Histoire d'Allemagne

Deux Etats Allemands :

- République Fédérale d'Allemagne RFA (Bundesrepublik Deutschland BRD)

-  République Démocratique Allemande RDA (Deutsche Demokratische Republik DDR)

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

 

                                   Histoire de l'Allemagne

Dans l’Antiquité et au Moyen Âge, le mot « Allemagne » n’existe pas. Pour les Romains, les peuples qui occupent le territoire actuel de l’Allemagne sont des Germains et des barbares. Parmi ces peuples, les Alamans (terme signifiant « tous les hommes ») semblent être à l’origine du nom « allemand », qui n'est utilisé qu'en français (la plupart des autres langues européennes utilisant l'ethnonyme « teuton »). Après avoir été sous l’influence de Rome, la région tombe sous la coupe des Francs. Charlemagne conquiert la Saxe et étend sa domination jusqu’à l’Elbe. En 843, ses petits-fils se partagent son empire à Verdun : la Francie orientale, dirigée par Louis le Germanique apparaît comme le lointain ancêtre de l’Allemagne.

L'histoire de l'Allemagne est complexe et varie selon les limites géographiques et historiques dans lesquelles on considère le territoire et l'ethnogenèse du peuple allemand.

En tant qu'État-nation dans le sens de la France, l'Allemagne n'existe que depuis 1871. Avant cette date toutefois, il existait un monde germanique doté d'une certaine cohérence – très variable selon les époques – sur les plans linguistique, culturel, et parfois politique. L'extension géographique de ce monde germanique ne correspondait pas exactement avec celle de l'Allemagne actuelle et a varié au cours de l'histoire.

L'Allemagne détient une histoire longue et mouvementée, qui s'entrecroise inévitablement avec le passé des pays voisins. Notamment lorsque l'on sait que la République d'Allemagne est un état récemment construit.

La Germanie

Vers le VIe siècle av. J. C., le territoire de l'ex-Allemagne de l'Ouest est peuplé en majorité de Celtes. Au cours des siècles suivants, des tribus germaniques, sans doute originaires de Scandinavie s'installèrent progressivement dans un territoire couvrant approximativement les Pays-Bas, l'Allemagne et une partie de la Pologne actuelle. Les plus anciens documents écrits mentionnant l’existence de ces peuples sont des textes grecs et romains datant du début du Ier siècle av. J. C.. L’absence de témoignage écrit plus ancien semble indiquer que les Européens du sud et ceux du nord s’ignoraient jusqu’à cette date1.

Les Germains représentèrent un danger pour l'Empire romain. Autour de 110 av. J.-C., les Cimbres et les Teutons, peuples sans doute originaires du Jutland, envahissent la Narbonnaise. À Vercellae, en 101 av. J.-C., Marius remporte sur eux une nette victoire après une décennie de luttes difficiles2. Après la conquête de la Gaule par les Romains, les peuples germains limitrophes sont un sujet récurrent d'inquiétude. Les écrits latins constituent une source précieuse d'information sur les mœurs et les institutions des Germains, la Germanie, œuvre de l'historien du premier siècle Tacite est particulièrement riche d'enseignements. Au Ier siècle, les Romains espèrent faire la conquête de la Germanie. La Germanie, après de nombreuses et dures campagnes, semble en voie de romanisation. C'est alors que Quintilius Varus s'aventure avec ses troupes très loin à l'intérieur de la province. Un ancien officier de l'armée romaine, Arminius, lui tend une embuscade. Après trois jours de combats dans la forêt de Teutberg, Quintilius Varus meurt en perdant ses légions, soit près de 20 000 hommes.

Le morcellement des Germains en plusieurs tribus a fait en sorte que les peuples voisins les désignent de manière très différente. Le nom adopté par les voisins est souvent lié au nom de la tribu germanique la plus près.

