Géographie du Botswana

Madagascar l'Île Empreinte

République du Botswana

Lefatshe la Botswana

 

 

GEOGRAPHIE

Le Botswana, en forme longue la République du Botswana, en tswana Lefatshe la Botswana, est un pays d'Afrique australe sans accès à la mer, entouré de l'Afrique du Sud au sud et sud-est, de la Namibie à l'ouest, de la Zambie au nord et du Zimbabwe au nord-est. Les habitants s'appellent les Botswanais. Autrefois, le protectorat britannique était appelé Bechuanaland. Le Botswana adopta son nom après son indépendance à l'intérieur du Commonwealth le 30 septembre 1966. Sa capitale est Gaborone. Son économie est, majoritairement liée à son voisin sud-africain, dominée par les services (43 % en part du PNB en 19992), les mines (48 %), les industries (4 %) et l'agriculture (5 %).

Devise nationale : Que tombent les pluies (Let there be rain) - Langues officielles : tswana, anglais - Capitale : Gaborone - Forme de l’État : République - Président : Seretse Ian Khama - Superficie (classé 46è) : 581 726 - Population (classé 145è) : 1 800 000 (2008) - Densité : 3,0 hab./km2 - Indépendance : du Royaume-Uni (Déclarée 30 septembre 1966) - Hymne national : Fatshe leno la rona (Que soit bénie cette noble terre).

Le Botswana s’étend en majeure partie sur le Kalahari. C’est un pays désertique, domaine d’un élevage bovin extensif. Ce pays produit une importante quantité de diamants.

Le Botswana est majoritairement plat, formant un plateau vallonné. Le désert du Kalahari est situé dans le sud-ouest du pays. Il constitue un ensemble hostile de collines rocailleuses, de marais salants asséchés et de buissons épineux. Le bassin du fleuve Limpopo est le principal relief de l'ensemble de l'Afrique australe, et notamment du Botswana. Avec 581 730 km ², le Botswana est en termes de superficie, au 45e rang mondial (juste après l'Ukraine). À titre de comparaison, il est d'une taille équivalente à celle de Madagascar.

Le Botswana est dominé par le désert du Kalahari, qui couvre pratiquement 70 % de la surface terrestre du pays. Le delta de l'Okavango, dans le nord-ouest du pays, est le second plus grand delta intérieur du monde avec une superficie de 18 000 km2. Le Makgadikgadi Pan, un grand désert de sel, est situé dans le nord.

Le Botswana possède divers types d'habitat pour la faune sauvage, dont le delta de l'Okavango, le désert du Kalahari, la prairie et la savane.

Économie

Articles détaillés : Économie du Botswana et Liste d'entreprises botswanéennes.

Le Botswana pourrait facilement passer pour un modèle de réussite économique sur le continent africain. Il a bâti son avenir sur une administration démocratique, stable, compétente et peu corrompue (Transparency International le classe régulièrement comme le pays le moins corrompu d'Afrique), une gestion prudente et un sous-sol riche en diamants (dont il est le troisième producteur mondial) et en minéraux (cuivre, nickel), mais aussi en charbon et pétrole. Ce pays, qui lors de son indépendance en 1966 était l'un des vingt-cinq plus pauvres du monde, se classe désormais parmi les plus prospères du continent. Il s'agit du seul pays au monde qui a pu afficher, lors de la période 1970-2000, une croissance annuelle moyenne de près de 9 %; il est en outre le seul pays avec le Cap-Vert en 2007et les Maldives en 2011 ayant pu sortir du groupe des pays les moins avancés, en 19943.

Cette richesse théorique est cependant menacée par une trop grande dépendance de l'économie vis-à-vis du secteur minier, ainsi que par l'épidémie de SIDA qui sévit dans toutes les couches de la population (près d'un adulte sur trois serait infecté). Ce territoire grand comme la France, mais trente fois moins peuplé, reste dans une situation enviable pour nombre de ses voisins.

 

Démographie

• Population : 1 812 547 habitants (en 2004). 0-14 ans : 40,3 % ; 15-64 ans : 55,56 % ; + 65 ans : 4,14 %

• Espérance de vie des hommes : 37 ans (en 2001) (cette estimation tient compte de la prévalence du vih qui est de 30 % environ)

• Espérance de vie des femmes : 37 ans (en 2001)

• Taux de croissance de la population : 0,47 % (en 2001); 1,2 % entre 2001 et 2005 (sources)

• Taux de natalité : 28,85 ‰ (en 2001),

• Taux de mortalité : 24,18 ‰ (en 2001)

• Taux de mortalité infantile : 63,2 ‰ (en 2001)

• Taux de fécondité : 3,7 enfants/femme (en 2001)

• Taux de migration : 0 ‰ (en 2001)

 

Culture

Artisanat

Dans la partie nord du Botswana, les femmes des villages de Etsha et Gumare sont connues pour leur aptitude à l'élaboration de paniers tressés à partir de la fibre de palmier Mokola (Hyphaene petersiana) et de colorants locaux. Les paniers sont généralement de trois types : de grands paniers lidded utilisés pour le stockage, de grands paniers ouverts pour transporter des objets sur la tête ou threshed vannage pour grains, et de petites plaques de vannage pour grains pilés.

