Géographie du Pérou

wikipedia-1.jpgdaddy-002-1.jpg     République du Pérou

 Piruw Republika

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)


Le Pérou, en forme longue la République du Pérou, en espagnol Perú et República del Perú, est un pays situé à l'ouest de l'Amérique du sud. Entouré par l'Équateur, la Colombie, le Brésil, la Bolivie, le Chili et l'océan Pacifique, il est le troisième plus grand pays du sous-continent par sa superficie : 1 285 220 km². En juillet 2008, 29,1 millions d'habitants ont été recensés. Lima, une vaste aire urbaine de 9 millions d'habitants, est la capitale et la plus grande ville du pays.

Le système politique actuel repose sur la Constitution de 1993. Depuis 2002, le Pérou a été divisé en 24 régions et un important processus de décentralisation a été mis en place. La principale langue parlée est l'espagnol, suivie du quechua et de l'aymara.

Il est membre de l'Organisation de coopération économique Asie Pacifique (APEC) et de la Communauté andine des nations (CAN). Le nuevo sol (nouveau sol) est la monnaie nationale péruvienne depuis 1991, en remplacement de l’inti.

Devise nationale : Firme y Feliz por la Unión ; (espagnol: Fort et heureux par l'union) - Langues officielles : espagnol, quechua et aymara - Capitale : Lima

- Forme de l’État :

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République présidentielle  - 48e président de la République du Pérou : Ollanta Humala, Actuellement en fonction Depuis le 28 juillet 2011 - 40e président du Conseil des ministres du Pérou : Salomón Lerner, Actuellement en fonction Depuis le 28 juillet 2011

- Superficie : 1 285 220 km2 - Population : 29 907 003 hab. (2010) - Densité : 22 hab./km2 - Indépendance : de l’Espagne : 28 juillet 1821 - Monnaie : Nuevo sol (PEN) -  Fuseau horaire : UTC -5 - Hymne national : Somos libres, seámoslo siempre.

Géographie

Le Pérou occupe une surface de 1 285 220 km² et possède 2 414 km de côtes.

Le climat est tropical à l'est, désertique et sec à l'ouest. Ces déserts côtiers sont provoqués par la présence d'un courant océanique sud-nord, donc froid, qui remonte la côte Pacifique en bloquant l'évaporation et la formation de perturbations pluvieuses. Dans les Andes (chaîne de montagnes) le climat est tempéré à froid en fonction de l'altitude. Parmi les volcans importants, on trouve El Misti et Ubinas. Le Huascarán, qui s'élève à 6 768 mètres, est le point culminant du pays dans la Cordillère occidentale.

Parmi les ressources naturelles, on trouve le cuivre, l'argent, l'or, le pétrole, le minerai de fer, le charbon et les phosphates. La pêche constitue aussi une importante ressource naturelle ainsi que les fruits des arbres.

Le pays est sujet aux tremblements de terre. Les inondations et glissements de terrain sont dus au phénomène El Niño. Il existe une activité volcanique dans la zone volcanique centrale des Andes située au sud du pays.

On peut distinguer trois grandes zones naturelles :

  • la « costa » (côte) bordée par l'Océan Pacifique, 60 % de population, 10 % de superficie ;
  • la « sierra » (montagne) 30 % de population, 30 % de superficie ;
  • la « selva » (forêt d'Amazonie péruvienne) 10 % de population, 60 % de superficie.

Hydrographie

Le versant oriental est principalement drainé par deux cours d'eau, l'Ucayali et le Marañón qui, après s'être rejoints, donnent l' Amazone. Les deux rivières captent la majeure partie des eaux du versant oriental de la Cordillère des Andes, traversent ensuite la selva péruvienne avant de confluer.

Sur le versant occidental, se trouve le bassin de l'Océan Pacifique, où viennent se jeter toute une série de petits fleuves descendus des hauteurs de la Cordillère. Parmi ceux-ci, l'un retient particulièrement l'attention, le Río Rímac, considéré comme l'un des fleuves les plus importants du Pérou, non par son débit d'eau — relativement faible — ni par la taille de son bassin, mais parce qu'il approvisionne en eau et électricité la métropole de Lima, où se concentre plus du tiers de la population du pays (10 millions d'habitants à Lima sur 28 millions au Pérou). L'approvisionnement en eau de la capitale péruvienne est un des problèmes critiques que les autorités ne sont pas parvenues à résoudre au cours des dernières décennies, et chaque jour il devient — avec l'explosion démographique — plus aigu, nécessitant de fréquentes coupures dans la distribution de l'eau.

