Géographie du Cameroun

  République du Cameroun

Republic of Cameroon

 recueillis par Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

 

GEOGRAPHIE

Devise nationale : Paix, travail, patrie Peace, Work, Fatherland - Langues officielles : français, anglais Capitale Yaoundé - Forme de l’État : République - Président de la République : Paul Biya - Superficie: 475 442 km2 (classé 53è) - Population (classé 58è): 19 294 149 hab. (juillet 2010) - Densité : 40,6 hab./km2 - Indépendance (de la France, du Rayaume-Uni) : 1er janvier 1960, 1er octobre 1961 - Monnaie : Franc CFA (XAF) - Hymne national Ô Cameroun, berceau de nos ancêtres - O Cameroon, Cradle of our Forefathers (Chant de Ralliement).

Le Cameroun, en forme longue la République du Cameroun, en anglais Cameroon et Republic of Cameroon, est un pays d'Afrique centrale et occidentale, situé entre le Nigeria, le Tchad, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République du Congo et le golfe de Guinée.

Ancienne colonie allemande, le territoire a été placé sous la tutelle de la Société des Nations à la fin de la Première Guerre mondiale et confié à l'administration de la France et du Royaume-Uni. L'ancien territoire sous administration française accéda à l’indépendance sous l’appellation de République du Cameroun le 1er janvier 1960. Il est rejoint par une partie du territoire sous administration britannique (Cameroons) en 1961 pour former la République fédérale du Cameroun, qui, le 20 mai 1972, fut renommée République unie du Cameroun, puis République du Cameroun depuis 1984. Le Cameroun et ses frontières actuelles résultent de la colonisation européenne, mais l'histoire de ses habitants remonte à bien plus longtemps. Avant la période coloniale au XIXe siècle, les habitants ne formaient pas un seul groupe homogène et présentaient donc différentes formes d'organisation sociale allant de royaumes structurés à des ethnies nomades.

Le Cameroun est aujourd'hui membre de droit de l'Organisation internationale de la Francophonie, ainsi que du Commonwealth.

Le Cameroun est un pays du golfe de Guinée, sur la façade occidentale de l'Afrique. Il possède 590 km9 de côtes très découpées le long de l'Océan Atlantique. Très étendu en latitude (1 200 km du nord au sud), le pays a schématiquement la forme d'un triangle dont la base longe le 2e degré de latitude Nord, tandis que le sommet, riverain du lac Tchad, atteint le 13e parallèle. Le Cameroun est entouré des pays et étendues d'eau suivants :

• le Nigeria et l'océan Atlantique à l'ouest

• la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo au sud

• la République centrafricaine et le Tchad à l'est

• le lac Tchad au nord.

Par sa superficie de 475 442 km210 et sa population d'environ 18 467 692 habitants (2008), le Cameroun est un pays de taille moyenne en Afrique.

Le pays se situe entre la bordure mériodionale du Sahara et la limite septentrionale de la forêt équatoriale du bassin du Congo au Sud. L'Ouest du pays est dominé par les Hauts-Plateaux, et comprend le massif le plus haut de toute l'Afrique de l'Ouest : le Mont Cameroun, qui culmine à 4 095 mètres; c'est le neuvième sommet du continent africain. L'Est du pays est recouvert dans sa très grande majorité d'une forêt équatoriale encore bien conservée. Le long de ses 590 km de côtes, on compte quelques cités balnéaires : Kribi, et Limbé près du Mont Cameroun.

Frontières terrestres

1 690 km avec le Nigeria • 1 094 km avec le Tchad • 797 km avec la République centrafricaine • 523 km avec la République du Congo • 298 km avec le Gabon • 189 km avec la Guinée équatoriale

Principaux cours d'eau

• Sanaga • Bénoué • Sangha • Logone • Chari • Boumba • Ngoko • Dja • Ntem • Lokoundjé • Kienké • Wouri • Dibamba • Nyong • Lobé • Moungo • Ndé • Noun • Mefou • Nkam • Makombe • So'o • Mbam • Mbéré • Kadey • Djerem • Vina.