Dans la partie sud-est du Botswana, l'artisanat local s'exprime aussi au travers de la poterie de Thamaga4 et des tissages du village d'Oodi.

Dans le désert du Kalahari, les plus anciennes peintures de cette région de l'Afrique furent l'œuvre des Khoisan (Kung San! / Bushmen) il y a environ vingt mille ans, et dépeignent la chasse, des animaux et des figures humaines.

Littérature

Les paysage du Botswana ont inspiré de nombreux romans, et quelques écrivains l'habitant développèrent la littérature de ce pays.

Bessie Head est une célèbre écrivaine du Botswana. Elle a fui le régime de l'apartheid en Afrique du Sud pour vivre et écrire sur le Botswana. Elle y a vécu de 1964 (quand il était encore le protectorat du Bechuanaland) jusqu'à sa mort, à l'âge de 49 ans, en 1986. Elle a vécu à Serowe, et ses plus célèbres ouvrages, When Rain Clouds Gather, Maru, et A Question of Power y sont exposés.

Le Botswana sert de décor à une série de romans populaires et mystérieux d'Alexander McCall Smith. Le personnage principal, Precious Ramotswe, vit à Gaborone. Le premier roman de la série,The No. 1 Ladies' Detective Agency, est publié en 1998 en Grande-Bretagne (et en 2001 aux États-Unis). Ces romans sont appréciés pour leur intérêt humain et leur couleur locale. Un film a été tourné en Kgalewood, au pied du Kgale Kgale Hill, au Botswana.

Norman Rush, qui a servi en tant que directeur du Corps de la Paix au Botswana de 1978 à 1983, utilise ce pays comme décor pour l'ensemble de ses livres publiés, qui mettent généralement l'accent sur la communauté expatriée.

Unity Dow (née en 1959) est une juge, une activiste des droits de l'homme, et écrivaine du Botswana. Elle vient d'un milieu rural qui tend vers des valeurs traditionnelles africaines de la nature. Sa mère ne savait pas lire l'anglais, et la plupart des décisions sont prises par les hommes. Elle devint avocate et une grande partie de son enseignement se fait en Occident. Son éducation occidentale lui a valu un mélange de respect et de suspicion.

En tant qu'avocate, elle est principalement connue pour ses positions sur les droits des femmes. Elle s'est portée partie civile dans une affaire qui a permis aux enfants dont seule la mère est de nationalité Botswana d'obtenir également cette nationalité. La tradition et la loi avant cette affaire indiquaient que seuls les descendants de père Botswana obtenaient la nationalité. Plus tard, elle devint la première femme Botswana juge de la Haute Cour.

En tant que romancière, elle écrivit trois livres. Ces livres concernent le plus souvent les questions relatives à la lutte entre les valeurs traditionnelles et occidentales, et marquent également son intérêt pour les questions de genre et la pauvreté du pays.

L'auteur et historienne britannique Susan Williams écrivit un livre, The Triumph of Seretse Khama and His Nation, qui raconte l'histoire du mariage et des luttes de Sir Seretse Khama et Lady Ruth Williams Khama.

Éducation

L'éducation moderne a longtemps été assurée par les seuls ordres missionnaires catholiques.

Le Botswana a fait de grands progrès dans le développement de l'éducation depuis l'indépendance en 1966. À cette époque il y avait très peu de diplômés dans le pays, et seul un très faible pourcentage de la population parvenait jusqu'à l'école secondaire.

Avec la découverte de filons de diamants et l'augmentation du budget du gouvernement qui s'en est suivi, le Botswana a acquis les moyens financiers pour développer le domaine de l'éducation. Tous les étudiants sont garantis de bénéficier de dix ans d'éducation de base, conduisant à un certificat de qualification junior. Environ la moitié de la population scolaire participe à deux autres années de l'enseignement secondaire menant à l'attribution du Botswana General Certificate of Education (BGCSE). Après avoir quitté l'école, les élèves peuvent s'inscrire dans l'un des six collèges techniques du pays, ou de prendre des cours de formation professionnelle pour l'enseignement ou pour devenir infirmières par exemple. Les meilleurs élèves entrent à l'Université du Botswana de Gaborone, une université moderne et bien équipée, avec une population étudiante dépassant les dix mille inscrits.

Les gains quantitatifs n'ont pas toujours été récompensés par un gain qualitatif. Les écoles primaires en particulier, manquent encore de ressources, et les enseignants sont moins bien rémunérés que leurs collègues du secondaire. Le gouvernement du Botswana espère qu'en investissant une large part de recettes nationales dans l'éducation, l'économie du pays deviendra moins dépendante des revenus du diamant, mais également moins dépendante des expatriés pour alimenter son marché du travail en travailleurs qualifiés.

En janvier 2006, le Botswana annonce la réintroduction des frais de scolarité après deux décennies d'éducation exclusivement financée par l'État5. Néanmoins, le gouvernement prévoit toujours d'accorder des bourses à tout étudiant de l'Université du Botswana ou si la formation n'est pas assurée localement, comme les études de médecine, lorsqu'il doit étudier à l'étranger.

 

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Date de dernière mise à jour : mercredi 03 october 2012

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