mexique se dote d’une Constitution; la République est née.

Durant l’automne 1835, les colons américains du Texas (85 % de la population) se révoltent contre l’autorité mexicaine (siège de Fort-Alamo) et proclament, en mars 1836, la « République du Texas». Le Guatemala et l’éphémère République du Yucatán font sécession. Cette dernière réintégra de force le Mexique après deux tentatives.

Vint ensuite ce que l'on appelle l'ère de Santa Anna. Santa Anna fut onze fois président entre 1833 et 1855.

Guerre des Pâtisseries[modifier]

Article détaillé : Guerre des Pâtisseries.

Le gouvernement mexicain, à cours de ressources, tenta d'éluder les paiements, reconnaissant cependant une part de responsabilité. Entre autres victime de ces désordres un commerçant français de Tacubaya, pâtissier de son état : des militaires ivres occasionnèrent des dégâts dans son restaurant[réf. nécessaire]. Le gouvernement de Louis-Philippe Ier réclama la somme de 600 000 pesos (équivalant à l'époque à 3 millions de francs or) en réparation de l'ensemble des pertes subies par ses sujets. En 1838, une flotte française arriva au large de Veracruz. Les Français bombardèrent la ville et San Juan de Ulua.

Les Français obtinrent des garanties quant au paiement de cette somme et se retirèrent après onze mois de blocus du port de Veracruz. Ce qui occasionna une perte pour le trésor mexicain calculée par le Journal des Débats de 2 200 000 pesos soit 11 millions de francs or31.

Guerre américano-mexicaine

Article détaillé : Guerre américano-mexicaine.

En 1836, le Texas proclame son indépendance du Mexique. Il sera annexé plus tard par les États-Unis. En 1846, le Mexique revendique le territoire compris entre le rio Bravo et le rio Nueces. En effet, la limite de la province texane était le rio Nueces situé à 300 km au nord du rio Bravo. Dès lors la guerre éclate entre le Mexique et les États-Unis et durera de 1846 à 1848.

Les troupes américaines envahissent le pays et l’occupent de 1847 à 1848. Après la bataille de Chapultepec, le 14 septembre 1847, les troupes américaines hissent le drapeau américain sur le Palais National : la ville de Mexico est occupée. Sous le contrôle de Winfield Scott, ses troupes exécutent de nombreux soldats d'origine irlandaise du bataillon Saint Patrick, déserteurs de l’US Army, qui collaboraient avec la résistance mexicaine face à l’occupant[réf. nécessaire].

La guerre se termine par la signature en 1848 du traité de Guadeloupe Hidalgo par lequel le Mexique reconnaît le rio Bravo comme sa frontière avec le Texas. De plus, le Mexique cède plus de 40 % de son territoire aux États-Unis, soit près de 2 000 000 de km2. Les États de Californie, Nouveau-Mexique, Arizona, Nevada, Utah, la majeure partie du Colorado et le sud-ouest du Wyoming représentent les territoires que les États-Unis ont annexés suite à la guerre américano-mexicaine. En 1857, est promulguée la constitution qui règle les institutions politiques mexicaines jusqu'en 1917[réf. nécessaire].

Intervention française

En 1861, le gouvernement de Juárez décide la suspension du paiement de sa dette extérieure. La France, l’un des créanciers du Mexique, invoque le motif des dettes pour y intervenir militairement avec l’appui de l'ancienne puissance coloniale l’Espagne et de l’Angleterre. Profitant de la guerre civile qui déchire et absorbe les ressources du voisin du Nord, Napoléon III, avec la bénédiction du pape, pensait établir au Mexique un empire « latin » et catholique qui contrebalancerait le pouvoir grandissant des Américains. Des forces maritimes de ces trois pays débarquent à Veracruz en 1862 [réf. nécessaire]. Le gouvernement mexicain après des négociations arrive à obtenir des Anglais et des Espagnols leur retrait (Convention de la Soledad). La France continue donc seule cette expédition visant à établir un empire catholique et ami au Mexique.