Époque antique et royaume franc

Le territoire qu'englobe l'Allemagne a toujours été habité par des tribus : Saxons, Wisigoths, Vandales, Burgondes. Rome tente d'ailleurs de prendre la contrée, mais lors de la bataille de la forêt de Teutoburg en 9 avant J.-C., ils essuient une cuisante défaite. Un mur est alors construit du Rhin au Danube pour se protéger des Germains, Rome ne voulant plus s'étendre à l'est du Rhin. Au Ve siècle, les tribus germaniques se sont répandues un peu partout en Europe de l'Ouest et même en Afrique du Nord. Les Mérovingiens puis les Carolingiens vont se succéder à la tête de l'empire des Francs. Des rois très célèbres tels que Charles Martel, Charlemagne ou Clovis vont être à la tête du royaume. Lorsque Charles, alors empereur des Francs en 800 est couronné, le royaume couvre une bonne partie de ce qui allait devenir la France et l'Allemagne. Le pouvoir central du royaume est placé en Austrasie (région de Trèves), ce qui laisse entrevoir que l'Empire va survivre en Germanie

  Du Saint Empire aux principautés (~843-1806)

Le Saint-Empire romain germanique

 Lorsque l'Empire carolingien est partagé après la mort de Louis le Pieux en 843 lors du partage de Verdun, Louis le Germanique reçoit une terre correspondant à l'Allemagne actuelle (qui englobait aussi l'Italie et la Bourgogne), elle-même issue de la Francie orientale. Les autres terres du royaume sont la partie occidentale qui deviendra la France, et une région centrale qui sera sujette à conflit entre les deux grands royaumes.

 C'est Otton Ier, qui en 962 est l'un des premiers dirigeants de la dynastie saxonne, qui sera pour la première fois couronné empereur (en allemand le terme est Kaiser, un dérivé de César). On parle alors du Saint-Empire romain germanique. Cependant, le pays n'a pas de réelle cohésion. Les empereurs, disposant de peu de pouvoir, sont plus préoccupés par l'acquisition de nouvelles terres que par le contrôle de celles qu'ils ont déjà. Ainsi au XIIIe siècle, sous Frédéric II, on voit apparaître les premières villes États.

 Lorsque Napoléon débarque en terres germaniques en 1806, le Saint-Empire est dissolu et devient la Confédération du Rhin, sous protectorat français.

EMPIRE ALLEMAND

Lors du congrès de Vienne, il est décidé que le pays s'appellera la Confédération germanique et qu'il sera sous la direction des Habsbourg qui porte le titre d'Empereur d'Autriche. Les taxes douanières élevées que fait payer la Prusse forcent les États enclavés à se faire englober dans les limites douanières. L'Autriche est alors délibérément mise de côté. Des révolutions secouent le pays en 1848. On propose la couronne au roi de Prusse (Frédéric-Guillaume IV) qui la refuse. Il faut attendre 1866 pour que le premier ministre prussien Otto Von Bismarck gagne la bataille de Sadowa contre l'Autriche pour restaurer l'unité allemande. La Prusse dirige alors la Confédération d'Allemagne du Nord, après l'annexion de territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale. Cependant, quatre états n'y adhèrent pas. Lorsque la France déclare la guerre à la Confédération en 1870, ces États indépendants s'unissent et rejoignent la confédération. La France subit une défaite écrasante, et en 1871, Guillaume Ier, alors roi de Prusse, est proclamé empereur de l'Empire allemand à Versailles.

 

 Bismarck démissionne du gouvernement en 1890, étant en complet désaccord avec Guillaume II, petit-fils de Guillaume Ier, et le nouvel empereur (son père Frédéric III n'ayant régné que 99 jours à cause d'un cancer mortel). Le parti social-démocrate, que Bismarck avait tenté d'écraser, monte progressivement les échelons du pouvoir. Lors des élections de 1912 au Reichstag (parlement), le tiers de votes qu'il remporte permet de le tenir un temps comme parti socialiste le plus puissant du monde. Cependant, les conservateurs gardent le pouvoir, grâce au soutien du clergé et du Kaiser.

 L’Empire allemand est le régime politique du Reich allemand, le premier État-nation de l’histoire allemande, de 1871 à 1918. C'est une confédération constitutionnelle issue de la Confédération de l'Allemagne du Nord et réunissant dans le cadre de la « solution petite-allemande » vingt-deux monarchies et trois républiques ainsi qu'une « terre d'Empire », l’Alsace-Lorraine, sous l'autorité d’un empereur allemand, également roi de Prusse. Il est fondé le 18 janvier 1871 par la proclamation comme empereur de Guillaume Ier de Prusse dans la Galerie des glaces du château de Versailles après la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870. Il prend fin le 9 novembre 1918 par l'abdication de l’empereur Guillaume II à l'issue de la Première Guerre mondiale et la proclamation de la République de Weimar.

