Histoire des pays d'Asie

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Continent asiatique - Asie

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Focus sur l' Asie

L'Asie est le plus grand continent et également du plus peuplé puisqu'elle couvre 8.6% de toute la superficie de la terre (ou 29.9% de sa région terrestre) et, avec plus de 4 milliards de personnes, elle contient plus de 60% de la population humaine courante du monde. Principalement dans les hémisphères nord orientaux.

Les frontières de l'Asie sont délimitées au Nord par l'océan Arctique, à l'Est par l'océan Pacifique, au Sud par l'Océan Indien, à l'Ouest par les monts Oural, le fleuve Oural et le Caucase.
L'Asie est séparée par des limites naturelles avec 3 continents à savoir :
Le continent américain par le détroit de Béring, l'Océanie par différentes mers et détroits
L 'Afrique par l'isthme de Suez.
Par contre , on constate qu'il n'y a pas de séparations naturelles entre le continent asiatique et l'Europe puisque ces deux continents forment une seule masse continentale clairement continue.

Elle couvre 8.6% de toute la superficie de la terre (ou 29.9% de sa région terrestre) et, avec plus de 4 milliards de personnes, elle contient plus de 60% de la population humaine courante du monde. Principalement dans les hémisphères nord orientaux.

L'Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Avec 43 810 582 km2 de terres et 3 879 000 000 d'habitants, il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres émergées) et le plus peuplé1 (plus de 61 % de la population mondiale totale) du monde. L'Asie est plus un concept culturel qu'une entité physique homogène.

Ce continent abrite le plus haut sommet du monde, l'Everest qui culmine à 8 848 mètres, ainsi que la plus haute tour du monde, Burj Khalifa, à Dubaï, d'une hauteur de 828 mètres. Il héberge aussi la terre émergée la plus éloignée de tout océan, située à 2 648 km de la côte la plus proche, au nord-ouest de la Chine

Superficie 43 810 582 km2 (29,5 %) Population 4 054 921 714 hab. Densité 93 hab./km2 Pays 51 Dépendances 5 Principales langues Mandarin, arabe, russe, hindî, japonais, tagalog, indonésien, persan, ourdou, turc, coréen Fuseaux horaires UTC+2 (Turquie et Chypre)
UTC+12 (Russie) UTC+9 (Chine et Japon) Plus grandes villes Tōkyō, Shanghai, Bombay, Manille, Jakarta, Séoul, Calcutta, Bangkok, Istanbul, Dubaï, Pékin, Dacca, Karachi, Téhéran.

Liste des pays d’Asie

 

Afghanistan - Arabie Saoudite - Arménie - Azerbaïdjan - Bahrein - Bangladesh - Bhoutan - Birmanie (Myanmar) - Brunei - Cambodge - Chine - Corée du Nord - Corée du Sud - Emirats A U - Géorgie - Hong Kong - Inde - Indonésie - Irak - Iran - Israël - Japon - Liban - Macao - Malaisie - Maldives - Mongolie - Népal - Oman - Ouzbekistan - Pakistan - Palestine - Philippines - Qatar - Singapour - Sri Lanka - Syrie - Tadjikistan - Taiwan - Thaïlande - Tibet - Timor Oriental - Turkmenistan - Turquie - Vietnam - Yémen

Histoire

L'histoire de l'Asie correspond à l'histoire collective des régions côtières de l'Asie orientale, de l'Asie du sud et du Moyen-Orient, liées entre elles par l'immense steppe eurasienne.

Préhistoire

Des archéologues ont retrouvé des traces d'industrie lithique en Malaisie. Après la datation des roches, il se trouve qu'elles remontent à 1,83 million d'années.