Hormis la première bataille de Puebla, gagnée par les forces mexicaines sous le commandement d’Ignacio Zaragoza, la campagne militaire française est un succès. La Légion étrangère s'y illustra lors du combat du 30 avril 1863 non loin du Cerro del Chiquihuite, à Camarón, rebaptisée plus tard Villa Tejeda (dite Camerone en français). Devant l’avancée des forces ennemies, le gouvernement de Juárez est contraint de s'éloigner à San Luis Potosí le 31 mai 1863 puis finalement à Paso del Norte (devenue depuis Ciudad Juárez) près de la frontière avec les États-Unis. En juin 1863, Mexico tombe sous le contrôle des forces de Napoléon III. Le 10 juillet, une Assemblée des Notables à Mexico nomme Maximilien d’Autriche empereur. Il était un des frères de François-Joseph, empereur d'Autriche. Prince bien intentionné, il déçut souvent les conservateurs par ses idées modernes et libérales, allant jusqu'à demander à Juárez de gouverner avec lui, mais cet Habsbourg imbu d'étiquette commit des maladresses irréparables qui hâtèrent sa chute. Le pays resta peu sûr pour l'envahisseur, une guérilla féroce ne lui laissa aucun repos et épuisa ses forces et son moral, d'autre part les bandits pullulèrent, ce qui ne fit qu'aggraver la situation[réf. nécessaire].

Dès la fin de la guerre de sécession en 1865, Juárez trouve auprès des États-Unis, en échange de promesses de concessions sur le territoire mexicain (isthme de Tehuantepec), un soutien en armes et en hommes, ainsi que diplomatique (doctrine de Monroe). Ce nouvel appui, les succès militaires des républicains, et surtout les menaces de guerre en Europe, forcèrent les troupes françaises à se retirer[réf. nécessaire]. L'intervention au Mexique fut un grand échec pour Napoléon III. Le second empire mexicain durera jusqu’en 1867. L’empereur Maximilien est exécuté à Santiago de Querétaro. Durant toute cette période, Benito Juárez n'abandonna jamais le territoire national et continua d'exercer sa fonction de président de la République[réf. nécessaire].

La présidence de Porfirio Díaz : « El Porfiriato »

Héros de la guerre contre les Français, Porfirio Díaz devient président du Mexique en 1876. Sa présidence dure jusqu'en 1911, apportant une longue période de tranquillité[réf. nécessaire]. Il travaille pour la paix, le progrès et l'ouverture du pays aux investisseurs étrangers. Ses réformes modernisent et enrichissent le pays mais ne profitent pas à tous et agrandissent le fossé entre les très riches et la classe moyenne, les pauvres étant de tout temps abandonnés à leur sort et ne participant pas à la vie politique[réf. nécessaire].

Il est réélu à chaque élection, mais les dysfonctionnements du vote et le mécontentement d'une partie de la population — surtout la classe moyenne instruite et ambitieuse, avide d'accéder au pouvoir qui se sent délaissée au profit des plus riches, la baisse du prix de l'argent métal et des salaires réels — sont parmi les éléments déclencheurs de la Révolution.

Díaz est l'auteur de la phrase « Pauvre Mexique si loin de Dieu et si proche des États-Unis » (1878)32,33.

Madero reprendra habilement le vieux slogan de Díaz, « Suffrage effectif, pas de réélection », pour sa campagne politique.

Révolution de 1910

Porfirio Díaz, au pouvoir depuis une trentaine d'années, voulait se présenter à l’élection présidentielle de 1910 de même que Francisco Madero. Díaz fit emprisonner Madero puis le relâcha. Díaz sortit victorieux des élections. Madero ne recueillit que quelques centaines de voix à travers tout le pays. De nombreuses personnes estimèrent qu'il y avait eu une fraude flagrante et se rebellèrent. Ainsi, débuta la Révolution mexicaine.

Lors de la Révolution mexicaine, Diaz dut affronter plusieurs rébellions, dont celles de Francisco Villa dans le nord et d'Emiliano Zapata principalement dans l'État de Morelos. En 1911, après la prise de Ciudad Juárez, Diaz, qui voulait éviter une guerre civile préféra partir en exil en France.

La révolution dégénéra alors en une lutte pour le pouvoir entre révolutionnaires. Le président Madero (révolutionnaire) fut assassiné par Victoriano Huerta (réactionnaire) lui-même chassé par les troupes de Francisco Villa. Zapata fut assassiné en 1919, Venustiano Carranza, l'auteur intellectuel de l'assassinat de Zapata, en 1920, et Francisco Villa en 1923, sur ordre d'Alvaro Obregón.

