Géographie de Madagascar

Madagascar l'Île Empreinte

République de Madagascar

Repoblikan'i Madagasikara

 

La géographie de Madagascar : une île aux multiples panoramas !

Description :

Tout d’abord, qu’est ce qu’une île ? Il faut avoir suivi tous ses sentiers et constaté que tous viennent se perdre dans l’éparpillement des plages et buter contre le rouleau des vagues.

Comme par magie, cet étrange continent du Gondwana, l'île de Madagascar est apparue il y a 16 millions d'années, quand un morceau de l'Afrique du Sud s'est détaché.

On a comparé l’île de Madagascar à un gigantesque navire mouillé à quelques encablures du continent Africain. Cette île constitue un vaste reliquaire géologique, botanique, zoologique. C’est l’île du riz, du bœuf à bosse, des zébus…Cette grande terre ne mesure pas moins de 590.000 kilomètres carrés de superficie. Elle étire ses 1 600 kilomètres de longueur sur 14 degrés de latitude Sud, entre les parallèles 11°57’ et 25°38’. Sa largeur varie entre 450 et 570 kilomètres avec taille étranglée sur un côté, à mi-hauteur autour de Morondava. Orientée Nord-Nord Est/Sud-Sud Ouest, l’île est séparée de l’Afrique par le canal de Mozambique (400km). Le tropique de Capricorne traverse le Sud malgache un peu au Nord de Tuléar. Située dans la zone tropicale, la Grande Ile est affectée par les phénomènes de l’alizé du Sud-Est et la mousson du Nord-Est. Elle est située également dans le champ de parcours des cyclones si fréquents dans l’Océan Indien, pendant les mois de Janvier, Février et Mars. Des pluies fines arrosent le littoral de la côte Est. La côte Est, chaude et humide convient bien aux cultures tropicales telles que café, vanille, canne à sucre. La côte Nord-Ouest est l’aire prospérité du cocotier et des plantes à parfums. Dans la région centrale, le climat est tempéré à cause de l’altitude. Vers le Sud règne un climat subdésertique. Une végétation xérophile pousse un peu partout dans cette partie de la Grande Ile. La côte Ouest est chaude.  

 

Carte d’identité Madagascar

 

- Situation géographique : dans l'océan Indien, à 9 000 km de Paris, à 400 km à l'est des côtes africaines, au sud des Comores et de Mayotte, à l'ouest de l'île Maurice et de La Réunion.

- Population : environ 20 millions d'habitants (estimation juillet 2008) et 27 millions d'habitants prévus en 2023.

- Densité : 34,1 hab./km².

- Superficie : 587 000 km² (4 800 km de côtes).

- Espérance de vie : selon les sources, peu fiables, à peine 60 ans.

- Capitale : Antananarivo (Tananarive). 1,6 million d'habitants ; près de 2 millions pour le grand Tananarive.

- Langues officielles : le malgache et le français.

- Monnaie : l'ariary a officiellement remplacé le franc malgache depuis janvier 2005.

- Régime : république démocratique à caractère présidentiel.

- Président de la Haute Autorité de transition : Andry Rajoelina depuis 2009, pour théoriquement 2 ans. Premier ministre : Monja Roindefo.

- Groupes ethniques : 18 officiellement, sans compter quelques sous-groupes. Communautés d'Indo-Pakistanais, de Chinois, de Comoriens et d'Européens, dont une forte communauté de Français (environ 25 000).

1) Merina : Les Merina représentent la population habitant dans la province d’Antananarivo. En provenance de Malaisie ou d’Indonésie, les Merina, "Ceux du pays élevé" ont une allure asiatique prononcée. Depuis le roi RALAMBO, la civilisation merina demeure une ethnie hiérarchisée. Groupe dominant, ayant écrit la majeure partie de l’histoire de Madagascar, il comprenait trois classes sociales proches des castes : - Les "Andriana" (nobles) d’où proviennent tous les souverains de l’Imerina. - Les "Hova" (roturiers ou bourgeois) - Les "Andevo" (esclaves) ils se devaient de servir les souverains merina au même titre que les cerfs de la monarchie française. Une quatrième caste vient s’ajouter aux précédentes, les "Mainty", esclaves noirs déportés du continent africain à partir du XIXe siècle. Bons agriculteurs, ils occupent aussi l'essentiel des postes de la fonction publique et des entreprises économiques.

2) Betsileo : Betsileo ou "Les nombreux invincibles", il semblerait qu’ils soient originaires d’Indonésie. Ils sont réputés par le développement de leur riziculture en terrasse, grâce à d’ingénieux systèmes d’irrigation, sans nul doute, précieux héritage transmis par leurs ancêtres. C'est la 3ème ethnie par le nombre. On la retrouve sur les Hautes Terres d' Ambositra à Fianarantsoa. Les Zafimaniry sont une sous-éthnie rattachée aux Betsileo. Ce sont d'excellents bûcherons et artisans du bois. Les paysans Betsileo vivent en villages communautaires et sont très soudés entre eux. Le concept de fihavanana, d' harmonie sociale est central à leur culture.

 

3) Betsimisaraka : Le royaume des Betsimisaraka "les nombreux qui ne se séparent pas" s'étale sur toute la côte nord-est de l’île, de Sambava (au nord) à Mananjary (au sud). Il représente le groupe le plus important de la côte Est de Madagascar.

Ce peuple est né de la réunion de nombreux clans et royaumes au début du XVII ème siècle sous l'autorité des Rois Ramanao et Ratsimilaho.

Leur habitat traditionnel est construit sur pilotis, une protection contre les eaux et l’humidité car cette région est celle des grandes pluies tropicales, de la forêt dense et de la végétation luxuriante.. Les parois et les toitures sont surtout constitués par des végétaux comme le ravinala.