Au sud, un troisième bassin, celui du Lac Titicaca, le plus vaste lac d'Amérique du Sud et le plus haut lac navigable au monde, perché entre 3 600 et 4 500 mètres d'altitude sur les plus hauts plateaux andins, entre Pérou et Bolivie, draine les eaux de quatre bassins : le lac Titicaca (T), le fleuve Desaguadero (D), le lac Poopó (P) et le salar de Coipasa (S). Ces quatre bassins constituent le système TDPS, qui s'étend sur près de 140 000 km².

Sismicité

Le Pérou est situé sur une faille sismique, ce qui provoque, chaque année, un certain nombre de tremblements de terre, dont l'intensité reste faible. Le pays a toutefois subi quelques séismes majeurs, ayant provoqué un grand nombre de victimes et des destructions considérables, comme celui de Yungay, en 1970, qui fit entre 25 000 et 30 000 morts.

La population est préparée en cas de séisme et régulièrement dans les écoles et les lieux de travail, les mesures de sécurité sont enseignées et des exercices d'évacuation effectués.

Faune et flore

Doté de ressources naturelles exceptionnelles, le Pérou est l'un des dix-sept pays caractérisés par une mégadiversité biologique. Il compte 84 des 117 zones naturelles existantes au monde et, de ce fait, possède 5872 espèces endémiques (parmi lesquelles 118 types uniques d'oiseaux, 113 espèces de reptiles et 60 variétés différentes de mammifères).Du fait de la diversité climatique et topographique, il existe au Pérou une faune et une flore variées. Sur les hauteurs, les lamas côtoient les alpagas et les vigognes. Le chinchilla brevicaudata, présent à l'état sauvage autrefois dans les très hautes Andes a sans doute disparu aujourd'hui.

Mais c’est dans la « selva » que la faune est la plus présente. Avec entre autres les jaguars, les tatous, les caïmans, les capybaras mais aussi des singes ou des milliers d’espèces d’insectes qui vivent dans une végétation luxuriante. La vanille, l’acajou, le caoutchouc participent à cette biodiversité.

Frontières terrestres

Évolution démographique

La population du Pérou est estimée en 2010 à 29,9 millions d'habitants, soit près de 5 % de la population de l'Amérique latine. La population a rapidement augmenté depuis les années 1960 : elle s’est multipliée par trois entre 1960 et 2009, passant de 10,4 millions à 29,1 millions d’habitants. Le taux de croissance démographique actuel cependant peut être considéré comme modéré dans le contexte latino-américain, s'élevant à 14,4 pour mille pour la période 2005-2010, soit un niveau légèrement supérieur à celui de la population latino-américaine estimée en 13,2 habitants pour mille.

Le Pérou à connu une baisse de la natalité entre les années 1995 et 2000, suite à une vague de compagne de stérilisation forcée visant à diminuer le nombre d'individu des populations pauvres du Pérou localisée sur la Sierra, la Selva et les bidonvilles de Lima. Le résultat d'un rapport du ministère de la santé publié en 2002, fait état de la stérilisation de 331 600 femmes et de 25 590 vasectomie hommes.[réf. nécessaire]. Cependant, le taux de natalité du Pérou s'élève à 19,38% en 2009.


La densité reste faible, le Pérou étant, avec 23,2 habitants par km2l'un des pays les moins densément peuplés de l'Amérique. Cette densité est d'ailleurs très inégale : assez élevée dans la côte (242,7 habitants par km2 à Lima) et elle est infime dans l'Amazonie péruvienne (2,4 habitants par km2 dans la région de Loreto et 1,3 habitants par km2 dans la région de Madre de Dios).

Le redressement économique qu'a connu récemment le pays s'est accompagné d'une baisse relativement importante du nombre d'émigrants. Le solde migratoire est passé de -2,2 % pour la période 1990-2000 à -0,3 % pour la période suivante (2000-2010). Le nombre de Péruviens résidant à l'étranger s'élèverait à près de 2 millions (2007), soit 7 % de la population. Ils sont installés principalement aux États-Unis et dans une moindre mesure au Canada ou en Espagne. À l’heure actuelle, la communauté péruvienne figure parmi les dix nationalités les plus représentées aux États-Unis.