Il est parfois appelé le « Deuxième Reich » afin de l’inscrire dans la succession du Saint-Empire romain germanique, le « Premier Reich ».

Pendant l’Empire allemand (1871–1919), le chef du gouvernement de l’empereur est le chancelier impérial (Reichskanzler). Il est nommé par l’empereur et n’est responsable que devant lui, bien que le Reichstag (Assemblée de l'Empire) soit élu. Ceci change le 29 octobre 1918, par un amendement à constitution, mais la Révolution allemande éclate quelques jours plus tard.

            1°- Prince Otto von Bismarck (1871-1890) 2°- Comte Leo von Caprivi (1890-1894) 3°- Prince Chlodwig zu Hohenlohe-Schillingsfürst (1894-1900)                 4°-  Prince Bernhard von Bülow (1900-1909) 5°- Theobald von Bethmann Hollweg (1909-1917) 6°- Georg Michaelis (1917)                                        7°- Comte Georg von Hertling (1917-1918)   8°- Prince Maximilian von Baden (1918)

REPUBLIQUE DE WEIMAR

La République de Weimar est le nom donné par les historiens au régime allemand en place de 1919 à 1933 : en effe. Elle a été fondée à l'issue de la Première Guerre mondiale, consécutivement à la défaite de l'Empire allemand et de la Révolution de 1918. C'était une démocratie parlementaire à base fédérale, dirigée par un gouvernement dont le chef est le chancelier du Reich, élu par et responsable devant le Reichstag. A la suite de la nomination d'Adolf Hitler comme chancelier en 1933, la politique autoritaire mise en place, la confiscation rapide du pouvoir politique au profit du NSDAP et la modification des structures politiques entraîne la fin de facto de la République de Weimar et l'avènement du régime dit du IIIe Reich. Le régime de Weimar ne fut abrogé officiellement qu'en 1945, mais la période hitlérienne l'a vidée de toute substance.

État européen de grande taille (468 787 km²), la République de Weimar était divisée en 16 Länders et 3 villes-État. Sa population est estimée à 62 millions de personnes en 1925.

Pendant la république de Weimar (1919–1933), le chancelier du Reich (Reichskanzler) est élu par le Reichstag et responsable devant lui.

 1°- Friedrich Ebert (SPD) (1918-1919) 2°- Philipp Scheidemann (SPD) (1919) 3°- Gustav Bauer (SPD) (1919-1920) 4°- Hermann Müller (SPD) (1920)          5°- Konstantin Fehrenbach (Zentrum) (1920-1921) 6°- Joseph Wirth (Zentrum) (1921-1922) 7°- Wilhelm Cuno (1922-1923) 8°- Gustav Stresemann (DVP) (1923) 9°- Wilhelm Marx (Zentrum) (1923-1925) 10°- Hans Luther (Sans parti) (1925-1926) 11°- Wilhelm Marx (Zentrum) (1926-1928) 12°- Hermann Müller (SPD) (1928-1930) 13°- Heinrich Brüning (Zentrum) (1930-1932) 14°- Franz von Papen (1932) 15°- Kurt von Schleicher (1932-1933) 16°- Adolf Hitler (1933-1934)

     

TROISIEME REICH

En 1933, Adolf Hitler accède au poste de Chancelier du Reich. En 1934, les postes de chancelier et de président sont remplacés par le seul titre de Führer et Chancelier du Reich (Führer und Reichskanzler). Ces fonctions seront séparées à nouveau par le testament politique d’Hitler.

1°- Adolf Hitler (1934-1945) 2°- Joseph Goebbels (1945), formellement pendant un jour, entre la mort d’Hitler (30 avril) et son propre suicide (1er mai)        3°- Karl Dönitz (1945), du 2 mai jusqu'à la capitulation allemande le 8 mai 1945 4°- le Comte Ludwig von Krosigk (1945), refuse le titre de chancelier et prend celui de ministre-président (du 2 au 23 mai).