 

4)Sakalava : Leur nom que l’on traduit par "Ceux de la longue plaine" signifie en réalité l e long pays de Saka . La province d’Isaka (d’où vient le mot Saka) est située sur la côte Sud-Est de la Grande Ile, d’où étaient issues les principales familles Sakalava, avant leurs migrations successives et leur établissement dans l’Ouest de Madagascar. Le royaume sakalava, le plus vaste de tous les autres ethnies s’étend sur tout le long de la côte Ouest du pays. Depuis Ambanja au nord jusqu’à Tuléar dans le sud, cette grande étendue rend difficile toute unité, ils se sont alors répartis en deux groupes: - la dynastie de Boina pour le nord et celle - du Menabe pour le sud. De nos jours, ils sont encore structurés en royautés délimitées sur des territoires de 40km sur 30km environ. Chaque territoire est placé sous l'autorité traditionnelle d'un roi, d'une reine, d'un prince ou d'une princesse. A l’origine, ces populations étaient de tradition pastorale et nomade, aujourd’hui leurs styles de vie se sont diversifiés et certains Sakalava se sont détournés de l’élevage.

5) Antaisaka : Les Antaisaka sont surtout regroupés dans le sud de la côte Est dans la province de Fianarantsoa. D'après l’histoire, Andriamandresy, un prince sakalava, quitta la région du Bas-Mangoky et s’installa sur les rives de Mananara. Il y constitua un nouveau royaume, les Antaisaka, (venant de Antaisakalava) nom qui signifie "Ceux qui viennent des Sakalava". De renommée guerrière, il donna du fil à retordre à plusieurs envahisseurs venus tenter de les conquérir et notamment à la Reine Ranavalona 1ère qui envoya près de 10 000 soldats au XIXème siècle pour les dominer. Les Antaisaka pratiquent le culte des morts avec un grand faste.

 

6) Antandroy : "Ceux des épines" occupent l’extrême sud de l’île.

Leur nom se référencie à l’univers épineux qui les entoure.

Le principal activité des Antandroy consiste à fabriquer et à vendre du charbon, vient ensuite la confection de beaux bijoux en argent.

Semi-nomades ils se consacrent également à guider leurs zébus dans une quête errante de pâturages sur une terre inhospitalière.

 

  7) Mahafaly : « Qui rend heureux » ou "Qui rend tabou" les Mahafaly, voisins des Antandroy vivent sur le grand plateau calcaire qui borde la côte Sud-Ouest du pays. Cette région aride est réputée pour sa grande sécheresse et pour sa végétation rare, faite d’épineux.

Les Mahafaly, peuple de pasteurs, vivent en petits groupes clairsemés dans des conditions extrêmes, se nourrissant de maïs, de mil, de lentilles, de manioc et de tubercules sauvages et ont un amour immodéré pour les boeufs. La population est très attachée au sacré et au respect des ancêtres. Leurs tombeaux funéraires sont ornés de nombreux Aloalo, poteaux de bois sculptés et incrustés de motifs géométriques, illustrés par des scènes de vie. Excellents sculpteurs, leur art s’épanouie dans l’orfèvrerie et la sculpture du bois.

 

8) Vezo : Groupe descendant des Sakalava de Menabe, le peuple Vezo est situé dans le Sud-Ouest de l’île de Morombe (au nord) à Tuléar (au sud). Marins depuis toujours, ils vivent en parfaite harmonie avec ce lagon où ils pêchent, armés de filets, de harpons et de piques. Les Vezo, qui signifient "pagayeurs" ou "nomades de la mer" sont d'excellents marins. À bord de petits pirogues à balancier, ils pêchent et capturent anchois, requins et toutes autres proies qui passent dans de leurs filets en nylon ou avec ceux en fibres de baobab parés de coquillages. Le fruit de leur pêche, généralement séché et fumé est ensuite vendu ou troqué contre des produits comme tissus, pétrole, sel etc ... Par ailleurs, contrairement à la majeure partie des malgaches, les Vezo ne pratiquent pas la circoncision.

9) Bara : Peut-être d’origine Bantoue, population de l’Afrique sud-équatorial, le peuple Bara est l'ethnie la plus africaine. Elle vit dans les plateaux inférieurs du Centre-Sud de l’Ile. Les Bara sont des nomades qui parcourent les grands espaces à la tête d’immenses troupeaux de zébus, symbole de richesse et fierté de tout un peuple. Le vol de bétail, encore d’actualité, est une tradition ancestrale. Acte glorieux et courageux, par lequel, le Dahalo (voleur de bétail) prouve sa bravoure et ainsi reçoit les faveurs des belles demoiselles Bara. Dès leur plus jeune âge, les Bara sont initiés au rodéo ainsi qu’à la lutte à mains nues appelée Ringa. Ces manifestations sont l’occasion de réunir la population nomade Bara. Ces fêtes sont accompagnées de musique et de la curieuse danse du Papango, au cours de laquelle un homme  juché sur un poteau de bois mime l’envol d’un oiseau de proie.

10) Antakarana : Les Antankarana qui veulent dire "Ceux du rocher" tirent leur nom à leur habitat. Effectivement, ils occupent le massif de l’Ankarana à l’extrémité nord du pays d’Ambilobe au Cap d’Ambre dans la région de Diégo Suarez (Antsiranana). Ce groupe serait une branche Sakalava qui aurait émigré vers le nord au cours du XVIIe siècle, Ils sont les cultivateurs et éleveurs. Ayant subi de nombreuses invasions et colonisations, ce peuple est aujourd’hui très métissé. Historiquement, ils sont sans doute le peuple ayant opposé l'une des plus farouches résistances face à la domination Merina.

11) Antemoro : «ceux du littoral», ce sont en grande partie des cultivateurs.

12) Antaifasy : «ceux qui vivent dans les sables», sur la cote est.

  13) Masikoro : agriculteurs du sud de l’île.

 

 

 

 

14) Antambahoaka : un groupe du Sud-Est d’origine arabe; ils se disent descendants de Raminia, un personnage parti de la Mecque vers le Xe ou le XIe siècle.