La révolution se terminera officiellement en 1917, date de la nouvelle constitution mexicaine, mais la violence dura jusqu’aux années 1930 (assassinat d'Alvaro Obregón par un fanatique catholique en 1928). Une autre vague de violence suit l'application des mesures de laïcisation contenues dans la Constitution de 1917 et appliquées par le gouvernement dès 1926 : c'est la guerre des Cristeros.

Époque contemporaine

À la mort d'Obregon, Plutarco Elías Calles devient le Jefe maximo de la Revolución. En mars 1929, il fonde le Partido Nacional Revolucionario dans le but de contrôler et de surveiller les divers courants politiques et se nomme lui-même à la tête de ce parti. Dans le but d'éviter des conflits entre généraux, il fait nommer président de la République un civil Emilio Portes Gil pour la période de 1928 à 1930. Calles dut lutter contre une conjuration de militaires obregonistes menée par José Gonzalo Escobar écartés du pouvoir nommée « plan de Hermosillo ».

Les années 1930 furent marquées par la présidence de Cárdenas de 1934 à 1940 qui se proposait de faire du Mexique un pays socialiste et par des nationalisations[réf. nécessaire], l'institution d'un plan sexennal imité de l'URSS[réf. nécessaire], puis l'expropriation pétrolière en 1938, Cardenas profitant de la baisse du prix du pétrole et de difficultés économiques des compagnies pétrolières étrangères en majorité anglo-néerlandaises et américaines alors au bord de la faillite[réf. nécessaire]. Staline et les communistes mexicains dirent alors que les principaux bénéficiaires de cette nationalisation seront les États-Unis car de compétiteur en matière de production le secteur pétrolier commença à dépendre de la technologie et des financements américains, il existe à la bibliothèque du Congrès des États-Unis des preuves de l'appui financier de Roosevelt à celui de Cardenas[réf. nécessaire]. Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), membre de l'internationale socialiste prit son nom actuel en 1946 et dirigea le pays sans interruption jusqu’en 2000, date de la victoire de Vicente Fox Quesada, candidat du PAN (conservateur démocrate chrétien). (Voir la Liste des présidents du Mexique.)

En 2006, les résultats des élections nationales, qui donnent la majorité vainqueur par un infime pourcentage de voix, sont contestés, comme il est d'habitude au Mexique, par le perdant, qui dénonce des centaines d’irrégularités[réf. nécessaire]. Les mêmes « erreurs » furent détectées en faveur du PRD.

Un million de personnes descendent dans la rue à deux reprises pour montrer la contestation d’une partie de la population quant au résultat du scrutin34. Le 9 août, un recomptage partiel a été effectué là où des irrégularités ont été prouvées35, conduisant à la confirmation officielle du résultat par le Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération.

Seconde Guerre mondiale[modifier]

Suite au torpillage de navires mexicains par des sous-marins allemands, dont les pétroliers Potrero del Llano (en) et Faja de Oro (en) en mai 1942, le gouvernement du général Manuel Avila Camacho déclara la guerre le 28 mai 1942 à l'Allemagne, à l'Italie et au Japon.

L'escadrille mexicaine n° 201, composée d'avions P-51 Mustang, participa à la guerre contre le Japon et fut envoyée aux Philippines.

Des mexicains participèrent aussi au débarquement du 6 juin 1944. L'un des plus connus d'entre eux est le pilote de chasse Luis Pérez Gómez (en) abattu le 19 juin 1944. Il repose au cimetière du village de Sassy36.

D'autre participèrent sous l'uniforme américain à la bataille des Ardennes. Parmi eux, le sergent José Mendoza López (en) qui reçut la plus haute distinction militaire des États-Unis, la Medal of Honor, pour ses faits d'armes et pour avoir tué à lui seul lors d'un combat plus de cent soldats ennemis.

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Conflit avec le Guatemala

En décembre 1958 commença un conflit avec le Guatemala

Politique

Le Mexique est une république fédérale composée de 31 États et d’un District fédéral. La séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) est garantie par la Constitution de 1917.