En 1945, défaite de l'Allemagne à l'issue de la Seconde Guerre mondiale (capitulation du 8 mai 1945, le gouvernement nazi du IIIe Reich cesse d'exister le 23 mai 1945. Adolf Hitler (nazi / NSDAP), Führer et chancelier du Reich du 2 août 1934 au 30 avril 1945, se suicide à cette date à Berlin

Le pays est administré par les Alliés de 1945 à 1949, 2 États sont créés (RDA en zone d'occupation soviétique et RFA dans les zones d'occupation américaine, britannique et française).

L' Allemagne et Berlin en 4 morceaux

 

La naissance de deux pays, capitaliste (RFA) et communiste(RDA) 

La séparation de l'Allemagne et de Berlin en deux territoires distincts, de par leurs systèmes économique et monétaire, administrés à présent par des représentations politiques divisées et antagonistes ne pouvait que conduire, dans un climat d'affrontement idéologique croissant, à la création, en 1949, de deux états allemands. Ainsi furent créés la République Fédérale Allemande (RFA) le 7 septembre 1949 et la République Démocratique Allemande (RDA) le 7 octobre 1949. L'Allemagne fut donc divisée en deux pays pendant 41 ans, soit jusqu'à la réunification du 3 octobre 1990.

République fédérale d'Allemagne RFA (Bundesrepublik Deutschland ou BRD)

Nom : République fédérale d'Allemagne RFA

L'Allemagne de l'Ouest (en allemand Westdeutschland) était le nom d'usage donné à la République fédérale d'Allemagne, souvent abrégée en RFA (en allemand Bundesrepublik Deutschland ou BRD, parfois traduit de façon erronée par République fédérale allemande), qui correspondait entre 1949 et 1990 à la partie occidentale de l'Allemagne.

Capitale : Bonn

Date de fondation : Le 23 mai 1949

Monnaie: Deutschmarks

Régime politique : République Fédérale, fédérant 16 "Länder"  (Démocratie parlementaire)

Chef de l'état : Président et un Chancelier. Le Chancelier fédéral fixe les grandes orientations de la politique

La constitution de la République fédérale d'Allemagne a rétabli, au sommet de l'État, un poste, essentiellement honorifique et de représentation, de président de la République (président fédéral, en allemand Bundespräsident).

Président Fédéral (Bundespräsident)

1°- Theodor Heuss FDP (13 septembre 1949 12 septembre 1959), 2°- Heinrich Lübke CDU (13 septembre 1959 30 juin 1969), 3°- Gustav Heinemann SPD (1er juillet 1969 30 juin 1974), 4°- Walter Scheel FDP (1er juillet 1974 30 juin 1979), 5°- Karl Carstens CDU (1er juillet 1979 30 juin 1984), 6°- Richard von Weizsäcker CDU (1er juillet 1984 30 juin 1994), 7°- Roman Herzog CDU (1er juillet 1994 30 juin 1999), 8°- Johannes Rau SPD (1er juillet 1999 30 juin 2004), 9°- Horst Köhler CDU (1er juillet 2004 31 mai 2010), 10°- Christian Wulff CDU 2 juillet 2010...

Le Gouvernement fédéral (Bundesregierung) est le gouvernement de la République fédérale d’Allemagne en application de la Loi fondamentale de 1949, en particulier des articles 62 à 69. C’est un organe constitutionnel de type collégial dirigé par le chancelier fédéral (Bundeskanzler) et rassemblant les ministres fédéraux (Bundesministern). Aussi appelé le cabinet (Kabinett), il exerce, sous le contrôle du Bundestag, le pouvoir exécutif pour les compétences propres de la Fédération et, en coopération avec les Länder, pour les compétences partagées avec eux.

Chef du gouvernement : Chancelier

 1°- Konrad Adenauer (1949-1963), 2°- Ludwig Erhard (1963-1969), 3°- Willy Brandt (1969-1974), 4°- Helmut Schmidt (1974-1982), 5°- Helmut Kohl 1982-1990)

République démocratique allemande RDA ; (Deutsche Demokratische Republik DDR)

En réaction à la création de la RFA, l’URSS transforme sa zone d’occupation allemande en un pays "indépendant" : la République Démocratique d’Allemagne (RDA). En fait, le pays reste sous la tutelle de l’URSS qui a institué une économie communiste après une collectivisation. Contrairement à la RFA, la RDA n’aura qu’un rôle mineur en Europe.

