Histoire du Chypre

wikipedia-1.jpgdada-cam2.jpg  République de Chypre

Kıbrıs Cumhuriyeti

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

chyprus-lrg-copie.jpg

Chypre, en forme longue la République de Chypre, en grec Kýpros, Κύπρος et Kipriakí Dimokratía, Κυπριακή Δημοκρατία, littéralement « République chypriote », en turc Kıbrıs et Kıbrıs Cumhuriyeti, est un pays membre de l’Union européenne formé par l’île du même nom à l’est de la mer Méditerranée, dans le bassin Levantin. Son appartenance au continent européen est discutée par certains, qui la placent plutôt en Asie (voir l’article sur les limites de l'Europe). Depuis 1974 la partie nord de l’île, située au-delà de la Ligne verte contrôlée par les troupes de l'ONU, est sous occupation militaire turque et en 1983 s'est autoproclamé République turque de Chypre du Nord. Chypre a intégré la zone euro le 1er janvier 2008.

La République chypriote est membre de l'ONU depuis le 20 septembre 1960. du Commonwealth, de l’Union européenne depuis 2004, de l’OMC, de l’OSCE, du Mouvement des non-alignés et de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Langue officielle : grec, turc - Capitale : Nicosie - (Λευκωσία en grec, Lefkoşa en turc)

Dimitris Christofias

pdt-chypre-dimitris-christofias-1.jpgFonctions : 6e président de la République de Chypre - En fonction depuis le 28 février 2008 (4 ans, 7 mois et 0 jour) - Élection 24 février 2008 - Prédécesseur Tassos Papadopoulos - 9e président de la Chambre des représentants - Secrétaire général du Parti progressiste des travailleurs.

Biographie

- Date de naissance 29 août 1946 (66 ans)

- Lieu de naissance Dikomo (Chypre)

- Nationalité chypriote

- Parti politique AKEL

- Diplômé de Institut des sciences sociales de Moscou, Académie des sciences sociales de Moscou

- Religion Athéisme

- Signature

République : - 6e président de la République de Chypre : Dimítris Khristófias, Actuellement en fonction Depuis le 28 février 2008 (3 ans, 9 mois et 20 jours)

- Superficie : 9 251 km2 - Population : 1 120 489 hab. (2011) - Densité : 84,38 hab./km2  - Indépendance : du Royaume-Uni - Date : 16 août 1960 - Monnaie : Euro (EUR) - Fuseau : horaire UTC +2 - Hymne national : Imnos is tin Eleftherian (Hymne à la Liberté).

Histoire

Chypre est une île située en Asie dans l’est de la Méditerranée, au sud de la côte turque et à l'ouest de la côte syro-libanaise. Aujourd'hui, l'île de Chypre est peuplée d’environ 820 000 habitants, dont l’élément grec est majoritaire et l'élément turc minoritaire, ainsi que par des Britanniques installés dans des enclaves militaires sous souveraineté de la Couronne. La partie nord de l'île est occupée par la Turquie depuis 1974. Chypre est divisée de facto en deux entités, séparées entre elles par la Ligne verte ou ligne Attila.

L’île de Chypre est connue depuis l’Antiquité, principalement par le fait qu’elle fournissait en cuivre l'ensemble du bassin méditerranéen, caractéristique dont elle tire d’ailleurs son nom. L’histoire de Chypre fut très mouvementée et l’île subit de nombreuses tutelles. Chypre était aussi connue pour ses nombreuses épices et plantations.

La république de Chypre actuelle obtient son indépendance du Royaume-Uni le 16 août 19607, celle-ci est garantie par un traité qui réunit la Turquie, la Grèce et le Royaume-Uni. Ce dernier conserve deux bases souveraines dans le Sud et l'Est de l'île où sont stationnés près de 4 200 soldats britanniques.