 

15) Tsimihety : Le territoire traditionnel tsimihety se localise entre celui des Antankarana au nord, des Sihanaka au sud, des Sakalava à l'ouest et des Betsimisaraka à l'est.

Opposé à la politique d'unification soumis par les souverains Merina, le peuple Tsimihety s'est battu violemment pour lutter contre cette domination. Aussi le mot tsimihety qui veut dire "Ceux qui ne se coupent pas les cheveux" vient du fait que ces derniers avaient refusé de porter le deuil de Radama Ier. Le premier président de la République malgache, Philibert Tsiranana, est d'origine tsimihety.

16) Tanala : «ceux qui vivent dans la forêt», vivent sur les falaises de la côte Est, dans la forêt; ils détiennent un grand savoir sur les plantes médicinales.

17) Bezanozano : "Ceux aux nombreuses tresses", le nom Bezanozano qui signifie les nombreux qui ont de petites tresses provient de leurs coiffures originales confectionnées avec les rameaux d'un arbre sacré, le Zano, à la fois ornement et talisman que les femmes mettent dans leurs cheveux. Leur royaume s’étendait, avant la domination Merina du roi Andrianampoinimerina jusqu’au village d’Ambatomanga. Aujourd’hui, la population Bezanozano vit dans la vallée du fleuve Mangoro, la région de l’Ankay et à proximité de la ville de Moramanga. Tout comme les autres habitants des hautes terres, ils vivaient dans des villages fortifiés, situés au sommet des plus hautes collines. Autrefois, les Bezanozano étaient spécialisés dans le transport de marchandises, à dos d’hommes entre la capitale et la côte Est.                                Les denrées étaient portés à dos d’homme à des distances considérables et dans des conditions difficiles.

18) Sihanaka : Situés dans le Nord-Est du royaume Merina, les Sihanaka, "Ceux qui errent autour des marais", se trouvent autour du lac Aloatra, le plus grand lac de la région de l’Est.

Originaires des régions marécageuses des environs de Vangaindrano et descendant des Antaisaka, les Sihanaka sont d'excellents pêcheurs et riziculteurs.

Ils ont drainé cette région qui est encore considérée comme le grenier de Madagascar.

Les principales communautés des plateaux sont les Merina, qui représentent le quart de la population (25 %), et leurs cousins les Betsileo (12 %). Les membres de ces deux groupes descendent essentiellement d'immigrants venus de Malaisie et d'Indonésie, qui colonisèrent Madagascar il y a environ 2000 ans. Les régions côtières sont habitées surtout par des populations métissées de Malais, d'Indonésiens, de Noirs africains et d'Arabes; parmi ces groupes, citons les Betsimisaraka (10,9 %), les Sakalava (6 %), les Antaisaka (5 %), les Antandoy, les Mahafaly et les Vezo.

- Religions : Pour ce qui est de la religion, on compte 51 % de chrétiens (dont 26 % de catholiques et 23 % de protestants), 47 % d’animistes (croyances traditionnelles), 1,7 % de musulmans et 0,3 % se réclament d'autres religions. Les animistes pratiquent le famadihana, culte des ancêtres consistant à changer le linceul des défunts, à nettoyer leurs ossements, et à appeler leur participation à une fête et un banquet. Par ailleurs, les membres de la minorité chinoise pratiquent le bouddhisme ou le taoïsme.

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la réserve naturelle intégrale des Tsingy de Bemaraha (1990), la colline royale d'Ambohimanga (2001), les forêts de l'Atsinanana (2007).

Situation géographique

Géographie

Située au sud de l’Équateur, dans l’océan Indien, Madagascar est la cinquième île la plus grande du monde (587 000 km²3) après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo, séparée du continent africain par le canal du Mozambique. La distance entre la façade ouest de Madagascar et les côtes du Mozambique en Afrique de l'est est estimée à environ 400 km.

La Grande île, parfois appelée « l’Île rouge » en référence à la latérite qui colore ses plateaux, s’étire sur 1 580 km du nord au sud et 500 km d'est en ouest avec un maximum à 575km. Madagascar a pour voisines l'archipel des Comores (300 km au nord-ouest), La Réunion (800 km à l’est), mais aussi l'Île Maurice (à l’est) et les Seychelles (au nord). Une chaîne montagneuse parsemée de massifs coupe la Grande Île dans le sens nord-sud à une altitude moyenne de 1000 à 1 500 mètres (les Hautes Terres représentent 70 % de la superficie du pays). La moitié ouest, la plus large et la plus étalée, est occupée par des plaines alluvionnaires à faible déclivité, depuis les hautes terres du centre jusqu’au canal du Mozambique, tandis qu’à l’est une étroite bande de falaises s’aplanit brusquement en une mince plaine côtière bordée par l’océan Indien. La région nord, volcanique, est isolée par le massif le plus élevé de l’île (où culmine le Tsaratanana de 2 876 m). Le « grand sud » semi-aride est partagé entre plateaux calcaires (sud-ouest), plaine sèche (pointe sud) et chaînes anosyennes (sud-est).

L’Alaotra (182 km²) est le plus vaste des cinq grands lacs de Madagascar. L’originalité de Madagascar, qui a pour emblème l’arbre du voyageur (ravinala), réside dans son extrême diversité : la variété du relief et du climat a favorisé la biodiversité d’une flore et d’une faune caractérisées par un important taux d’endémisme.

L'île de Madagascar, située dans l'océan Indien à 400 km à l'est des côtes africaines, est le territoire qu'occupe la république de Madagascar. Le canal du Mozambique la sépare du continent.

L’île de Madagascar s’est séparée du continent africain il y a environ 165 millions d'années, en raison de la dérive des continents. Elle peut être divisée en cinq régions géographiques : la côte est, le massif Tsaratanana, les hauts plateaux du centre, la côte ouest et le sud-ouest. Les altitudes maximales longent la côte est.