Le relief

Les basses terres : la cuvette de Mamfé (Sud-Ouest), la cuvette de la Bénoué et la plaine du Nord

• Les plateaux : le Sud camerounais, avec une altitude moyenne de 650 m, et l'Adamaoua — le château d'eau du Cameroun — dont l'altitude moyenne est de 1 000 m11 mais qui s'élève jusqu'à 2 650 m12.

• Les hautes terres de l'Ouest : un bloc du socle soulevé et recouvert d'épanchements basaltiques, disposé en un arc de cercle appelé la dorsale camerounaise. Les sommets vont de 1 500 à 4 000 m. Les massifs les plus connus sont les monts Mandara (Extrême-Nord), Alantika (Nord), et les volcans encore en activité d'Oku (Nord-Ouest) et du mont Cameroun (Sud-Ouest) qui est, à 4 095 m d'altitude, le point culminant de l'ouest de l'Afrique.

Le climat

Le domaine équatorial, caractérisé par des précipitations abondantes, des températures élevées et stables et une végétation se dégradant au fur et à mesure qu'on s'éloigne de l'équateur. On distingue les plateaux du Centre et du Sud avec quatre saisons bien tranchées : saison de pluie (de mars à juin), petite saison sèche (juillet et août), saison de pluie (de septembre à novembre), grande saison sèche (décembre à février), et la zone occidentale (Littoral, montagnes du Sud-Ouest et hauts plateaux de l'Ouest) avec ses pluies surabondantes qui tombent pendant 9 mois d'affilée de mars à novembre.

• Le domaine tropical, avec des températures élevées et des pluies peu abondantes, de type soit soudanien (une saison pluvieuse de mai à octobre, une saison sèche de novembre à avril), soit sahélien, marqué par des pluies très irrégulières, mais absentes de décembre à mars.

les températures les plus basses sont 17 à 18 degrés et les plus élevées sont 30 à 32 degrés.

Économie

Le Cameroun dispose de ressources naturelles agricoles (bananes, cacao, café, coton, miel), forestières, minière et pétrolière. Son PIB (environ 42.750 Mds de $ au total pour 3.923 Mds de budget de l'État en 2009 et par habitant 2300 $ en PPA) représente la moitié de celui de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ce qui lui confère une place importante au niveau régional. Le taux de croissance du PIB, en 2008 était de 3.9 .

La dette publique constitue 14.3 % du PIB (est. 2009), ce qui lui confère le 116e rang mondial1

La dette extérieure est de 2.929 milliards $ (est.2009). Rang mondial = 1231

De 1965 à 1985, le Cameroun a connu une croissance soutenue (plus de 15 % par an en moyenne), portée par les prix des matières premières et a longtemps été parmi les pays les plus prospères du continent africain. La situation économique s'est ensuite fortement dégradée jusqu'à la dévaluation, en janvier 1994 du franc CFA, précédée par une diminution drastique des salaires de l'ordre de 70 %. Après une décennie de récession caractérisée par une forte baisse du PIB (-30 % entre 1985 et 1993) et une chute de 40 % de la consommation par habitant, le Cameroun a renoué avec la croissance économique depuis 1994 avec une moyenne de 5 % par an.

En 1995, la population active se répartissait comme suit : 80 % dans le secteur primaire, 13 % dans le secondaire et seulement 7 % dans le tertiaire.

75 % de la main-d'œuvre urbaine travaillerait dans le secteur informel (secteur du travail non déclaré et donc en principe à faibles revenus) et 6 ménages sur 10 tireraient au moins une partie de leurs revenus de ce secteur informel. Cette importance du secteur informel aurait tendance à croître de plus en plus depuis la crise économique. Il permettrait de remédier partiellement au problème du chômage (20 % de la population en 1995, 30 % en 2003).

Ressources naturelles : pétrole, bauxite, fer, bois, houille blanche, cobalt, nickel, manganèse, diamant, gaz naturel.

Le Cameroun conserve trois atouts : une production agro-alimentaire autosuffisante à 95 %, une industrie du bois et d'hydrocarbures performante et une production d'aluminium assise sur d'importantes réserves de bauxite.

