Histoire du Saint-Vincent-et-les-Grenadines

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Saint-Vincent-et-les-Grenadines  

 

Saint Vincent and the Grenadines

Robert ANDRIANTSOA

robandriantsoa@yahoo.fr

Saint-Vincent-et-les-Grenadines, parfois abrégé par le sigle SVG, en anglais Saint Vincent and the Grenadines, est un État des Caraïbes, situé entre Sainte-Lucie et la Grenade. Il fait partie, comme ces deux dernières, et six autres États de la région, de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale à laquelle il a adhéré en 1981.

Cet État est composé de l'île principale de Saint-Vincent et d'un chapelet d'îles plus petites (les Grenadines) situé au sud. Les principales sont (du nord au sud) : Bequia, Baliceaux, Moustique, Canouan, Mayreau, Tobago Cays, Union et Petit Saint-Vincent. Cette dernière île marquant la limite avec la Grenade.

Devise nationale : Pax et justitia : (Latin : Paix et justice) - Langue officielle : Anglais - Capitale : Kingstown

- Forme de l’État :

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Monarchie constitutionnelle  - Reine du Royaume-Uni et des royaumes du Commonwealth : Elisabeth II, Actuellement en fonction Depuis le 6 février 1952 (59 ans, 10 mois et 1 jour) - 2e Gouverneur général de Saint-Vincent-et-les-Grenadines : Frederick Ballantyne, Actuellement en fonction Depuis le 2 septembre 2002
(9 ans, 3 mois et 9 jours) - 4e Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines : Ralph Gonsalves, Actuellement en fonction Depuis le 29 mars 2001 10 ans, 8 mois et 12 jours

- Superficie : 389 km2 - Population 118 432 hab (2008) - Densité : 304 hab./km2 -Indépendance : du Royaume-Uni - Date 27 octobre 1979 - Monnaie : Dollar de la Caraïbe orientale (XCD) - Fuseau horaire :UTC -4 - Hymne national :St Vincent Land So Beautiful.

Histoire

Populations précoloniales : Arawaks et Garifunas.

Alors que les Britanniques ont été les premiers à revendiquer la possession de Saint-Vincent en 1627, les Français furent les premiers colonisateurs européens de l'île puisqu'ils ont établi leur première colonie à Barrouallie sur le côté sous le vent de Saint-Vincent peu avant 1700. [1]

Les Indiens Caraïbes ont agressivement empêché la colonisation européenne de Saint-Vincent jusqu'au XVIIIe siècle. Des esclaves africains, qu'ils soient naufragés ou échappés de Sainte-Lucie ou la Grenade et la recherche d'un refuge à Saint-Vincent, se sont croisés avec les Indiens Caraïbes pour devenir les "black Caribs", les "Caraïbes noirs". À partir de 1719, des colons français ont importé les cultures du café, du tabac, l'indigo, le maïs et du sucre dans des plantations employant des esclaves africains. Saint-Vincent, a été cédée à la Grande-Bretagne lors du traité de Paris (1763), restauré à la domination française en 1779 et cédée une nouvelle fois aux Britanniques en vertu du traité de Versailles (1783). Le conflit entre les Britanniques et les Caraïbes noirs a continué jusqu'en 1796, lorsque le général Abercrombie a écrasé une révolte fomentée par le français radical Victor Hugues. Plus de 5 000 Caraïbes noirs ont finalement été expulsés vers Roatán, une île au large de la côte du Honduras.

L'esclavage a été aboli en 1834, les pénuries de main-d'œuvre dans les plantations ont attiré des immigrants portugais dans les années 1840 et d'Inde dans les années 1860. Les conditions sont restées très dures pour les anciens esclaves et les travailleurs agricoles immigrés, conséquence des prix mondiaux du sucre qui ont laissé l'économie stagnante jusqu'au tournant du siècle.

De 1763 jusqu'à l'indépendance, Saint-Vincent est passé par divers statuts coloniaux sous les Britanniques. Une assemblée représentative a été autorisé en 1776, Colonie de la Couronne en 1877, un conseil législatif est créé en 1925, et le suffrage universel des adultes est accordé en 1951.

Au cours de cette période, les Britanniques ont fait plusieurs tentatives infructueuses d'affilier Saint-Vincent avec les autres îles du Vent pour gouverner la région grâce à une administration unifiée. La plus notable a été la Fédération des Indes occidentales, qui s'est effondrée en 1962. Saint-Vincent a obtenu le statut d'État associé le 27 octobre 1969 la dote du contrôle complet sur ses affaires intérieures. Suite à un référendum en 1979, Saint-Vincent-et-les-Grenadines est la dernière des îles du Vent à accéder à l'indépendance, obtenue le 27 octobre 1979.

Les catastrophes naturelles ont frappé le pays durant le XXe siècle. En 1902, le volcan La Soufrière de Saint-Vincent a explosé, tuant 2 000 personnes. Beaucoup de terres agricoles ont été endommagés, et l'économie s'est détériorée. En avril 1979, La Soufrière de Saint-Vincent est entrée en éruption de nouveau. Bien qu'il n'y ait pas eu de morts, des milliers de personnes ont dû être évacuées, et il y a eu des dommages sur les exploitations agricoles. En 1980 et 1987, les ouragans ont dévasté les exploitations de bananes et les plantations de noix de coco, 1998 et 1999 ont vu une saison d'ouragans très actifs, avec l'ouragan Lenny en 1999, causant d'importants dégâts sur la côte ouest de l'île.