S'étirant sur 1 600 km du nord au sud et sur 600 d'ouest en est, l'île offre les paysages les plus variés. Au nord-est, ce ne sont que forêts humides et luxuriantes, où poussent à foison un millier d'espèces d'orchidées, dont la vanille, mais aussi diverses lianes fleuries, des caféiers, bananiers, girofliers, poivriers et litchis. Ces forêts offrent un contraste saisissant avec les paysages du grand sud, qui ressemblent au bush d'Afrique australe et se résument en savanes sèches et broussailles revêches. Seules taches de couleur - et de vie - à émerger de ce morne paysage ocre monochrome : les tombeaux, ornés de fresques représentant le métier ou les circonstances de la mort du défunt. Entre ces paysages extrêmes, il y a les Hautes Terres centrales. De Fianarantsoa à Tananarive, ce ne sont que rizières en terrasses, sculptées dans les collines, et dotées d'ingénieux systèmes d'irrigation.

Géographie et climat Madagascar

Du nord au sud, le pays est traversé par une longue épine dorsale centrale appelée les Hautes Terres. Plus proche de l'océan Indien que du canal du Mozambique, elle tombe brutalement en falaise sur une mince bande de plaine côtière, la côte est. De l'autre côté, elle descend plus doucement vers les vastes plaines de la côte ouest bordant le canal du Mozambique.

Le Centre ou les Hautes Terres

Anciennement mais improprement appelée « hauts plateaux », cette région couvre près des trois quarts de l'île, s'appuyant du nord au sud sur trois massifs montagneux.

La côte est

De Fort-Dauphin à la côte de la Vanille, sur une bande de 50 km de large en bordure de l'océan Indien et la plupart du temps arrosée par les pluies, alternent forêts tropicales, canaux de navigation et quelques rares plages protégées des requins.

La côte ouest

Vastes plaines décrochant en douceur des Hautes Terres, l'Ouest ne se parcourt pas au sol du nord au sud sans repasser par le centre du pays ou sans prendre un avion. De la pointe nord à la région de Majunga très aride, jusqu'à la région de Morondava, où les baobabs poussent comme des champignons, la côte ouest, protégée par le canal de Mozambique, connaît un climat très sec

Le Sud

Dans un triangle Ihosy - Tuléar - Fort-Dauphin (hormis Fort-Dauphin même), c'est le règne du bush épineux, ne reçoit que 500 mm d'eau par an et développe une végétation originale et totalement adaptée à la sécheresse.

Environnement

Les prévisions n'accordent que de 20 à 50 ans aux forêts malgaches avant de disparaître !

L'autre problème majeur du pays après la pauvreté, c'est la déforestation. Il ne reste que 10 % des forêts d'origine ! Feux de brousse et cultures sur brûlis continuent de réduire en fumée jusqu'à 3 000 km² de forêt par an. Les effets se font désormais durement ressentir : disparition d'espèces, épuisement des sols, ensablement des fleuves et des ports, modification climatique...

Climat

On distingue officiellement deux saisons climatiques : la saison sèche (incluant l'hiver austral), d'avril à octobre, et la saison des pluies, de novembre à mars. La saison idéale pour tout voir partout en même temps est la période entre septembre et octobre. L'intersaison d'avril à juin est aussi une bonne période (mais, en avril, risque de pluie ou sol encore détrempé).

- Les Hautes Terres (région de Tananarive) : la saison sèche dure d'avril à octobre, avec une période d'hiver austral de juin à août. Les pluies sont fortes mais courtes, de mi-novembre à mars seulement.

- La côte ouest : c'est la côte la plus sèche et la plus ensoleillée de Madagascar.

- La côte est : il y pleut presque toute l’année, surtout de décembre à mars, saison des pluies officielle. Les mois de septembre, octobre et novembre, sont les plus secs.

- La saison cyclonique : officiellement de mi-décembre à mi-avril, mais surtout de janvier à mars.

Le climat est tropical le long de la côte, tempéré à l’intérieur des terres et aride dans le sud. L’alizé du sud-est généré par l’anticyclone de l’océan Indien, qui se déplace au gré des saisons, domine le régime climatique de l’île. Madagascar connaît deux saisons : une saison chaude et humide de novembre à avril, puis une saison sèche, plus fraîche, de mai à octobre. Les climats sont cependant très variés selon l’altitude et la situation par rapport aux vents dominants. La côte est, exposée directement aux alizés, reçoit les plus importantes précipitations avec 3 500 mm par année. Les cyclones, provenant des Mascareignes, y sont fréquents pendant la saison des pluies. Le centre, isolé de l’alizé par le Massif d'Andringitra, est nettement plus sec et, en raison de l’altitude, plus frais. Les précipitations à Antananarivo atteignent 1'400 mm. au cours de la saison sèche, les nuits peuvent être très fraîches mais le gel est rare – il est par contre plus fréquent aux altitudes supérieures. À cette période, le ciel des plaines entourant la capitale est considéré comme parmi les plus clairs du monde. La côte ouest est encore plus sèche car l’alizé y a perdu une grande partie de son humidité. Le sud-est et le sud sont semi-désertiques. Toliara ne reçoit que 300 mm de précipitations par année.

Sol

Madagascar est parfois surnommé «la grande île rouge» à cause de ses sols gorgés de latérite. Les sols rouges sont prépondérants dans les hauts plateaux du centre. Une bande étroite d’alluvions longe la côte Est et les embouchures des fleuves. À l’ouest, on trouve un mélange d’argile, de sable et de calcaire.

Faune et flore

La flore de Madagascar est très riche. Elle comporte 80% d'espèces endémiques parmi les 13 000 espèces de plantes estimées.

histoire floristique de l'île

La variété des biotopes et des climats (des plus arides à celui de la forêt de nuages, saturée en humidité), sur une île globalement orientée nord-sud, avec gradient altitudinal liée à la chaine montagneuse elle-même globalement orientée nord-sud explique pour partie la variété des espèces. Mais la biodiversité endémique exceptionnelle de l'île est une originalité due au fait que Madagascar s'est séparée du continent africain il y a environ 100 millions d'années ; L'isolement de l'île, l'absence de grands prédateurs, a contribué à l'évolution originale des espèces actuelles.