Malgré son potentiel naturel, minéral et humain énorme, le Cameroun souffre encore aujourd'hui de plusieurs maux qui empêchent un véritable décollage économique : la corruption, une production énergétique déficitaire par rapport à la demande, des finances publiques insuffisamment assainies, une attractivité pour des investissements de capitaux privés et étrangers en retrait par rapport à d'autres pays, une lourdeur administrative souvent handicapante. À cela s'ajoute une inadéquation entre la formation des jeunes et les besoins du marché de l'emploi qui aggrave le chômage et l'ampleur du secteur informel.

Le secteur de l'élevage participe à près de 165 milliards de francs CFA à la formation du Produit intérieur brut (PIB) et procure des revenus à environ 30 % de la population rurale14.

Démographie

La population du Cameroun est estimée en 2008 à 18 millions d'habitants. En janvier 2010, la population du cameroun était estimée à 19 406 100 habitants.

En 2001, 6 villes dépassaient le seuil des 200 000 habitants : Douala (la capitale économique, 1,5 million d'habitants en 2001), Yaoundé (la capitale politique et siège des institutions, environ 1,25 million d'habitants en 2001), Garoua (environ 357 000 habitants en 2001), Bamenda (environ 316 000 habitants en 2001), Maroua (environ 272 000 habitants en 2001) et Bafoussam (environ 242 000 habitants en 2001).

Cependant, les estimations démographiques varient selon les sources, faute de recensement (le dernier datant de 1987). Selon le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune (en se basant sur les dossiers speciaux hebdomadaires dans une ville du pays au cours des années 2008 et 2009), les dix agglomérations les plus peuplées seraient : Douala (2,2 millions d'habitants), Yaoundé (1,7 million), Garoua (600 000), Bafoussam (400 000), Nkongsamba (300 000), Bamenda (280 000), Edea (250 000), Kribi (220 000), Maroua (220 000) et N'Gaoundéré (200 000). Le Cameroun compterait au total une vingtaine de villes ayant au moins 50 000 habitants.

Selon les résultats du dernier recensement 15, le Cameroun compte toujours un peu plus de femmes (50,6 %) que d’hommes (49,4 %). La moitié de la population a moins de 17,7 ans et le poids démographique des moins de 15 ans se situe à 43,6 %. Les personnes âgées de plus de 60 ans ne représentent que 5,5 % de la population totale15.

Malgré une démographie urbaine en constante croissance, une majorité (de 55 à 65 % selon les estimations) de la population demeure en zone rurale.

Les provinces les plus densément peuplées (plus de 100 habitants par km²) sont les provinces de l'Ouest, du Littoral, de l'Extrême-Nord et du Nord-Ouest. Par contre, les provinces de l'Adamoua, de l'Est et du Sud sont très faiblement peuplées (moins de 15 habitants par km²).

 

Différents groupes socioculturels sont représentés au sein de la population camerounaise. Ainsi, les Peuls des savanes du Nord se sont souvent organisés en Lamidats dirigés par un Lamido, l'équivalent d'un chef de village. Leurs constructions sont encore visibles à ce jour et leurs coutumes perdurent. Les populations du Centre et du Sud possèdent également leurs coutumes, caractérisées par une très grande diversité linguistique. Les habitations des anciens chefs traditionnels ont presque disparu au profit de constructions modernes, la zone étant la plus développée du pays, mais plusieurs monuments commémoratifs y sont érigés.

Les Bamiléké (peuplant le grand Ouest du pays, renommés pour leurs créations artistiques, utilisent surtout leur dynamisme dans le commerce, où ils excellent), les Beti (groupe principal de la zone forestière du centre, sud et est), les Bassa les Yabassi les DIBOM (au centre-ouest-et le littoral géographique du pays) et les Sawa et apparentés (peuplant la zone côtière) sont les autres principaux peuples.

Les Bassa sont majoritairement installé dans plusieurs villes, en commençant par Eseka en passant par Edea jusqu’à Yabassi et un peu dans le Moungo et le Wouri.

