Histoire du Bhoutan

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Royaume du Bhoutan

Druk Yul

 

Robert ANDRIANTSOA

robandriantsoa@yahoo.fr

Le Bhoutan, en dzongkha Druk Yul, en forme longue le Royaume du Bhoutan, est un pays d’Asie du Sud sans accès à la mer. Il est situé dans l’est de la chaîne de l’Himalaya, enclavé entre l’Inde au Sud, à l’Est et à l’Ouest, avec laquelle il partage 605 km de frontières terrestres, et la Chine (région autonome du Tibet) au Nord avec 470 km de frontières. Sa superficie est de 46 500 km2 et mesure environ 300 km dans sa plus grande longueur est-ouest, et 170 km dans le sens nord-sud.

Le nom local du pays, Brug-yul (souvent transcrit Druk Yul), signifie « terre du dragon ». Il est aussi nommé Druk Tsendhen, « terre du dragon tonnerre », le tonnerre ou son de la foudre étant interprété comme étant les grognements de dragons. La forme Bhoutan (ou Bhūtān), employée en Europe, est quant à elle issue du sanskrit °Bhoṭānka- « extrémité du Tibet ». Ce dernier pays est en effet appelé Bod, (variantes Bhöd ou Bhö) en tibétain

Devise nationale : Une nation, un peuple - Langue officielle : dzongkha - Capitale : Thimphou

- Forme de l’État :

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Monarchie constitutionnelle  - 5e roi du Bhoutan : Jigme Khesar Namgyel, Actuellement en fonction Depuis le 15 décembre 2006 (4 ans, 11 mois et 28 jours) - 13e président du gouvernement bhoutanais : Jigme Thinley, Actuellement en fonction Depuis le 9 avril 2008 3 ans, 8 mois et 7 jours

- Superficie - 47 000 km2 - Population : 708 427 hab.(2011)  - Densité : 14 hab./km2 - Indépendance : de l’Inde - Date : 21 septembre 1971 - Monnaie : Ngultrum (BTN) - Fuseau horaire : UTC +6 - Hymne national :Druk tsendhen.

Histoire

L’une des particularités du Bhoutan est sa recherche du bonheur à travers l’amélioration de son bonheur national brut ou BNB. Là où la majorité des gouvernements se basent sur la valeur du produit national brut (PNB) pour mesurer le niveau de richesse des citoyens, le Bhoutan a substitué le BNB pour mesurer le niveau de bonheur de ses habitants. Cet indice, instauré en 1972, se base sur quatre dimensions, piliers du développement durable, à savoir :

  • la croissance et le développement économique responsables ;
  • la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise ;
  • la sauvegarde de l'environnement ;
  • la bonne gouvernance responsable.

Une rencontre internationale sur la définition de la prospérité a eu lieu [Quand ?] à l’Université Saint-Francis-Xavier, au Canada. Sur les 400 personnes venant de plus de dix pays différents, plus d’une trentaine étaient bhoutanaises, dont des enseignants, des moines et des responsables politiques.

Le 17 décembre 2005, le roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, annonça3 que le royaume se transformerait en une démocratie parlementaire en 2008 et qu’il abdiquerait à cette date en faveur du prince héritier Dasho Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, son fils aîné, âgé de vingt-cinq ans en 2005. Il devait abdiquer de fait en décembre 2006 et déléguer ses pouvoirs à son fils. Le projet de Constitution, en préparation depuis 2001, prévoit la création d’un Parlement bicaméral, composé d’une Assemblée nationale de 75 membres et d’un Conseil national de 25 membres. Le chef de l’État demeure le roi, mais il pourrait être destitué par un vote réunissant les voix des deux-tiers des membres du Parlement.

Le 24 mars 2008, lors des premières élections législatives, le Parti vertueux du Bhoutan, dirigé par Jigme Thinley, âgé de 56 ans et formé aux États-Unis, remporte 44 sièges sur 47 de la chambre basse du Parlement, contre le Parti démocratique populaire. Jigme Thinley devient Premier ministre le 9 avril4.