La République Démocratique Allemande est la zone d'occupation soviétique, devenue un état communiste de 1949 à 1990 (réunification allemande). 

Nom : République Démocratique Allemande RDA

La République démocratique allemande (RDA ; Deutsche Demokratische Republik (DDR) en allemand), également appelée Allemagne de l'Est, est un ancien État européen socialiste qui a existé durant la seconde moitié du XXe siècle. La RDA a, en effet, été créée le 7 octobre 1949 par les communistes allemands inféodés à l’URSS à partir de territoires que l'Armée rouge occupait en Allemagne, en réponse à la transformation de la trizone en République fédérale d’Allemagne par les puissances occupantes occidentales. Berlin-Est, le secteur soviétique de la ville allemande, en était alors la capitale. L'effondrement du Bloc de l'Est entraîne la disparition de la République démocratique allemande, qui est absorbée par la République fédérale le 3 octobre 1990, soit presque 41 ans jour pour jour après sa fondation, aboutissement du processus de réunification formant ainsi une Allemagne unifiée.

Capitale: Berlin-Est

Date de fondation : 7 octobre 1949

Système parlementaire : Parti Unitaire (le SED)

Chef du gouvernement : Président du Conseil des Ministres (Vorsitzender des Ministerrats)

Le Conseil d'État de la République démocratique allemande (Staatsrat der Deutschen Demokratischen Republik) était un organisme étatique créé en RDA pour assumer collectivement la direction du pays.

Suivant l'article 66FF de la Constitution d'Allemagne de l'Est de 1968, le Président du Conseil d'État (Vorsitzender des Staatsrats der DDR) assumait une fonction équivalente à celle de Chef de l'État. La charge en demeurait cependant essentiellement symbolique, la réalité du pouvoir en RDA résidant dans la fonction de Secrétaire Général (ou Secrétaire National) du Parti socialiste unifié d'Allemagne.

1°- Wilhelm Pieck (président de la République du 11 octobre 1949 au 7 septembre 1960), 2°- Walter Ulbricht (président du Conseil d'État du 12 septembre 1960 au 1er août 1973), 3°- Willi Stoph (président du Conseil d'État du 3 octobre 1973 au 29 octobre 1976) 4°- Erich Honecker (président du Conseil d'État du 29 octobre 1976 au 18 octobre 1989) 5°- Egon Krenz, président du Conseil d'État du 24 octobre au 7 décembre 1989), 6°- Manfred Gerlach (président du Conseil d'État du 7 décembre 1989 au 18 mars 1990) 7°- Sabine Bergmann-Pohl (CDU) (présidente de l'Assemblée du peuple du 5 avril au 3 octobre 1990 (réunification allemande)

L’ALLEMAGNE REUNIFIEE

La réunification allemande le 3 octobre 1990 provoque une série de difficultés économiques et sociales. Pour être populaire auprès de la population des Länder de l'Est, Helmut Kohl surévalue le mark est-allemand par rapport à celui de la RFA. Il impose un taux de change 1 pour 1 pour la population et 1 pour 2 en ce qui concerne les banques, alors que les spécialistes préconisaient un taux de 1 pour 3 ou 4. L'industrie de l'Est, peu performante, est rapidement laminée par la monnaie forte. Il faut alors payer des indemnités chômage aux Allemands de l'Est, ce qui gonfle les déficits publics. De plus, le boum provisoire de la consommation causé par la parité a retardé des réformes structurelles nécessaires aux entreprises ouest-allemandes. Faites trop tard, elles ont été plus coûteuses et plus douloureuses. De plus, le système protecteur de la RDA, qui encourageait la natalité, a disparu du jour au lendemain après la réunification : au cours des années qui suivent, la fécondité est alors divisée par deux. Elle est tombée dans les länder de l'Est à 0,8 enfant par femme, ce qui est le plus bas niveau de l'Allemagne réunifiée40. Enfin la privatisation des entreprises, menée par la Treuhand, a donné lieu à de nombreux scandales : en effet, certains repreneurs ont touché des subventions gouvernementales pour restructurer des entreprises tout en conservant des emplois, mais ils ont souvent empoché la subvention tout en licenciant le personnel41. La réunification menée trop rapidement et sans ménagement pour les Länder de l'Est n'a pas pris en compte la complexité du processus ni son coût humain.