Les Bassa sont structuré en plusieurs petits groupes tel que les Bassoh, Yabassi-bassi, Dibom, Mbang, Dibombari, etc.

Les pygmées du Sud vivent principalement dans la forêt.

Les religions

Le Cameroun, État laïque, est composé :

• d'environ 70 % de chrétiens :

o les catholiques (38,4 % de la population) sont répartis en 22 diocèses. Leur plus haut dignitaire est Mgr Tumi, cardinal archevêque émérite de Douala ;

o les orthodoxes : 0,5 % ;

o les protestants (26,3 % de la population) sont répartis principalement sur le littoral et les provinces anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ;

o les autres chrétiens : 4 % ;

• de 20,9 % de musulmans, concentrés dans l'Adamaoua, le Nord et l'Extrême Nord ;

• de 5,6 % d'animistes ; les adeptes des religions traditionnelles sont principalement présent à l'Ouest, au Sud et à l'Est ;

• d'1 % d'autres religions ;

• de 3,2 % de libre-penseurs.

Selon certaines sources du ministère de l'Administration territoriale, seules 80 congrégations, sur la centaine qui fonctionne, ont reçu du gouvernement les autorisations nécessaires.

Réfugiés au Cameroun[modifier]

En 2007, le Cameroun a hébergé près de 97 400 réfugiés et demandeurs d’asile, dont environ 49 300 provenant de la République Centrafricaine, 41 600 du Tchad et plusieurs milliers du Nigeria, du Rwanda, de la République Démocratique du Congo (Congo-Kinshasa), du Burundi, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Libéria ainsi que d’autres pays17. Une importante proportion d’entre eux vivait dans les provinces de l’Est et de l’Adamaoua. Tel que rapporté dans le World Refugee Survey 2008 du Comité américain pour les réfugiés et les immigrants18, les réfugiés et les demandeurs d’asile ne pouvaient pas travailler légalement en 2007 au Cameroun mais ils étaient libres de voyager dans le pays et de s’établir là où ils le désiraient.

La santé et le développement humain[modifier]

Article détaillé : Santé et niveau de vie au Cameroun.

La santé ainsi que le développement humain au Cameroun sont encore très bas. D'après l'OMS, il y aurait un médecin pour 10 400 habitants au Cameroun. En 2007, le PNUD, dans son tableau d'IDH (Indice de développement humain), classait le Cameroun à la 141e place sur 177. On remarque aussi une répartition inégale des services médicaux dans le pays, et ce sont les zones enclavées du Grand Nord et de l'Est du pays qui en pâtissent le plus.

Cependant, de nombreux efforts ont été fournis depuis plusieurs années pour diminuer la pauvreté et garantir un accès équitable aux soins médicaux.

Éducation et formation académique[modifier]

Le Cameroun compte 7 universités d'État (Yaoundé I- Ngoa-Ekelle, Yaoundé II-Soa, Douala, Buea, Dschang, N'Gaoundéré-Dang et Maroua), une dizaine d'universités privées (dont l'Université Catholique d'Afrique Centrale située à Yaoundé, l'Université des Montagnes à Bagangté, l'Université Adventiste de Nanga Eboko) et une cinquantaine d'instituts universitaires parapublics et privés répartis dans l'ensemble du territoire. En 2008, on dénombrait plus de 140 000 étudiants au Cameroun.

On dénombre aussi des centaines d'établissements d'enseignement maternel, primaire, secondaire. Dans les grands centres urbains, l'alphabétisation est presque universelle alors que certaines régions du Cameroun, notamment la zone septentrionale, souffrent encore d'une sous-alphabétisation, ce qui n'empêche pas le pays d'afficher un taux d'alphabétisation d'environ 80 % selon l'UNICEF (un des taux les plus élevés du continent africain) ou de 70 % selon CIA World factbook. Cependant, le pays doit faire face à une pénurie d'enseignants, pas souvent très bien formés ou alors démotivés par une rémunération indigente.