Suite à la dictature des colonels qui se met en place en Grèce, de nombreux opposants se réfugient à Chypre. Le 15 juillet 1974 la garde nationale dirigée par des officiers grecs lance une tentative de coup d’État contre le président Makarios avec l'aide du groupe armé de l'EOKA B (à ne pas confondre avec l'EOKA qui souhaitait réaliser l'Enosis, c'est-à-dire l'unification de Chypre à la Grèce). Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement arguant la protection des intérêts de la communauté turque en lançant l'opération Attila, et occupe le Nord de l’île en deux jours (s’assurant le contrôle de 34 % du territoire). En Grèce, le refus de l’armée de s’impliquer plus avant dans ce conflit marque la fin de la dictature des colonels. Une fois la république chypriote restaurée, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d’autre de la « ligne verte » (appelée « ligne Attila » par les Turcs). 200 000 Chypriotes sont contraints à l’exode entre 1974 et 1975, chassés du territoire occupé par la Turquie ; les Turcs sont forcés de s’installer au Nord en 1975 à la demande de leur leader Rauf Raif Denktaş, lors de pourparlers à Vienne (Autriche). Le 13 février 1975, se met en place l'« État fédéré turc de Chypre » qui n'est reconnu que par la Turquie. En 1983, il devient la « République turque de Chypre du Nord ». L'ONU a désapprouvé cette occupation dans sa résolution 541 du 18 novembre 1983. L’UNFICYP prend le contrôle de la ligne verte et fait respecter le cessez-le-feu. La Turquie mène alors, à l'instar des politiques ottomanes de déplacement massif de populations, des campagnes successives d'émigration forcée vers la partie occupée de Chypre (systématiquement condamnées par des résolutions de l'ONU) afin renforcer son poids démographique (18 % de la population pour 34 % du territoire) et turquiser le Nord de l'île. Ainsi, on compte aujourd'hui sur l'île 93 000 colons venus de Turquie.

En 2003, la perspective de l’entrée de Chypre dans l’Union européenne permet un premier dégel, avec l’ouverture de points de passage sur la ligne verte, et une mission de bons offices du secrétaire des Nations unies, Kofi Annan. Mais le plan Annan, intervenant après trente ans de négociations infructueuses et proposant d’instaurer un État confédéral, autorisant chaque État confédéré ainsi créé à empêcher l'installation de plus d'un tiers de résidents de l'autre communauté sur son sol, accepté à plus de 65 % par les habitants du Nord de l'île, est rejeté à 70 % par ceux du Sud (partie grecque donc) lors d’un référendum. Au cours de ce référendum, pour la première fois, des manifestations massives, rassemblant jusqu'à 50 000 personnes, ont eu lieu dans la partie occupée de Chypre, au cours desquelles la communauté chypriote turque a contesté ouvertement la politique sous tutelle d'Ankara du « président » Rauf Denktash, demandé sa démission, et exprimé son souhait de rattachement à la partie sud11. Le 1er mai 2004, la République de Chypre entre dans l’Union européenne avec une partie de son territoire toujours occupée militairement par la Turquie. La reprise des négociations entre les deux parties, et tout progrès vers une solution à ce conflit qui sépare de fait les deux communautés depuis plus de quarante ans, semble désormais largement conditionnée par l’avancée des négociations sur l'adhésion de la Turquie à l’Europe. La création depuis 2005 de points de passage d'un côté vers l'autre, permettant aux populations de renouer des contacts donne une lueur d'espoir en vue d'une amélioration de la situation.

En 2006, pendant la guerre du Liban voisin, Chypre sert de zone de transition aux milliers d’étrangers fuyant le pays. Par ailleurs une importante communauté libanaise s’est installée à Chypre, suite à la guerre civile libanaise.

Le 3 avril 2008, malgré l'opposition de l'armée turque, la rue Ledra dans le centre de Nicosie, coupée en deux par un mur depuis 1964, est rouverte et devient le premier point de passage du centre de la ville12.

Relations avec l’Union européenne

Chypre signe le 19 février 1972 l'accord d'association qui entrera en vigueur le 1er février 1999.

Le 4 juillet 1990, Chypre présente la question d’adhésion mais l'ouverture des négociations d'adhésion ne se fait que le 31 mars 1998. Elles se terminent le 13 décembre 2002.

Le 14 avril 2003, le Conseil européen approuve l’adhésion13. Le traité d'adhésion est signé le 16 avril 2003 et entre en vigueur le 1er mai 200414.

Le 13 février 2007, Chypre demande que soit examinée sa subordination aux critères de convergence. Le 16 mai 2007, la Banque centrale européenne15 et la Commission européenne16 publient leurs relations sur le respect des critères de convergence de la part de Chypre. Le 21 juin, le Conseil européen autorise l'adoption de l'euro. Après la décision des Chefs d'État ou de Gouvernement, les Ministres de l'Économie et des Finances (Ecofin) abrogent le 10 juillet 2007 la dérogation dont Chypre jouit17 et fixent le taux irrévocable de conversion : 1 € = 0,585274 livre chypriote18.

Le 1er janvier 2008, en même temps que Malte, Chypre adopte l'euro en remplacement de la livre chypriote.

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Date de dernière mise à jour : mardi 02 octobre 2012

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site