Époque coloniale

Les colonies asiatiques ont été les premières à connaître l'indépendance grâce à des leaders tels que Jawaharlal Nehru et Mohandas Gandhi en Inde, Ho Chi Minh au Viêt Nam ou encore Sukarno et Hatta en Indonésie qui autoproclamèrent leurs pays respectifs indépendants en 1945, prenant les Empires coloniaux au dépourvu au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les américains comprenant la situation (et pour éviter d'éventuelles tensions comme les Pays-Bas avec l'Indonésie ou encore la France avec ses colonies indochinoises), décidèrent de donner l'indépendance aux Philippines en 1946, ce fut le premier pays officiellement indépendant d'Asie. Le Royaume-Uni suivra en 1947 en déclarant l'indépendance du Pakistan et de l'Inde (bien que les comptoirs portugais et français ne seront pas indépendants avant les années 1950 et 1960). Suite à cela, des tensions ethno-religieuses assaillent les deux pays. Le Royaume-Uni rendit également le Sri Lanka et la Birmanie (1948) puis la Malaisie (1957), Singapour (1965), le Brunei (1984) et enfin Hong Kong (1997). Les Pays-Bas abandonnèrent l'Indonésie en 1949 suite à une guérilla condamnée par l'ONU qui se prolongera en conflit ethnique post-colonial. Quant à la France et au Portugal, ce n'est que tardivement qu'elles laissèrent leurs colonies. Pour la France, après une guerre contre l'Indochine qui l'épuise, elle donne l'indépendance au Laos, au Cambodge et au Viêt Nam en 1954 (ce dernier se divise en deux partie, Viêt Nam du Sud et Viêt Nam du Nord, suite à une guerre pour récupérer la Cochinchine). Le Portugal, quant à lui, rendra son dernier comptoir qu'est Macao en 1999.

Époque coloniale

Diverses puissances coloniales se sont partagé l'Asie :

Asie contemporaine

Les colonies asiatiques ont été les premières à connaître l'indépendance grâce à des leaders tels que Jawaharlal Nehru et Mohandas Gandhi en Inde, Ho Chi Minh au Viêt Nam ou encore Sukarno et Hatta en Indonésie qui autoproclamèrent leurs pays respectifs indépendants en 1945, prenant les Empires coloniaux au dépourvu au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les Américains comprenant la situation (et pour éviter d'éventuelles tensions comme les Pays-Bas avec l'Indonésie ou encore la France avec ses colonies indochinoises), décidèrent de donner l'indépendance aux Philippines en 1946, ce fut le premier pays officiellement indépendant d'Asie.

Le Royaume-Uni suivra en 1947 en déclarant l'indépendance du Pakistan et de l'Inde (bien que les comptoirs portugais et français ne doivent pas être pas indépendants avant les années 1950 et 1960). Il s'ensuivit des tensions ethno-religieuses entre les deux pays. Le Royaume-Uni rendit également le Sri Lanka et la Birmanie (1948) puis la Malaisie (1957), Singapour (1965), le Brunei (1984) et enfin Hong-Kong (1997). Les Pays-Bas abandonnèrent l'Indonésie en 1949 suite à une guérilla condamnée par l'ONU et qui se prolongera en conflit ethnique post-colonial. Quant à la France et au Portugal, ce n'est que tardivement qu'elles laissèrent leurs colonies. Pour la France, après une guerre contre l'Indochine qui l'épuise, elle donne l'indépendance au Laos, au Cambodge et au Viêt Nam en 1954 (ce dernier se divise en deux parties, Viêt Nam du Sud et Viêt Nam du Nord, ce qui les plongent dans une guerre pour récupérer la Cochinchine). Le Portugal, quant à lui, rendra son dernier comptoir qu'est Macao en 1999.

L'Asie contemporaine a été marquée par la création d'un État sioniste, Israël, en 1948 et cela entraînera des conflits d'ordre ethnico-religieux à plusieurs reprises. Les « superpuissances », c'est-à-dire les États-Unis et l'URSS, tentent de rallier à eux le continent, ce qui entraîne des tensions notamment en Corée (de 1950 à 1953) ; dans les années 1950 des révolutions éclatent au Moyen-Orient, comme en Syrie et en Irak puis, dans les années 1960, en Asie du Sud-Est comme la guerre du Viet-Nam (1967 à 1973), au Cambodge et au Laos ; l'Afghanistan sera envahi par l'URSS en 1979. La Chine deviendra un pays communiste en 1949 et s'ensuit la révolution culturelle en 1966. Le Japon est actuellement incontestablement le pays le plus riche de toute l'Asie.

Population et civilisation

Démographie

On compte à ce jour en Asie 3,8 milliards d'Asiatiques, soit plus de la moitié de la population mondiale (environ 60 %)1. Environ 2 milliards d'entre eux ont moins de 20 ans. La population est toutefois très inégalement répartie : aux déserts humains de l'ouest et du nord de l'Asie s'opposent les grands foyers de peuplement de l'Asie du sud et de l'est.