Au Cameroun, l'entrée à l'école maternelle se fait en général à l'âge de trois ans. Le cycle primaire dure 8 ans, aboutissant à l'obtention d'un CEP (Certificat d'Études Primaires).

L'accès au cycle secondaire se fait généralement par le biais d'un concours dit d' "entrée en classe de 6e". Il est à noter qu'au Cameroun, le terme "lycée" désigne un établissement public, tandis que le qualificatif "collège" est attribué à un établissement privé. Le cycle secondaire dure 7 ans et il est sanctionné par trois diplômes : le BEPC (Brevet d'Études du Premier Cycle, délivré après avoir accompli les quatre premières années), le Probatoire (niveau Première) et le Baccalauréat (niveau Terminale), ouvrant l'accès aux études universitaires.

Dans les écoles primaires et secondaires, les heures de cours vont du lundi au vendredi de 7:30 à 15:30, avec une pause d'une heure à midi, à l'exception du mercredi où les cours s'arrêtent à 12:30. Dans plusieurs établissements, des cours sont aussi dispensés le samedi matin, selon le niveau d'études (généralement les classes d'examen).

La rentrée scolaire au Cameroun a lieu traditionnellement le premier lundi de septembre (sauf si celui-ci est le 1er septembre). L'année scolaire, à cheval sur deux années civiles, est divisée en trois trimestres d'inégale longueur : le 1er allant de septembre à décembre, le 2e de janvier à mars et le 3e d'avril à mai. Les épreuves des examens officiels (CEP, BEPC, Probatoire, Baccalauréat) se déroulent au mois de juin, en une seule session (il n'y a pas de session de rattrapage et l'oral au Baccalauréat a été annulé en 1993), à l'exception des épreuves sportives qui se tiennent souvent en mai.

La rentrée universitaire a lieu traditionnellement en octobre.

• Enseignement supérieur au Cameroun

• Liste des établissements scolaires camerounais

Langues

On recense au Cameroun plus de 200 langues, dont le bamoun, le bankon, l'éton, l'ewondo, le douala, le bassa, le yabassi, le dibom, le mbang, le bakweri, le bulu, le peul ou foufouldé, les langues bamiléké composées de plusieurs sous-ensembles comme le feʼefeʼ ou nufi (à Bafang), le ghomala' (à Bafoussam, Baham, Bandjoun, Batié, Bansoa, Bandenkop, ...), le medumba (à bangangté), le yemba (à dschang), le ngombaʼa (à Bamesso), et bien d'autres. Ce qui fait que, contrairement à la majorité des pays africains, le Cameroun n'a pas de langue régionale dominante ou commune. La jeunesse urbaine a créé une forme d'argot complexe dit camfranglais (mélange de français, d'anglais, de locutions dialectales camerounaises et de verlan) qui varie selon les villes. Par ailleurs, le pidgin english sert parfois de lingua franca aux commerçants et, en 2011, à une chaîne de télévision privée pour ses émissions d'informations.

En ce qui concerne les langues officielles, le français (plus de 80 % de la population est francophone, la plus grande ville, Douala, étant francophone à 99 % en 2010, en augmentation par rapport a 200719) et l'anglais (parlé dans deux subdivisions administratives limitrophes du Nigeria anglophone) sont les deux langues de l'administration, de l'enseignement et des médias. Ce bilinguisme est un héritage de la colonisation et permet au Cameroun de faire à la fois partie du monde francophone et anglophone. Malgré tout, le français est largement avantagé dans l'administration et les médias par le fait de la majorité démographique des francophones. Certains anglophones se plaignent de discrimination à l'égard de leur langue.

Cependant, le bilinguisme est officiellement encouragé par le gouvernement et la plupart des documents officiels lus ou écrits le sont dans les deux langues. La chaîne unique de la CRTV émet notamment ses informations dans les deux langues par alternance. Par ailleurs, cinq des sept universités publiques sont bilingues, une entièrement anglophone (University of Buea) et de nombreux lycées et écoles primaires bilingues existent sur l'ensemble du territoire.

 

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Date de dernière mise à jour : mercredi 03 octobre 2012

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