Les Allemands de l'Est, traumatisés et mécontents se sont alors tournés vers l'ancien parti communiste devenu le PDS. C'est dans les régions marquées par les licenciements massifs comme le Brandebourg, où le chômage avoisine 30 à 40 % de la population active, que celui-ci atteint ses meilleurs scores. De 1991 à 2000, 150 milliards de DM ont été investis chaque année à l'Est de l'Allemagne sans parvenir à sortir cette région de la crise.

Avec un volume d'exportations correspondant à un tiers de son produit national brut, l'Allemagne peut se targuer du titre de « champion du monde de l'exportation », devant les États-Unis et la Chine. Elle entretient ses relations commerciales les plus étroites avec les membres de l'Union européenne (presque 72 % de ses exportations concernent l'espace européen) et avec les États-Unis. Mais l'ouverture économique et commerciale vers des pays émergents, en particulier en Asie avec la Chine et l'Inde, connaît également un développement important.

Fortement tournées vers les marchés mondiaux, les grandes entreprises allemandes intègrent toutes une stratégie de diversification mondiale, à laquelle vient s'ajouter un processus de délocalisation de leurs activités (Siemens est ainsi présent dans 190 pays).

De par sa position en plein cœur de l'Europe, son savoir-faire technologique, sa main d'œuvre qualifiée et son infrastructure de qualité comme sa fiscalité avantageuse, l'Allemagne est un site attractif pour les investisseurs étrangers : les 500 plus grandes entreprises mondiales se sont ainsi implantées sur son sol.

De 1998 à l'automne 2005, le gouvernement allemand est dirigé par Gerhard Schröder, du SPD (Parti social-démocrate). Les Grünen participent au gouvernement.

Depuis les élections législatives anticipées de 2005, la chancelière chrétienne démocrate Angela Merkel dirige un gouvernement basé sur une « grande coalition » qui regroupe la CDU (et sa branche bavaroise la CSU) et le SPD.

le 22 novembre 2005 Angela Merkel est la première femme Chancelier(e) d'Allemagne.

La constitution de la République fédérale d'Allemagne a rétabli, au sommet de l'État, un poste, essentiellement honorifique et de représentation, de président de la République, qui porte le titre de président fédéral (Bundespräsident).

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Nom

Parti

Début de mandat

Fin de mandat

Mandats

1

 

Theodor Heuss

FDP

13 septembre 1949

12 septembre 1959

2

2

 

Heinrich Lübke

CDU

13 septembre 1959

30 juin 1969

2

3

 

Gustav Heinemann

SPD

1er juillet 1969

30 juin 1974

1

4

 

Walter Scheel

FDP

1er juillet 1974

30 juin 1979

1

5

 

Karl Carstens

CDU

1er juillet 1979

30 juin 1984

1

6

 

Richard von Weizsäcker

CDU

1er juillet 1984

30 juin 1994

2

7

 

Roman Herzog

CDU

1er juillet 1994

30 juin 1999

1

8

 

Johannes Rau

SPD

1er juillet 1999

30 juin 2004

1

9

 

Horst Köhler

CDU

1er juillet 2004

31 mai 2010

2

 

Jens Böhrnsen

SPD

31 mai 2010

2 juillet 2010

Intérim

10

 

Christian Wulff

CDU

2 juillet 2010

17 février 2012

1

 

Horst Seehofer

CSU

17 février 2012

En cours

Intérim

L'ancien pasteur Joachim Gauck a été largement élu dimanche 11e président de la République féréral d'Allemande, devenant la première personnalité d'ex-RDA à occuper ce poste essentiellement honorifique.

pdt-allemand-joachim-gauck.jpgAvec la chancelière Angela Merkel, et désormais M. Gauck, l'Allemagne est dirigée par deux personnalités ayant vécu derrière le Rideau de fer jusqu'à la réunification du pays.

289595-joachim-gauck-et-angela-merkel-le-27-fevrier-2012-a-berlin.jpgJoachim Gauck, ancien militant des droits de l'Homme à la fin de la RDA, jouit d'un immense respect en Allemagne. Il a été plébiscité en obtenant 991 voix au sein de l'Assemblée fédérale, dont les 1240 membres étaient chargés d'élire le nouveau président.

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Date de dernière mise à jour : mardi 02 octobre 2012

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