Géographie d'Angola

República de Angola

République d'Angola


Madagascar l'Île Empreinte

L'Angola, en forme longue la République d'Angola, en portugais República de Angola, est un pays du sud-ouest de l'Afrique, limitrophe de la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Namibie et la Zambie. Le pays est un quadrilatère reliant l'Afrique centrale francophone à l'Afrique australe anglophone. Ancienne colonie portugaise, c'est le deuxième pays lusophone par son étendue et le troisième par sa population. L’État angolais est né en 1975, sous le nom de République populaire d'Angola. Les frontières actuelles résultent de la colonisation européenne mais les nationalités africaines priment toujours sur le sentiment national. Ce pays lusophone est membre de la CPLP.

Géographie

• Superficie : 1 246 700 km²

• Densité : 10 hab./km²

• Frontières terrestres : 5 198 km (République démocratique du Congo 2 511 km; Namibie 1 376 km; Zambie 1 110 km; République du Congo 201 km)

• Littoral : 1 600 km

• Extrémités d'altitude : 0 m > + 2620 m

• Lignes de téléphone : 62 000 (en 1997)

• Téléphones mobiles : 4 000 000 (en 2007 : 2 500 000 pour l'opérateur Unitel, 1 500 000 pour Movicel)

• Postes de radio : 630 000 (en 1997)

• Postes de télévision : 150 000 (en 1997)

• Utilisateurs d'Internet : 172 000 (en 2005)

• Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 7 (en 2005)

• Routes : 76 626 km (dont 19 156 km goudronnées) (en 1997)

• Voies ferrées : 2 771 km (en 2000)

• Voies navigables :1 295 km

• Nombre d'aéroports : 247 (dont 31 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Le relief

Deux régions s’opposent sur le plan orographique. Un relief varié s’élevant en gradins (revers de plateau) depuis l’étroite plaine côtière (200 km maximum de large) vers des plateaux et massifs intérieurs. Le point culminant est Morro de Môco à 2 620 mètres1. L’ensemble le plus massif est le plateau angolais qui déborde à l’Est les frontières de l’État. L'altitude moyenne y est de 1000 m. À l’Est, se trouve le bassin de très grands fleuves vers l’océan Indien. Le plateau est situé directement sur le bouclier granitique qui contient très peu de structure sédimentaire.

Climat

Situé entre le tropique du Capricorne et l’équateur, l'Angola est le pays le plus étendu au Sud du Sahara. L'Angola connaît de fortes variations de températures. Plus on avance vers le Nord, plus les précipitations sont importantes. Au Nord, le climat est tropical humide avec la présence d'une saison sèche qui s'étend de juin à septembre où le temps est très voilé. Les Angolais parlent « d’hivernage ». Plus on avance vers le tropique, plus le climat est désertique ; le désert de Namibie est l’un des plus anciens, les plus secs du monde. Ce n’est pas un désert de sable mais d’ergs. L’orographie, ici le plateau de climat tempéré, modifie ces données2. Le long de la côte passe le courant de Benguela. Depuis la côte Angola – Namibie, un brouillard se dessine au-dessus de la mer quand la plage elle-même est dégagée. La côte est ainsi très sèche. La présence du plateau suscite des précipitations au Sud, dans la région de Huambo. Les plaines côtières sont relativement sèches et reçoivent annuellement environ 300 millimètres de précipitation. Le climat est particulièrement humide dans l’enclave équatoriale de Cabinda. Les plateaux reçoivent 1000 à 1800 millimètres par an.

Subdivisions

Article détaillé : Subdivisions de l'Angola.

L'Angola est divisé en dix-huit provinces :

1 Bengo 2 Benguela 3 Bié 4 Cabinda 8 Cunene 9 Huambo 10 Huila 5 Kuando Kubango 6 Kwanza Nord 7 Kwanza Sud 11 Luanda 12 Lunda Nord 13 Lunda Sud 14 Malanje 15 Moxico 16 Namibe 17 Uige 18 Zaire

Santé

Espérance de vie des hommes : 37 ans (en 2001)

• Espérance de vie des femmes : 40 ans (en 2001)

• Taux de natalité : 46,54 ‰ (en 2001)

• Taux de mortalité : 24,68 ‰ (en 2001)

• Taux de mortalité infantile: 180,21 ‰ (en 2009)3

• Taux de fécondité : 6,5 enfants/femme (en 2001)

Éducation

Une minorité importante de la population adulte se constitue d'analphabètes5. 15 % de dépenses du gouvernement du pays de la période 1998-2007 étaient pour l'éducation5.

Langues

La langue officielle est le portugais, parlé par (probablement) 80% de la population (dont entre 20% et 30% comme langue maternelle). Cinq langues bantoues ont le statut de langue nationale : umbundu (35,7 %), kimbundu (26,7 %), kikongo (9,8 %), quioco (4,5 %), nganguela (6 %)6. Au total, près d’une quarantaine de langues bantoues sont parlées comme langue maternelle ou seconde langue par les Angolais7. Le lingala est aussi présent depuis les années 1970 avec les quelque 400 000 Angolais de l'ethnie bakongo qui ont fui du Nord-Ouest de l'Angola à la suite de la répression coloniale, réponse à l'insurrection anti-coloniale de l'UPA, en 1961, et qui se sont installés en République démocratique du Congo (ancien Zaïre). Surtout dans la région de Kinshasa, ces Angolais ont très souvent abandonné leur langue d'origine, le kikongo, pour passer au lingala, et en retournant en Angola ils ont "importé" cette langue. Il y a déjà une génération d'enfants, et de jeunes de plus de 25 ans d'âge, qui sont nés lingalophones en Angola sans avoir jamais été au Zaïre ou au Congo8.