Le 6 novembre 2008 Jigme Khesar Namgyel Wangchuck est officiellement couronné cinquième roi du Bhoutan, et devient, à 28 ans, ainsi le plus jeune roi au monde5.

Le 13 octobre 2011, il épouse Jetsun Pema, une roturière6.

Le 22 novembre 2011, le Maroc signe des accords diplomatiques avec le Bhoutan7.

Purification ethnique au sud-Bhoutan

Dans les années 1980, dans l'intention de renforcer l'identité nationale bhoutanaise, la campagne « une Nation, un Peuple » fut lancée afin d'intégrer les groupes ethniques et culturels périphériques dans la société bhoutanaise traditionnelle. L'ancien code de conduite dit Driglam namzha et l'usage de la langue officielle dzongkha furent rendus obligatoires.

À peu près à la même époque, le premier recensement national dans l'histoire du Bhoutan confirma l'existence d'une importante population d'origine népalie au sud du pays. Cette population minoritaire, les Lhotsampas, obtint officiellement la nationalité bhoutanaise en 19586. Néanmoins le gouvernement revint ultérieurement sur cet accord et décida que les Lhotsampas étaient des immigrants illégaux7. À la suite de quoi ils furent expulsés du pays par des méthodes qualifiées de purification ethnique, avec des incidents rapportés par des journaux tels que le Washington Post.

Les forces de sécurité furent utilisées contre les Lhotsampas9. Selon l'ancien citoyen bhoutanais Dorje Gurung, « nous avons été menacés. Ils nous ont dit que nous devions quitter le pays dans les quinze jours, sinon nous serions torturés ou tués. » Du fait de cette persécution, ces populations se réfugièrent au Népal, où elles furent recueillies dans des camps administrés par le Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations-Unies (UNHCR).

Malgré les tentatives de médiation entre les gouvernements du Bhoutan et du Népal pour résoudre ce problème, le nombre de réfugiés a augmenté jusqu'à cent mille, les citoyens bhoutanais expulsés fondant des familles et élevant leurs enfants dans ces camps. Tandis que le Bhoutan soutient que certains de ceux qui vivent dans ces camps sont des opportunistes profitant des aides du UNHCR, le problème s'est aggravé avec la réduction des subventions10.

En 2007, en dernier recours, le gouvernement américain a annoncé qu'environ 60 000 réfugiés seraient accueillis aux États-Unis. D'autres pays se sont joints à ce programme, comme le Canada, qui a accepté de recevoir 5 000 personnes, et la Norvège 200

Subdivisions

Le dzongkhag

Le Bhoutan est divisé en 20 dzongkhag :

  1. Bumthang
  2. Chukha (Chhukha)
  3. Dagana
  4. Gasa
  5. Haa
  6. Lhuntse (Lhuntshi)
  7. Mongar
  8. Paro
  9. Pemagatshel (Pemagatsel)
  10. Punakha
  1. Samdrup Jongkhar
  2. Samtse (Samchi)
  3. Sarpang
  4. Thimphu
  5. Trashigang (Tashigang)
  6. Trashiyangste
  7. Trongsa (Tongsa)
  8. Tsirang (Chirang)
  9. Wangdue Phodrang (Wangdi Phodrang)
  10. Zhemgang (Shemgang)

Le gewog

Un gewog (en dzongkha « bloc ») désigne un groupe de villages formant une unité administrative géographique intermédiaire entre le village et le dzongkhag. Le pays comprend 205 gewog, qui couvrent chacun en moyenne une région de 230 km².

Depuis la fin des années 1980, le Roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, poursuit un programme à long terme de décentralisation. En 1991, les gewog sont devenus des unités administratives officielles, chacun d'entre eux étant dirigé par un gup (chef).

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