Madagascar possède une flore endémique réellement unique au monde rapportée à la superficie du pays, avec notamment plus de mille espèces d'orchidées 1.

Baobabs : il existe 6 espèces différentes de baobabs endémiques de Madagascar sur 8 pour l'ensemble de la planète ; Adansonia grandidieri – Baobab de Grandidier ; Adansonia madagascariensis – Baobab de Madagascar o Adansonia perrieri – Baobab de Perrier (Nord de Madagascar) ; Adansonia rubrostipa (syn. A. fony) – Baobab Fony ; Adansonia suarezensis – Baobab de Suarez (Diego Suarez) ; Adansonia za – Baobab Za

Le nom Adansonia est un hommage à Michel Adanson, naturaliste et explorateur français, le premier à avoir décrit Adansonia digitata.

La faune de Madagascar

La faune de Madagascar se différencie de celle du continent africain tout proche par son très fort taux d’endémisme et l’absence de grands fauves.

Les invertébrés comptent plus de 100.000 espèces dont certaines sont bien connues des collectionneurs comme le plus grand papillon du monde, la Comète dotée de deux traînes dépassant 20 cm, ou le grand phasme dont la femelle atteint 25 cm.

Mais la palme de l’originalité pourrait tout aussi bien échoir au scarabée girafe rouge et blanc, ainsi appelé à cause du cou démesuré des mâles. Chez les reptiles et les batraciens, 95% des espèces sont endémiques. Les grenouilles peuvent avoir des couleurs inattendues allant de la « tenue » toute militaire de la Scaphiophryne Marmorata au rouge écarlate du Discophus Antongili.

Les caméléons sont emblématiques de la Grande Ile au même titre que les lémuriens puisque ici vivent les deux-tiers des espèces connues, de la plus petite (moins de 10 cm) à la plus grande (plus de 70 cm). Les tortues terrestres, dont la tortue radiée et celle à soc sont des espèces menacées et de ce fait elles bénéficient d’une très attentive protection.

Chez les 285 espèces recensées d’oiseaux, plusieurs familles sont endémiques. Les Vangidae se sont diversifiés en 14 espèces se singularisant par la taille, les couleurs, la forme du bec. La même constatation peut être faite avec les Couas où se distinguent le Coua géant qui se déplace au sol, et le Coua huppé considéré comme le plus bel oiseau de l’île. Dans les 20 espèces de rapaces se détachent le serpentaire, le hibou rouge, et le Pygarque de Madagascar proche de l’aigle américain à tête blanche, et dont il ne subsisterait plus qu’une quarantaine d’individus.

Les carnivores comptent 7 espèces sauvages, toutes endémiques. Le plus grand d’entre eux, le Fosa, a le profil trapu d’un petit puma et atteint 1,50 m avec sa queue. Chez les insectivores, le Tenrec ressemble à un hérisson qui dépasserait la taille d’un lapin, mais ne sait pas se mettre en boule. Les mammifères les plus représentatifs de Madagascar sont enfin les lémuriens, des prosimiens primitifs qui ont préservé quelques traits des insectivores.

Diurnes ou nocturnes, de la taille d’une souris à celle d’un garçonnet, ils ont littéralement « explosé » en une myriade d’espèces et de sous espèces dont l’inventaire n’est pas clos puisqu’on continue d’en découvrir. C’est le cas du Lepilemur Seali, du Lepilemur Mitsinjonensis, du Mirza Zaza nocturne de 300 gr ou du Microcebus Lehilahitsara. Mais le plus rare des lémuriens malgaches reste l’Aye Aye, sauvé de la disparition en 1966. Un bien étrange animal dont on a dit qu’il rassemble les dents du lapin, les oreilles de la chauve souris, les soies du sanglier, les mains du singe et la queue du renard !

A Madagascar il n'y a pas de grands mammifères, ne cherchez pas, on vous dit qu'il n'y en a pas ! : Madagascar, ce n'est pas l'Afrique, donc pas de lion, d'éléphant, de girafe et autres hippopotames.

Pourtant Madagascar abrite une faune exceptionnelle. Une faune le plus souvent inoffensif, ici pas de prédateur féroce (à l'exception du rare fossa). Même les serpents ne sont pas venimeux. Vous y verrez des animaux qui n'existent nul par ailleurs. Pensez donc ! 80 % des espèces y sont endémiques. Pour preuve voici de petits exemples : 100% des Lémuriens, 98% des reptiles et amphibiens, 96 % des papillons, 92% des espèces de poissons d'eau douce, 89% des rongeurs et 87% chez les carnivores... Tous prospérant sur l'île et que sur cette île.

Madagascar sans ses nombreux lémuriens ne serait plus Madagascar. On y vient de loin pour admirer ces étranges mammifères. Le lémur est un primate et possède 2 gros yeux expressifs et une queue touffue à n'en plus finir (aussi longue que le corps). Arboricole et herbivore il vit soit le jour soit la nuit suivant son espèce. la plupart des espèces sont menacées de disparition en raison de la destruction de leur habitat (déforestation).

Parmi les espèces de lémuriens que vous aller rencontrer à Madagascar, vous aller sans doute apercevoir le Propithèque de Verreaux.

Ce lémurien au poil blanc sur le corps, brun foncé sur la face, la tête et la face interne des membres se déplace à grands bonds parmi les arbres épineux grâce à la détente de ses pattes puissantes. Il se nourrit de fruits, de feuilles et d'écorce. On le surnomme le lémurien danseur car au sol il saute de travers pour se déplacer.

Vous apercevrez aussi avec l'aide d'un guide le petit hapalémur (hapalémur griseus).