Le 25 novembre 2009, un référendum est organisé qui propose de remplacer la Constitution en vigueur depuis 1979. Approuvé par seulement 43,13 % des suffrages, il est rejeté car il aurait fallu une majorité des deux tiers pour qu’il soit adopté. Son adoption aurait entraîné l’abolition de la monarchie et aurait donné plus de pouvoir à l’opposition. C’est le premier référendum de ce genre à être organisé par l'Organisation des États de la Caraïbe orientale.

Politique

Saint-Vincent-et-les-Grenadines est une démocratie parlementaire membre du Commonwealth. Elle est une monarchie, indépendante depuis le 27 octobre 1979, dont le chef de l'État formel est le souverain du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, à l'heure actuelle la reine Élisabeth II.

La reine est représentée, dans l'archipel, par un gouverneur général, nommé par le gouvernement, et dont les fonctions sont essentiellement protocolaires (par exemple, nomination d'un vice-Premier ministre, avec l'avis du Premier ministre). À l'heure actuelle, ce gouverneur général est sir Frederick Ballantyne (depuis le 2 septembre 2002).

Le pouvoir exécutif est assuré par un gouvernement dirigé par un Premier ministre. Le Premier ministre est formellement désigné par le gouverneur général, qui, à l'image de ce qui se passe au Royaume-Uni, nomme à ce poste le leader du parti politique ayant remporté la majorité en sièges lors des élections.

Le pouvoir législatif est aux mains d'un parlement unicaméral : une chambre des représentants de 24 membres, élus au suffrage universel et de 6 membres nommés par le gouverneur général (4 sur proposition du Premier ministre, 2 sur proposition du chef de l'opposition parlementaire)1. La durée du mandat des députés et sénateurs est de 5 ans, mais le Premier ministre dispose de la faculté de provoquer de nouvelles élections (et nominations de sénateurs consécutives) à tout instant.

Le pouvoir judiciaire, dans l'archipel, est très inspiré par le système judiciaire britannique. Il y a 11 tribunaux répartis en 3 districts judiciaires, coiffés par une cour suprême, qui n'est toutefois pas le dernier recours judiciaire puisqu'existe la possibilité de recours au Conseil privé de la reine (Her Majesty's Most Honourable Privy Council, article anglophone).

Il n'existe pas de collectivités locales dans l'archipel, les six paroisses étant directement administrées par le gouvernement.

Composition du gouvernement

Gouvernement formé le 31 mars 2001 et remanié le 17 mai 2005.

  • Premier ministre, ministre des Finances, du Plan, du Développement économique, du Travail, de l’Information, des Grenadines et des Affaires judiciaires : Ralph Gonsalves
  • Attorney General (ministre de la Justice) : Judith Jones Morgan
  • Vice-Premier ministre, ministre des Transports, des Travaux publics et du Logement : Louis Straker (nommé le 17 mai 2005)
  • Ministre des Affaires étrangères, du Commerce et du Commerce international : Mike Browne (nommé le 17 mai 2005)
  • Ministre de la Sécurité nationale, du Service public et du Développement aéroportuaire, M. Vincent Beache
  • Ministre de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports : Clayton Burgin (nommé le 17 mai 2005)
  • Ministre de l’Agriculture, des Terres et de la Pêche : Girlyn Miguel (Mme)
  • Ministre du Développement social, des Coopératives, de la Famille, de la Condition féminine et des Affaires religieuses : Selmon Walters (Mme)
  • Ministre de la Santé et de l’Environnement : Douglas Slater
  • Ministre des Télécommunications, des Sciences de la Technologie et de l’Industrie : Jerrol Thompson
  • Ministre du Tourisme et de la Culture : Renée Baptiste (Mme)
  • Ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, des Terres et de la Pêche : Montgomery Daniel
  • Ministre délégué auprès du ministre des Finances et du Plan, chargé du Plan et des Terres domaniales : Conrad Sayers

Partis politiques

L'archipel a longtemps été dominé par deux partis politiques, le People's Political Party (PPP), fondé en 1952 par Ebenezer Joshua, parti qui s'est auto-dissous en 1984, et le Saint Vincent Labor Party (SVLP), fondé en 1955 par Milton Cato.

Le PPP a remporté les élections législatives de 1957 à 1966, tandis que le SVLP a gagné les élections de 1967, puis celles de 1974 et 1979 (premières élections après l'indépendance).

En 1984, à la surprise générale, le New Democratic Party (NDP), dirigée par James Fitz-Allen Mitchell a remporté les élections, obtenant 9 sièges sur les 15 de la chambre des représentants. James Mitchell et le NDP avaient déjà dirigé le pays de 1972 à 1974.

En 1989, le NDP remporta la totalité des 15 sièges de la chambre.

Les élections de 1994 ont vu un timide retour de l'opposition, dans une « coalition de l'unité » qui a obtenu 3 sièges.

Les élections de 1998 se sont traduites par un net rééquilibrage : le NDP gagnant une majorité étroite de 8 sièges, tandis que le Unity Labour Party en remportait 7. À noter que le découpage des circonscriptions électorales a conduit à la victoire en sièges d'un parti n'ayant remporté que 45 % des suffrages, tandis que le parti perdant en sièges était en fait gagnant en termes de nombre d'électeurs.

Le 27 octobre 2000, James Fitz-Allen Mitchell démissionna, après plus de seize ans passés au poste de Premier ministre, et fut remplacé par Arnhim Eustace, membre de la même formation.

Le 28 mars 2001, changement de majorité : le NDP ne gagne que 3 sièges, tandis que l'ULP en remporte 12, conduisant ainsi son chef, Ralph Gonsalves, à devenir Premier ministre dès le 30 mars.

 

 

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