La population asiatique connaît une croissance rapide et représente une part de plus en plus importante de la population mondiale6,7. Certains pays mènent des politiques pour limiter les naissances, comme la Chine qui n'autorise qu'un seul enfant par femme, ou l'Inde qui verse des allocations plus importantes aux familles les moins nombreuses8.

Les pays riches de la zone ont cependant un taux de fécondité très faible : 1,60 enfant par femme en Chine, 1,37 pour le Japon, 1,2 à Singapour, 1,1 pour la Corée du Sud et 1,03 pour Taïwan.

Langues

Les langues les plus parlées en Asie sont le mandarin, avec environ 1 milliard de locuteurs et l'hindi.

Le mandarin 

Le mandarin, (en sinogrammes simplifiés :  ; en sinogrammes traditionnels : 官話 ; en pinyin : guān huà, « langue des officiels », en sinogrammes simplifiés :  ; en sinogrammes traditionnels : 北方話 ; en pinyin : běifāng huà, « parlers du Nord »), est une catégorie des langues chinoises parlée dans le nord et le sud-est de la Chine continentale. Envisagée comme une langue, c'est celle qui compte le plus grand nombre de locuteurs dans le monde. Il s'écrit au moyen des sinogrammes et on le transcrit maintenant le plus souvent en pinyin, mais aussi en zhuyin (bopomofo).

Même s'il est aujourd'hui enseigné à tous les Chinois, les Chinois plus âgés ne parlent pas tous le mandarin mais d'autres langues chinoises, comme le cantonais. Le mandarin, que les dirigeants communistes ont désigné comme la langue véhiculaire de leur nation entière en une version standardisée (dénommée 普通話 pǔtōnghuà, « langue commune »), était d'abord celle de communautés chinoises du Nord du pays. Bien que possédant aussi une ancienne histoire littéraire, elle ne dérive pas de la langue écrite classique littéraire et artificielle (文言 wényán), abandonnée en 1919 après avoir été utilisée comme langue écrite officielle et littéraire pendant plus de deux mille ans : en effet, c'est d'une langue vernaculaire parlée (白話 báihuà, « langue simple ») que le mandarin procède.

En français et généralement dans les langues européennes, mandarin fait référence à deux concepts distincts :

En 1956, c'est la variante de Pékin qui est promue au rang de langue officielle. On la considère souvent comme la variante standard de cette langue. Le mandarin de Pékin possède cependant des spécificités (comme l'utilisation fréquente de la rétroflexion vocalique notée au moyen du suffixe -er) et on dit souvent que les Pékinois ont un « accent ». Le mandarin d'un Taiwanais sera donc quelque peu différent de celui d'un tel Pékinois.

En dehors de la Chine, d'importantes communautés chinoises partagent cette langue, qui est enseignée dans de nombreux lycées et universités de par le monde.

Comme les autres langues chinoises, c'est une langue à tons. Elle utilise quatre tonèmes, qui changent le sens du mot, haut et plat, montant, descendant légèrement puis remontant (modulé) et descendant.

Les tons sont représentés en République populaire de Chine par les accents sur les voyelles des syllabes de l'écriture romanisée dite pinyin et, à Taïwan, par les mêmes accents sur les graphèmes du bopomofo. On utilise aussi le numéro du ton à la fin de la syllabe quand les contraintes techniques empêchent d'entrer ou de lire les accents.

Au quotidien, « mandarin » fait généralement référence au mandarin standard (Putonghua/Guoyu). De l'étranger, le mandarin constitue un groupe de dialectes, dont l'intelligibilité mutuelle est variable. Ce groupe de parlés est l'objet d'une reconnaissance établie chez les linguistes, mais qui n'est pas nécessairement reconnue en dehors des cercles académiques. Lorsque l'on interroge un locuteur d'un dialecte mandarin, celui-ci ne va généralement pas reconnaitre qu'il parle une variante du mandarin, mais plutôt sa variante locale (ex : dialecte du Sichuan ou dialecte du nord-est), en le considérant comme différent du « mandarin standard » (putonghua); ils n'auront pas nécessairement conscience que les linguistes classent leur dialecte comme une forme du "mandarin" au sens linguistique ou vu de l'étranger. Il n'existe d'ailleurs pas d'identité culturelle liée au mandarin transversale aux différents dialectes, de par notamment l'importante diversité culturelle des locuteurs et leur éparpillement géographique.