Le petit hapalémur est le seul lémur et même le seul primate à vivre au bord des lacs, parmi les roseaux dont il mange les feuilles, les pousses et la moelle. Il s'assemble en groupe de 3 à 5 individus, mais parfois 40, sous la conduite d'un mâle dominant.

Une autre espèce de lémurien est le lemur brun (lemur fulvus).

Le lémur brun est de couleur variable selon les sous espèces (brune, jaune ou grise). Le lémur brun a en général la face foncée et des tâches pâles sur les sourcils. Il vit dans divers types de forêts où il se nourrit de fruits, de fleurs, de feuilles et de sève.

Le Lémur Macaco possède une couleur différente suivant le sexe. Le mâle est couvert de poils longs, souples et noirs. La femelle est le plus souvent rousse (ou brune ou grise). Le lémur Macaco vit en groupe de 5 à 15 individus et mange (de jour comme de nuit) des fruits, des fleurs, des feuilles et écorces tendres. Le lémur Macaco est joueur et curieux.

Le Lémur Catta est certainement le lémurien le plus populaire.

Quoique bon grimpeur, ce lémur passe plus de temps au sol que les autres. Très grégaire, il forme des groupes de 5 à 25 individus. Le Lémur Catta utilise ses mains pour recueillir fleurs, fruits, feuilles, écorces et sève. Il est reconnaissable à sa queue annelée de noir et blanc.

Les animaux de Madagascar

Le zébu (boeuf à bosse) occupe une place très importante à Madagascar. Il représente la puissance et la prospérité. Le zébu sert à labourer les rizières. Sa viande est excellente. Il est sacrifié lors de cérémonies (décès, construction, inauguration...) On le retrouve sur les billets de banque et les pièces de monnaie. Sa corne est travaillée pour fabriquer divers objets d'artisanats : cuillères, bracelets, objets de décoration...

Le gecko passionne tous les scientifiques. C'est un lézard. Il vit la nuit, est de couleur vert, est insectivore mais aime aussi les fruits. Le gecko est le seul animal capable de marcher sur toute surface y compris les surfaces lisses comme une vitre, et la tête en bas. Par quel miracle ? Point de ventouse ni de colle. Sous les pattes, des millions de petits poils appelés soies, et sur chacun de ces poils on y trouve un millier de coussinets.

Les caméléons

Le caméléon est un reptile apparenté aux lézards. C'est un insectivore et vit seul. Le caméléon peut bouger un oeil indépendamment de l'autre. Le caméléon est bien connu pour sa faculté à changer de couleur très rapidement. Sa couleur est fonction de son environnement, de la luminosité, de la température, ou de l'état psychique du caméléon (stress, congénère...).

La faune de Madagascar et très riche et comporte 80% d'espèces endémiques.

Cette exceptionnelle originalité est due au fait que Madagascar s'est séparée du continent africain il y a environ 100 millions d'années. L'isolation de l'île, l'absence de certains prédateurs, a contribué à l'évolution originale des espèces actuelles.

Invertébrés

L'estimation du nombre d'espèces d'invertébrés malgaches est de l'ordre de 100 000.

• Insectes

o Coléoptères:

Une de ces espèces endémiques est un coléoptère, dont le nom vulgaire est le coléoptère girafe.

Lépidoptères

On a observé plus de trois mille espèces de papillons, pour la plupart endémiques, notamment dans les forêts humides de l'Est. Certains sont particulièrement appréciés des collectionneurs, tels que le Comète de Madagascar (Argema mittrei) ou l'Urania (Urania ripheus), ce qui est une des causes de leur régression.

Poissons

L'ichtyofaune d'eau douce autochtone est curieusement plutôt pauvre.

À l'inverse, les poissons marins comprennent de très nombreuses espèces.

Amphibiens

Madagascar abrite de nombreuses espèces d'amphibiens, incluant plusieurs grenouilles endémiques (99 % des 373 espèces sont endémiques), dont par exemple la minuscule Mantella auranthium, de couleur orange.

Les amphibiens de Madagascar sont représentés exclusivement d'espèces de l'ordre des anoures.

Les espèces enregistrées sont au nombre de 2661, mais on suppose qu'il y a encore beaucoup d'espèces non classées.

Ces espèces appartiennent à cinq familles différentes :

1°- Discoglossidae (1 espèces), 2°- Hyperoliidae (11 espèces), 3°- Mantellidae (187 espèces), 4°- Microhylidae (66 espèces), 5°- Ptychadenidae (1 espèces).

Presque toutes les espèces sont endémiques, à l'exception de Ptychadena mascareniensis et Hoplobatrachus tigerinus.

Cinquante-cinq espèces sont menacées d'extinction, neuf sont considérées par l'UICN comme en danger critique d'extinction. Les dangers sont représentés par des modifications importantes de l'habitat à cause de la déforestation et l'expansion des rizières et des villages, et dans une moindre mesure, du commerce international illicite.

Reptiles

Plus de 300 espèces de reptiles ont été répertoriées sur l'île 1

Tortues

Plusieurs espèces de tortues vivent à Madagascar, dont par exemple la tortue Pixis, qui aime sortir par temps de pluie.

Serpents

Madagascar abrite aussi plusieurs espèces de serpents, dont le Boa malgache aux reflets bleus.

Les serpents (sous-ordre des Serpentes) sont des reptiles au corps cylindrique et allongé, dépourvus de membres apparents. Ils partagent cette dernière caractéristique avec un groupe de vertébrés tétrapodes : les gymnophiones, qui appartiennent au groupe des lissamphibiens.