Culture

Musique et danse

La chanson angolaise la plus célèbre est Kumbaya (Viens par ici, mon Seigneur). Par contre, des linguistes arguent que cette chanson serait créole, plus précisément du langage gullah, du sud des États-Unis. Si c'était le cas, elle aurait été importée en Angola par des missionnaires, puis redécouverte.

Ce sont des esclaves d’origine angolaise déportés au Brésil qui ont développé la capoeira, art martial pratiqué en Angola, qui tire ses racines d'un combat-danse appartenant aux rituels de mariage bantous, N'golo ou « danse du zèbre ». Il en existe deux formes, la capoeira Angola plus traditionnelle et la capoeira régionale. La capoeira se déroule au milieu d'un cercle d'hommes appelé le roda ; un instrument appelé berimbau commande la formation du roda et détermine le type de combat.

Caractéristiques générales

Religion

En Angola il y a actuellement[Quand ?] près de 1 000 églises ou organisations / institutions religieuses comparables9. Quant aux nombres de leurs membres, l'on ne peut en ce moment (en attendant le recensement prévu pour 2012/2013) qu'avancer des estimations. Un peu plus de la moitié de la population est constitué par les membres de l'Église catholique introduite par les Portugais dès le XVe siècle. Environ un quart appartient aux Églises protestantes fondées pendant la période coloniale, au XIXe et XXe siècle, surtout à l'Église évangélique congrégationelle, concentrée dans le Plateau Central et les villes côtières avoisinantes, à l'Église méthodiste dont le fief est une région allant de Luanda jusqu'à Malange, ainsi que l'Église baptiste au Nord-Ouest, mais aussi les Églises luthériennes et reformées10. À ces Églises chrétiennes "traditionnelles" s'ajoutent les adventistes, les néo-apostoliques mais à partir de l'indépendance, souvent sous influence brésilienne, surtout d'innombrables communautés pentecostales ou semblables (y compris les Témoins de Jéhovah), qui surgissent en général dans les grandes villes où elles suscitent des adhésions massives. Il y a encore deux Églises chrétiennes-syncrétiques, l'Église kimbanguiste dont le centre se trouve en République Démocratique du Congo, et l'Église tocoïste que s'est formée en Angola, toutes les deux des créations datant du temps colonial. Une proportion très faible de la population, certainement inférieure a 5%, se dit croyante d'une religion "animiste", mais il y a parmi les chrétiens, plus spécialement en milieu rural, un certain nombre qui maintient des croyances et pratiques "traditionnelles". La proportion des musulmans, tous sunnites, est inférieure à 1%. Il s'agit exclusivement d'immigrés de l'Afrique de l'Ouest ou d'autres pays dont la diversité culturelle n'empêche qu'ils constituent une communauté. Dernièrement, l'Arabie Saoudite fait un certain effort pour promouvoir l'Islam en Angola; en 2010 elle a annoncé sont intention de créer à Luanda une université musulmane

 

Langues

À côté du portugais officiel, une centaine de langues sont parlées en Angola. La plupart sont des langues bantoues, mais on trouve également des langues khoïsan. Les langues africaines les plus répandues sont l'umbundu, le kikongo et le kimbundu. Ce sont les langues des ethnies dominantes.

Éducation

Avant le XXe siècle siècle, les Africains se transmettaient leur savoir-faire (médecine, menuiserie, agriculture) en famille.

Les colons portugais ont construit les premières écoles primaires. À l'indépendance, le taux de scolarisation chez les jeunes se situaient à 15%. Depuis l'indépendance les organismes d'aide internationale et surtout le Vatican ont construit de nombreuses écoles primaires et secondaires.

Société

Avant l'arrivée des Européens, la propriété privée n'existait pas, le capital (agricole, minier) étant entre les mains de la tribu. Lors d'une guerre, c'est également la tribu qui prend possession des captifs, un esclave qui s'enfuit peut être recueilli par une autre chefferie, mais il est à leur mercie. L'homme seul, sans clan, sans tribu, n'est rien.

Les gens habitaient dans des huttes. Lors de la colonisation au XIXe siècle, les Portugais ont construit les premières ville et aménagé de belles résidences en dur, réservées aux colons blancs. Les villes comprenaient une cité européenne et une cité indigène. Les disparités entre quartiers dans les villes sont encore visibles aujourd'hui. Les Portugais ont construit quelques écoles, mais c'est surtout pendant la guerre d'indépendance (1961) que s'accélère l'occidentalisation (taux de scolarisation passe de 4% à 15%), l'indépendance renforce encore ce phénomène. Dans un des pays les plus pauvres du monde, nombreux sont encore les paysans et les femmes qui marchent pied et seins nus, même à Luanda, tandis que les nouveaux riches qui ont hérité le pouvoir des colons font des études universitaires et suivent de plus en plus la mode brésilienne (radio, télévision, vêtement).

Comme dans beaucoup de pays du tiers-monde, les hommes travaillent et les femmes ne s'occupent que du foyer et de l'éducation des enfants. Les filles vont rarement à l'école. Les gens ont des familles nombreuses. Néanmoins les sociétés ont été brisées par la guerre civile, nombreux sont les orphelins, les blessés graves ou les ex-enfants soldats. Le système de formation est médiocre et repose sur l'aide internationale.

Depuis l indépendance, le Mouvement populaire pour la libération de l Angola(MPLA) conserve le pouvoir politique, et certains de leur élites ont fait main basse sur l économie du pays. l ethnie au pouvoir est composé à une large majorité d umbundu, d une infime minorité de Métis, et de quelques kikongo ).

 

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Date de dernière mise à jour : mercredi 03 octobre 2012

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