Comme pour d'autres langues chinoises, il y a une controverse sur le fait que le mandarin doit être considéré comme une langue ou un dialecte.

Le hindi 

Le hindi (nom local : hindi / हिन्दी) est la plus parlée des langues de l'Inde : d'après l'édition de 1999 du World Almanach, plus de 550 millions de personnes l'utiliseraient comme première langue. Officiellement, le hindi devrait servir de lingua franca en Inde, ce qui, dans les faits, n'est pas le cas puisque environ 41,03 % de la population seulement déclare l'utiliser1. Parlé essentiellement dans le nord et le centre de l'Inde, c'est une langue indo-européenne de la branche des langues indo-aryennes, qui en est la plus vaste famille, dérivée du sanskrit et de divers prâkrits, écrite la plupart du temps au moyen de l'alphasyllabaire devanāgarī, qui se lit et s'écrit de gauche à droite.

L'ourdou est très proche du hindi mais s'écrit au moyen de l'alphabet arabe (de droite à gauche), dans sa variante persane. Son vocabulaire est émaillé de termes persans et arabes. Le hindi et l'ourdou sont deux langues très proches à l'oral mais qui, avant la partition de 1947 entre l'Inde et le Pakistan, constituaient une seule et même langue, appelée hindoustani.

Le hindi est parlé dans plusieurs États du Nord. Ces derniers forment un ensemble régional que l’on appelle « Hindi Belt » et dans lequel le hindi peut être considéré comme la langue maternelle de la grande majorité des habitants. C'est la langue officiellement adoptée dans la Constitution pour les îles Andaman et Nicobar, pour le Bihar, le Chandigarh, le Chhattisgarh, Delhi, l'Haryana, l'Himachal Pradesh, le Jharkhand, le Madhya Pradesh, le Rajasthan, l'Uttar Pradesh et l'Uttaranchal. C'est l'une des dix-huit langues de la constitution indienne (manipuri, népali, assamais, bengali, oriya, hindi, urdu, marathi, konkani, goujarati, sindhi, panjabi, kashmiri, sanscrit, telougou, kannada, tamoul, malayam). Le hindi, associé à l'anglais, est aujourd'hui la langue officielle de l'Union Indienne. Après la Partition, l'anglais devait demeurer la langue officielle à titre provisoire durant 15 ans et être progressivement remplacé par le seul hindi. Rencontrant une forte opposition des états dravidophones, particulièrement au Tamil Nadu et handicapé par sa difficulté à moderniser son lexique et sa syntaxe, le hindi n'a pu se substituer à l'anglais et n'a pu se diffuser dans tous les États de l'Union Indienne. Bien que n’étant plus a parité avec le Hindi depuis 1965, l’anglais a retrouvé aujourd’hui une place essentielle. En effet, l'ouverture de l'industrie indienne vers le monde extérieur depuis les années 1990 et la mondialisation de l'économie rendent les projets de son élimination inenvisageables.

Religions

L'Asie compte plusieurs religions dispersées sur tout le continent : animisme, bouddhisme, christianisme, confucianisme, taoisme, hindouisme, islam, judaïsme et le shintoisme.

1°- L’animisme (du latin animus, originairement esprit, puis âme) est la croyance en une âme, une force vitale, animant les êtres vivants mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent, ainsi qu'en les génies protecteurs1.

Ces âmes ou ces esprits mystiques, manifestations de défunts ou de divinités animales, peuvent agir sur le monde tangible, de manière bénéfique ou non. Il convient donc de leur vouer un culte2. Ainsi défini, l'animisme peut caractériser des sociétés extrêmement diverses, situées sur tous les continents.

2°- Le bouddhisme est, selon les points de vue traditionnels, une philosophie, une spiritualité ou une religion apparue en Inde au Ve siècle av. J.‑C.

Le bouddhisme compterait aujourd'hui entre deux cent trente et cinq cents millions d'adeptes1, ce qui en fait la quatrième religion mondiale. Le bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, cosmogoniques et cosmologiques, abordées dans la perspective de la bodhi "l'éveil". A l'instar du jaïnisme, le bouddhisme est à l'origine une tradition shramana, et non brahmanique (comme l'est l'hindouisme).