On regroupe sous le nom de « serpents » ou « ophidiens » des reptiles tous dépourvus de pattes1 ; leur corps, recouvert de fines écailles et de plaques cornées, est de forme cylindrique et allongée. Leurs yeux ont des paupières soudées et transparentes qui leur confèrent un regard fixe. Il existe des serpents de toutes tailles et de toutes couleurs. Ils sont tous zoophages ; la plupart sont ovipares mais quelques-uns sont ovovivipares, surtout dans les régions froides : l'ovoviviparité est probablement une adaptation nécessaire là où la période estivale est courte. Ainsi la femelle peut mieux régler la température de développement des petits que si elle pondait simplement ses œufs dans le sol. Dans les régions tempérées, les femelles pondent leurs œufs à la fin de l'été, et sont parfois incapables de se nourrir suffisamment avant l'hibernation. Les mâchoires fortes peuvent se désarticuler de telle façon que l'animal peut engloutir des proies plus volumineuses que lui. Les crochets peuvent contenir des glandes à venin selon les espèces, pouvant rendre la morsure mortelle. Le serpent, malgré ce que l'on pense, peut sauter jusqu'à plusieurs mètres de hauteur; ceci ne se produit certes pas beaucoup car il n'utilise cette fonction que pour attaquer une proie plus grande que lui.

Caméléons

Madagascar héberge un grand nombre de caméléons dont des endémiques comme le caméléon panthère, Furcifer pardalis, qui témoigne d'un exceptionnel dimorphisme de couleur (le mâle et vert avec des taches rouges et jaunes, alors que la femelle est orange mouchetée de noir).

Une autre espèce de caméléon endémique à Madagascar, appartenant aussi au genre Furcifer, est Furcifer minor, qui témoigne lui aussi d'une superbe association de couleurs.

Les caméléons du genre Brookesia sont difficiles en raison d'étonnantes capacités à se fondre dans leur environnement. Ils sont principalement terrestres alors que les autres caméléons sont plutôt arboricoles. Ces petits caméléons (la plus grosse espèce Brookesia perarmata ne dépasse pas 11 cm queue comprise, la plus petite Brookesia minima mesure 3 cm) à queue courte ont des livrées tachées de brun et de gris avec parfois des excroissances osseuses ou de peaux qui masquent leur forme. Pour peu qu'ils restent immobiles le mimétisme avec le support, branches, feuilles mortes au sol ou mousses sur les troncs est quasi parfait. Brookesia superciliaris est une espèce qui vit au sol dans les forêts pluviales et se confond avec les feuilles mortes. Brookesia stumpffi une espèce largement répandue passe beaucoup de son temps allongé le long d'une branche et sa peau se confond avec l'écorce. Territoriaux et solitaires, ces caméléons montrent un fort taux d'endémisme et les espèces ont parfois des aires de répartition très limitées.

Les caméléons (Chamaeleonidae1 ou caméléonidés) forment une famille de reptiles qui vivent principalement en Afrique et dans les îles alentours ainsi qu'au sud de l'Europe et au Moyen-Orient.

Ce sont des animaux qui se caractérisent par la mobilité indépendante de leurs yeux, leur langue protractile qui leur permet d'attraper leurs proies à distance, les doigts groupés en deux blocs opposables assurant une bonne prise sur les branches, et leur capacité à changer de couleur.

L'île de Madagascar est souvent considérée comme le berceau des caméléons, de par le fait que c'est là que se trouvent la majorité des espèces existantes ainsi que la plus forte variété de formes. Mais cette idée est actuellement contestée. De nombreux auteurs considèrent que les caméléons viendraient d'Afrique orientale, se basant sur le fait qu'on y trouve de nombreuses formes différentes et de par la présence de fossiles (Hillenius, 1959). Pour appuyer cette thèse des recherches génétiques (Matthey, 1957 ; Matthey & Van Brink, 1960) ont montré que les caméléons présentaient deux types de chromosomes, l'un « continental » et l'autre « insulaire ». Les caméléons de Madagascar et des îles voisines possèdent les deux types, les autres n'ayant que ceux de type continental. Ceci semble indiquer une diversification plus tardive pour les espèces malgaches.

Oiseaux

L'avifaune malgache (voir la liste des espèces d'oiseaux de Madagascar) comprend 293 espèces dont 108 endémiques (y compris plusieurs nicheurs) et des familles complètes telles celle des Vangidae.

Mammifères

La mammalofaune malgache est caractérisée par l'absence des grandes espèces africaines appartenant aux groupes mammaliens modernes aux affinités éthiopiennes (éléphants, girafes, rhinocéros, zèbres, cervidés, bovidés et félidés). De même, les groupes primitifs, tels les monotrèmes et les marsupiaux, sont également absents.

Il est généralement admis que les mammifères malgaches se sont différenciés à partir d'espèces africaines et diversifiés en occupant les niches écologiques vacantes.

Cette théorie est particulièrement bien adaptée aux insectivores tenrecoïdes qui sont très variés tant en termes d'habitats que de comportements. Une sous-famille (Tenrecinae) a évolué vers des formes proches des hérissons tandis que l'autre (Oryzorictinae) comprend des espèces aquatiques (Limnogale), fouisseuses (Oryzorictes) et d'autres encore aux mœurs voisines des musaraignes (Microgale et Geogale).

Le potamochère est le seul grand mammifère présent à la fois sur le continent africain et à Madagascar.

Les lémuriens (au sens large comprenant les Lemuridae mais aussi l'ensemble de l'ordre des Lemuriformes)

Les lémuriens sont des primates endémiques de Madagascar et de l'archipel des Comores. On en compte environ 50 espèces différentes (dont 17 en voie de disparition). Les chasseurs capturent de plus en plus de lémuriens, pour les vendre à des réseaux illégaux d'animaux de compagnie ou à des restaurants qui les servent en ragoût.

Très récemment, 3 nouvelles espèces de lémuriens ont été découvertes sur la grande île. L'une des trois, de taille minuscule, possède une grosse tête avec de gros yeux ronds adaptés à la vision nocturne.