Le pouvoir exécutif

Le chef de l’exécutif est le président de la République, élu pour une période de 6 ans, non renouvelable, au suffrage universel direct à un seul tour et à la majorité relative. Il n’y a pas de Premier ministre. Le président nomme et révoque les ministres, le procureur général (ministre de la Justice), les ambassadeurs et les consuls généraux. En cas de démission ou de décès, le Congrès désigne un président intérimaire. Le président peut émettre des décrets dans le domaine économique et financier grâce aux pouvoirs que lui délègue le Congrès [réf. nécessaire].

Depuis le 1er décembre 2006, Felipe Calderón (PAN) est le président du Mexique après avoir recueilli 35,88 % des suffrages à l’élection présidentielle du 2 juillet 2006 contre 35,31 % pour Andrés Manuel López Obrador (PRD) et 22,27 % pour Roberto Madrazo (PRI)[réf. nécessaire].

Le 13 juillet, 359 recours de non-conformité avaient été introduits devant le TEPJF (Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la fédération), 227 présentés par la Coalition pour le bien de tous (PRD-PT-Convergence), 131 par le PAN et 1 par l’Alliance pour le Mexique (PRI-PVEM).
Le 6 septembre, le TEPJF a donné sa décision (sans appel) et a confirmé la victoire de Felipe Calderón qui a pris officiellement ses fonctions le 1er décembre [réf. nécessaire].

À condition de disposer d’un appui au sein du corps législatif[réf. nécessaire], le gouvernement fédéral dispose de plus de pouvoirs que son équivalent nord-américain[réf. nécessaire]. Il peut destituer les gouverneurs des États élus au suffrage universel pour faute grave[réf. nécessaire], corruption, etc. Par ailleurs, les revenus fiscaux sont réservés en majeure partie au Gouvernement fédéral qui n’en redistribue qu’une faible part aux États[réf. nécessaire].

Le pouvoir législatif[modifier]

Le Congrès est divisé en deux chambres :

  • Le Sénat : Les sénateurs sont élus tous les 6 ans. Le Sénat compte 128 sénateurs, soit 4 sénateurs par entité fédérative. En 2000, le Sénat était dominé par le PRI avec 60 sièges, suivi du PAN avec 46 et enfin 15 pour le PRD. Le reste des sénateurs sont soit indépendants, soit appartiennent à d’autres partis plus petits[réf. nécessaire]. À la suite des élections de juillet 2006, le Sénat a vu le poids du PAN et du PRD s’accroître au détriment du PRI. Le PAN devient donc la première force politique avec 53 sénateurs, suivi par le PRD avec 37 à égalité avec le PRI. Néanmoins, le PAN n’a pas la majorité absolue au Sénat[réf. nécessaire].
  • La Chambre des députés : les députés sont élus au suffrage universel direct tous les 3 ans. La Chambre compte 500 représentants. 300 circonscriptions électorales désignent chacune un député et 200 autres députés sont élus au suffrage proportionnel à travers tout le pays. Les 200 sièges désignés de façon proportionnelle ont été créés pour permettre aux petits partis d’accéder plus facilement à la Chambre. En 2003, la composition de la chambre était de 223 sièges pour le PRI, 148 pour le PAN, 97 pour le PRD. Le PAN n’ayant pas de majorité à la chambre, il ne peut passer de lois sans l’appui des autres partis politiques. Suite aux élections de juillet 2006, le PRI a perdu des députés au profit du PAN et du PRD[réf. nécessaire].

En effet, le PAN était devenu la première force politique à la Chambre des députés avec 207 sièges, suivi par le PRD avec 160 sièges, et en 3e position par le PRI avec seulement 119 sièges. Néanmoins, le PAN sans majorité absolue à la Chambre des députés a dû obtenir l’appui de l’opposition pour faire passer ses lois[réf. nécessaire].

Les élections de juillet 2009 ont vu le retour du PRI, qui en obtenant 237 sièges redevient la première force parlementaire du pays, le parti présidentiel PAN recule avec 143 députés, ainsi que le PRD qui ne conserve que 71 sièges37.

Depuis 1997, le Congrès joue un plus grand rôle puisque l’opposition obtint plus de sièges grâce à la désignation de 200 sièges de députés élus à la proportionnelle.

États fédérés

Le Mexique est composé de 31 États et d’un district fédéral :

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