Bien que le bouddhisme soit communément perçu comme une religion sans dieu2, que la notion d’un dieu créateur soit absente de la plupart des formes du bouddhisme (elle est cependant présente dans les formes syncrétiques en Indonésie), la vénération et le culte du Bouddha historique (Siddhārtha Gautama) en tant que Bhagavat joue un rôle important dans le Theravada et particulièrement dans le Mahayana qui lui donnent un statut de quasi-dieu3contribuant à flouter les notions de dieu et de divinité dans le bouddhisme.

3°- Le christianisme est une religion abrahamique fondée sur la vie et les enseignements de Jésus de Nazareth et qui se définit comme monothéiste. Le nombre de chrétiens sur Terre se situe entre 2,23 milliards1 et 2,3 milliards2 de croyants dans près de 33 000 confessions différentes3. Les premières de ces confessions sont apparues au sein du judaïsme après la crucifixion de Jésus de Nazareth par les autorités romaines de la province de Judée au Ier siècle4.

Les Actes des Apôtres indiquent que le nom de « chrétien », signifiant « appartenant au Christ » ou « partisan du Christ », fut attribué aux disciples de Jésus de Nazareth à Antioche au milieu du Ier siècle5. La référence la plus ancienne connue pour le terme christianisme se trouve dans la lettre d'Ignace d'Antioche aux Magnésiens à la fin du Ier siècle6.

Les chrétiens croient que Jésus de Nazareth est le Messie que prophétisait l'Ancien Testament, et, hormis quelques minorités, qu'il est le fils de Dieu, à la fois de nature divine et de nature humaine. Les trois principales confessions chrétiennes, c'est-à-dire les catholiques romains, les orthodoxes des 7 conciles et les protestants, étudient l'interprétation patristique des textes scripturaires.

La Bible hébraïque est l'un des deux textes fondateurs du christianisme, qui la nomme Ancien Testament ou Premier Testament7. Le Nouveau Testament, centré sur la personne de Jésus-Christ, est le second texte fondateur.

Le christianisme est la religion la plus répandue dans le monde8 et a profondément marqué différentes civilisations au cours de l'histoire alors qu'il était initialement considéré comme une secte juive parmi d'autres. Il est présent sur tous les continents.

4°- Le confucianisme, Rújiā (儒家) « école des lettrés » puis Rúxué (儒學) « enseignement des lettrés » Rúxué, est l'une des plus grandes écoles philosophiques, morales, politiques et dans une moindre mesure religieuses de Chine. Elle s'est développée pendant plus de deux millénaires à partir de l'œuvre attribuée au philosophe Kongfuzi, « Maître K'ong » 孔夫子 (551-479 av. J.-C.), connu en Occident sous le nom latinisé de Confucius. Après avoir été confrontée aux écoles de pensée concurrentes pendant la Période des Royaumes combattants et violemment combattue sous le règne de Qin Shi Huang, fondateur du premier empire, elle fut imposée par l'empereur Han Wudi (-156 ~-87) en tant que doctrine d'État et l'est restée jusqu'à la fondation de la République de Chine (1911). Elle a aussi pénétré au Viêt Nam, en Corée et au Japon où elle a été adaptée aux circonstances locales1.

À partir du milieu du IXe siècle se sont dégagés divers courants constituant le néoconfucianisme (Lǐxué 理學, Dàoxué 道學, Xīnxué 心學 etc.) qui en est devenu la version officielle au XIIIe siècle. Sous la dynastie Qing est apparu le Hànxué (漢學) critique du néoconfucianisme, puis au XXe siècle, le nouveau confucianisme.

L'influence de Confucius en Asie orientale est telle qu'on peut la comparer à celles de Platon et Jésus en Occident. Il n'est pas le fondateur d'une religion, mais a créé avec ses disciples, sur la base de la pensée de son époque, dont l'universisme, un système rituel achevé et une doctrine à la fois morale et sociale, capable de remédier selon lui à la décadence spirituelle de la Chine de l'époque.