 Madagascar est un État constitué par une grande île de l'océan Indien que le canal de Mozambique sépare de l'Afrique (distant de 400 km environ). C’est la quatrième plus grande île du monde après le Groenland, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Bornéo. Longue de 1580 km et large de 580 km, Madagascar couvre une superficie de 590 000 km² (voir la carte de la région). Le pays est entouré par d'autres îles et archipels dont l'île Maurice, les Seychelles, les Comores et l’île de La Réunion. La république de Madagascar a été membre de la Francophonie entre mars 1970 et décembre 1977, puis à nouveau membre depuis décembre 1989.

Le pays est divisé administrativement en six faritany («provinces»), qui s'articulent autour des villes qui portent le même nom que la province: (1) Antananarivo ou Tananarive, (2) Antsiranana ou Diégo-Suarez, (3) Fianarantsoa, (4) Mahajanga ou Majunga, (5) Toamasina ou Tamatave et (6) Toliara ou Tuléar. Les provinces autonomes sont des «collectivités publiques dotées de la personnalité juridique ainsi que de l’autonomie administrative et financière». Les provinces sont organisées en collectivités territoriales décentralisées et comprennent des régions et des communes dotées chacune d’une assemblée délibérante et d’un organisme exécutif.

La ville d’Antananarivo est la capitale avec plus de 1,2 million d'habitants (voir la carte détaillée du pays). Toamasina, Mahajanga, Toliary, Antsiranana, Fianarantsoa forment les autres «villes de province», avec moins de 200 000 habitants chacune. La république de Madagascar porte le nom officiel de Repoblikan'i Madagasikara.

Données démolinguistiques

Malgré la proximité géographique des côtes africaines à 400 km de Madagascar, les habitants du pays ne se reconnaissent pas comme des Africains. Depuis vingt siècles, Madagascar a été façonnée par des peuples afro-asiatiques venant d'horizons divers: Afrique, Sud-Est asiatique (Indonésie), Proche-Orient, Inde, Europe, etc., pour créer la société pluriculturelle malgache. Ce pays de 18 millions d’habitants compte plusieurs communautés ethniques:

1) la communauté malgache d’origine afro-asiatique représentant 98 % de la population, comprenant elle-même 18 ethnies et parlant des langues austronésiennes;

Pour ce qui est de la religion, on compte 51 % de chrétiens (dont 26 % de catholiques et 23 % de protestants), 47 % d’animistes (croyances traditionnelles), 1,7 % de musulmans et 0,3 % se réclament d'autres religions. Les animistes pratiquent le famadihana, culte des ancêtres consistant à changer le linceul des défunts, à nettoyer leurs ossements, et à appeler leur participation à une fête et un banquet. Par ailleurs, les membres de la minorité chinoise pratiquent le bouddhisme ou le taoïsme.

La Langue Malgache

Malgré la diversité du peuplement qui est à l'origine des différents parlers dans toute l'île, une langue commune s'est constituée: le malgache (officiellement: malagasy). Celui-ci est devenu aujourd'hui la langue officielle du pays: c'est le parler de l'Imerina (région de Tananarive et d'Ambohimanga) qui a été choisi comme langue officielle en raison d'une longue tradition d'écriture remontant à la première moitié du XIXe siècle. Linguistiquement, le malgache se rattache à la famille austronésienne. Le malgache appartient donc au groupe malayo-polynésien de type occidental.

À l’origine, le malgache aurait emprunté un certain nombre de mots au sanscrit (indo-européen) et à l’arabe, mais a reçu un apport lexical important des langues (swahili, makhwa, etc.) de la famille bantoue, puis plus tard des langues européennes, notamment l’anglais et le français. En ce qui a trait à l’écriture, le malgache a d'abord été écrit en caractères arabes, ce qui a donné une littérature écrite dite «arabico-malgache»; puis Radama 1er a imposé les caractères latins et fait traduire la Bible en malgache.

Les premiers outils linguistiques ont été créés en 1828, mais le premier texte fut diffusé en 1835. Et la publication de la Bible malgache imposa rapidement le modèle d'une langue écrite et d'un style noble. Les manuscrits malgaches du XIXe siècle (surtout des discours royaux, des généalogies, des comptes rendus d’événements ou de voyages importants) sont relativement nombreux, mais beaucoup d’entre eux ont été détruits au moment de la conquête coloniale française. À la fin de la monarchie merina, il existait une dizaine de périodiques publiés à Antananarivo, puis la colonisation de 1896 entraîna la suppression de la presse malgache. Cependant, les journaux de l’époque avaient pris l'habitude de publier en malgache des poèmes et des textes littéraires en prose (contes, fables, nouvelles, etc.). Aujourd’hui, la presse et la littérature malgache semblent bien vivantes. Toutefois, le marché de l’édition malgache demeure extrêmement limité en raison du prix élevé des coûts de fabrication du livre.

En terme linguistique, le métissage est moins marqué. Toutes les langues de l'île sont en effet austronésiennes, et le vocabulaire d'origine Bantou est très minoritaire (une trentaine de mots). Ce vocabulaire se retrouve particulièrement dans le domaine de l'élevage (avec des mots tels que omby, ondry et akoho), ce qui implique sans doute qu'une partie au moins des techniques d'élevages malgaches est d'origine africaine. Cette origine est logique, dans la mesure ou les navigateurs Austronésiens étaient plus des horticulteurs que des éleveurs, même s'ils élevaient quelques animaux, comme les chiens ou les poulets.

Les autres communautés

La communauté européenne reste la communauté non malgache la plus influente. Elle est formée surtout d’hommes d'affaires ou de coopérants, surtout des Français. Au nombre d’environ 16 000, ils forment la «dix-neuvième tribu», comme disent les Malgaches, et sont installés plutôt dans les villes. À l'instar de tous les non-Malgaches, on les appelle les Vazaha (Européens résidant de façon temporaire) ou Zanatany, «enfants du pays», s'ils sont nés sur l'île et y résident en permanence. Bien que le malgache, la langue maternelle de la population d'origine malayo-polynésienne, ait seul un statut de l

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Date de dernière mise à jour : samedi 01 octobre 2011

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