5°- Le taoïsme (chinois: 道教, pinyin: dàojiào, « enseignement de la voie ») est à la fois une philosophie et une religion chinoise, regroupant vingt millions de disciples.[réf. souhaitée] Plongeant ses racines dans la culture ancienne, ce courant se fonde sur des textes, dont le Tao Tö King de Lao Tseu, et s’exprime par des pratiques, qui influencèrent tout l’Extrême-Orient. Il apporte entre autres :

Ces influences, et d’autres, encouragent à comprendre ce qu’a pu être cet enseignement dans ses époques les plus florissantes.

6°- L’hindouisme, ou sanātanadharma (sanskrit devanāgarī: सनातनधर्म - « Loi Éternelle »)1, est l'une des plus vieilles religions du monde encore pratiquées2. Son origine remonte à la civilisation de l'Indus (Sindhou), première manifestation de la culture indienne apparue aux environs du IIIe millénaire av. J.-C.

Avec près d'un milliard de fidèles, l'hindouisme est actuellement la troisième religion la plus répandue dans le monde après le christianisme et l'Islam.

La pratique hindouiste est issue d'une tradition orale très ancienne. La particularité de l'hindouisme est de n'avoir ni prophètes ni dogmes centraux. Cependant, les hindous croient en l'autorité du Veda, qui, selon la Tradition, furent révélés par Brahmā aux hommes, grâce à la « vision » des Rishis.

L'hindouisme se présente comme un ensemble de concepts philosophiques issus d'une tradition remontant à la protohistoire indienne.

Cette religion a assimilé les croyances et les philosophies venues des nombreuses conquêtes et invasions qui se sont déroulées sur le sous-continent indien. En conséquence, l'hindouisme a beaucoup évolué au cours du temps, des cultes phalliques ou de déesses-mères, présent dans la religion harappienne, à sa forme triadique, en passant par le védisme aryen, polythéiste et aniconique, et le brahmanisme ; néanmoins, cette façon de segmenter l'histoire de l'hindouisme a ses limites (les sources historiques sont faibles), et à relativiser : d'ailleurs, les hindous ne l'acceptent pas, et voient leur religion comme un ensemble de croyances, de rites et de sagesses qui viennent d'un passé immémorial, – ensemble religieux tirant son unité par le fait que la première des valeurs – valeur suprême qui sous-tend toutes les autres – doit être l'ahimsâ ; il n'y a pas de civilisation hindoue si la première des valeurs de cette même civilisation ne demeure pas l'ahimsâ.

Au-delà du syncrétisme théologique, l'hindouisme d'avant les invasions islamiques et le colonialisme européen qui soumirent l'Inde à leur autorité7, était un vecteur pour toutes les sciences : le droit, la politique, l'architecture, l'astrologie, la philosophie, la médecine, etc., comme d'autres savoirs qui avaient en commun le substrat religieux.

7°- L'islam (arabe : الإسلام) est une religion abrahamique articulée autour du Coran, que le dogme islamique considère comme le recueil de la parole de Dieu (arabe : الله, Allah) révélée à Mahomet, considéré par les adhérents de l'islam comme le dernier prophète de Dieu, au VIIe siècle en Arabie. Un adepte de l'islam est appelé un musulman. L'islam a pour fondement et enseignement principal le tawhid (monothéisme, unicité), c'est-à-dire qu'elle revendique le monothéisme le plus épuré où le culte est voué exclusivement à Dieu.

La religion musulmane se veut une révélation en langue arabe de la religion originelle d'Adam, de Noé, et de tous les prophètes parmi lesquels elle place aussi Jésus. Ainsi, elle se présente comme un retour à la religion d'Abraham (appelé, en arabe, Ibrahim par les musulmans) du point de vue de la croyance, le Coran le définissant comme étant la voie d'Ibrahim (millata Ibrahim), c'est-à-dire une soumission exclusive à Allah.

Le Coran reconnaît l'origine divine de l'ensemble des livres sacrés du judaïsme et du christianisme10, tout en considérant qu'ils sont, dans leurs écritures actuelles, le résultat d'une falsification partielle : le Suhuf-i-Ibrahim (les Feuillets d'Abraham), la Tawrat (le Pentateuque ou la Torah), le Zabur de David et Salomon (identifié au Livre des Psaumes) et l'Injil (l'Évangile).

Outre le Coran, la majorité des musulmans se réfère à des transmissions de paroles, actes et approbations de Mahomet, récits appelés hadiths. Cependant, les différentes branches de l'islam ne s'accordent pas sur les compilations de hadiths à retenir comme authentiques. Le Coran et les hadiths dits « recevables » sont deux des quatre sources de la loi islamique, la charia, les deux autres étant l'unanimité (ijma’) et l'analogie (qiyas).

En 2009, le Pew Research Center estime que l'islam comprend 1,57 milliard de fidèles, appelés « musulmans », ce qui en fait la seconde du monde par le nombre de fidèles, après le christianisme et devant l'hindouisme. C’est, chronologiquement parlant, le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques, après le judaïsme et le christianisme avec lesquels il possède un certain nombre d'éléments communs.

L’islam se répartit en plusieurs courants, notamment le sunnisme, qui représente entre 80 et 85 % des musulmans, et le chiisme rencontré principalement en Irak et en Iran. Ces deux courants se combattent depuis leur origine.

La religion musulmane a été désignée autrefois en français par le mot islamisme (comme judaïsme, christianisme, bouddhisme, animisme, etc). Mais ce terme tend à être remplacé par celui d'« islam », le mot « islamisme » s'étant spécialisé pour désigner les courants politiques radicaux ou non du revivalisme musulman. Le mot Islam, qui peut alors porter une majuscule, a toutefois aussi en français un sens différent : il désigne, au-delà de la religion proprement dite avec sa foi et son culte, une puissance politique et un mouvement de civilisation général.

8°- Le terme judaïsme désigne la tradition, la culture religieuse et le mode de vie des Juifs1, constitué des descendants des Israélites provenant de l'antique terre d'Israël et des quelques minorités les ayant rejoints par la conversion et s'étant mélangées à eux au fil de leur diaspora de deux millénaires2,3. Le judaïsme comporte des éléments religieux mais ne s'y limite pas puisqu'il contient, outre son code de conduite, une législation, des rites, et des coutumes non spécifiquement religieuses.

Selon ses textes fondateurs, en particulier le Tanakh4, la foi des anciens Israélites et de leurs descendants, les Juifs, serait basée sur une alliance contractée entre Dieu et Abraham5, qui aurait ensuite été renouvelée entre Dieu et Moïse6.

Les juifs fondent le judaïsme sur la religion abrahamique qui fleurira ensuite dans la Loi mosaïque (la Torah, les Nevi'im et les Ketouvim), collectivement désignés par l'acronyme Tanakh, dont le texte constitue la Miqra ou Bible hébraïque.

Cette religion se fonde sur le culte du Dieu7 d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, au Nom ineffable, qu'elle conçoit comme une Essence éternelle (YHWH), qui détient tous les pouvoirs (Elohim), transcendant Seigneur des seigneurs (Adonaï) qu'elle considère Un et Unique et qu'elle qualifie ainsi : omnipotent, omniscient, juste et miséricordieux. Cette religion professe aussi que le rassemblement de toutes les puissances (Elohim) manifesta le créateur du monde qui continue de s'impliquer dans sa destinée en faisant irruption dans son Histoire, comme lorsqu'il fit sortir d'Égypte les enfants d'Israël. Les cohanim du Temple de Jérusalem par deux fois détruit assuraient Son culte. Les rabbanim ont transmis ensuite la tradition juive jusqu'à nos jours.

Le judaïsme est l'une des plus anciennes traditions religieuses du monothéisme exclusif encore pratiquées aujourd'hui. Les valeurs et l'histoire du peuple juif sont à la source des deux autres religions abrahamiques, le christianisme et l'islam. Il n'est toutefois pas à la base du samaritanisme, qui est une tradition israélite concurrente, ni du zoroastrisme, lui-même issu du mazdéisme.

9°- Le shintoïsme ou shinto (神道, shintō?, littéralement « la voie des dieux » ou « la voie du divin ») est une religion polythéiste, et la religion fondamentale la plus ancienne du Japon, liée particulièrement à sa mythologie. Le terme « shintō », lecture sino-japonaise, ou « kami no michi », est apparu pour différencier cette vieille religion du bouddhisme « importé » au Japon au Ve siècle. Ses pratiquants seraient aujourd'hui plus de cent millions au Japon.

 


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