Selon la Constitution de 1993, la langue officielle du Pérou est l'espagnol, toutefois le quechua, l'aymara et d'autres langues indigènes possèdent un statut de co-officialité dans les parties du territoire, où elles sont prédominantes

Ethnologie

Derrière l’apparente unité, la société péruvienne est profondément diverse. La venue de migrants originaires d'Europe, d'Afrique et d'Asie, lors des différentes périodes historiques, a favorisé le mélange de populations. Dès le XVIe siècle, le processus de colonisation est allé de pair avec la mixité des diverses composantes raciales. À cela, il faut ajouter une diminution drastique de la population autochtone au cours des premières décennies de présence espagnole. Décimés par les massacres et les épidémies, le nombre d’Amérindiens au Pérou est passé de onze millions d'habitants en 1500 à un peu plus d'un million un demi-siècle après. Le fait que Lima ait été le siège du vice-roi d'Espagne aurait encore aggravé le sort des Indiens du Pérou41. La venue de migrants originaires d'Europe et d'Asie lors des premières années de la République a largement contribué à rendre la société péruvienne encore plus métissée. Entre 1 849 et 1 874, 80 000 Chinois arrivèrent ainsi au Pérou pour travailler dans les plantations de canne à sucre ou dans les gisements de guano.

Selon les estimations, 47 % des Péruviens sont des métis, c'est-à-dire d'origine à la fois amérindienne et européenne, et le pourcentage de population d'origine à prédominance européenne atteindrait 15 % ( 10% d'ascendance Espagnole (Principalement des colons arrivés pendant la colonie) et 5% d'autre ascendance européenne (Italienne 1,8%, Française 1,5 % Allemande et Autrichienne 2%) 43. Dans certaines régions du Pérou, particulièrement sur la côte, on rencontre parfois de nombreux métis d'ascendance africaine. La proportion de la population indigène (ou personnes à prédominance indigène) fluctuerait entre 30 et 45 % de la population43. Cette estimation est particulièrement difficile à faire car l'Institut national de statistique du Pérou se fonde sur des critères linguistiques et non des critères purement « raciaux ». Il fixe ainsi à 15,9 % le pourcentage des Indiens définis sur un critère linguistique. De nos jours, la plupart des Péruviens se considèrent comme des métis, sans qu'il soit possible de tracer des frontières précises entre les différentes catégories.

Les indigènes sont majoritaires dans les régions andines du pays (Cuzco, Huancavelica, ou Puno). Sur la côte, caractérisée par une forte présence de population métisse ou d'origine européenne, les indigènes sont encore moins nombreux. De fortes minorités, telles les Ashaninkas, Shipibo-conibos et Aguarunas sont présentes dans l'Amazonie ou le piémont amazonien. Les peuples indiens d'Amazonie ont généralement moins perdu leur culture après la conquête espagnole, car leurs territoires étaient très difficiles d'accès. Au Pérou, la population autochtone n'est représentée par aucun parti politique comme c’est le cas en Équateur ou en Bolivie, où les mouvements indigènes occupent une place essentiel dans le paysage politique.

Les grandes migrations internes depuis les années 1950 ont favorisé encore plus la mixité de populations. Selon les estimations45, le pays avait un taux d'urbanisation de 71 % en 2005, inférieur en cinq points à celui de la France (76 %). Le rythme de l'urbanisation est variable d'une région à l'autre. À un extrême, on trouve des régions fortement urbanisées (Lima ou Piura), dans lesquelles la part de la population urbaine s'élève à près de 90 %. La majeure partie de migrants ont convergé vers la capitale, Lima, qui est devenue une ville métissée, un véritable carrefour de cultures régionales.

Aujourd'hui, les média et les intellectuels péruviens parlent d’une culture métisse. Le développement de l'indigénisme a conduit également à réévaluer le métissage.

Religion

La grande majorité des péruviens, (89 %), sont catholiques. Plus de 13 % de la population se déclare cependant de différentes organisations évangéliques, dont l'influence ne cesse de croître depuis les années 1980. En 1993, la nouvelle Constitution garantit la liberté de culte, mais souligne : « au sein du régime d'indépendance et d'autonomie, l'État reconnaît l'Église catholique comme un élément important dans la formation historique, culturelle et morale du Pérou » 46.

Chaque année au mois d’octobre, la procession du Seigneur des miracles (el Señor de los Milagros), attire dans les rues de Lima une foule énorme de fidèles drapés de morado (violet). Il serait plus d'un million de Péruviens à participer aux festivités du Cristo Morado. Objet de vénération au Pérou et dans quelques pays d’Amérique latine, le culte au Christ de Pachacamilla (autre nom du Seigneur des miracles) serait la christianisation de dieu Pachacamac47. Le culte au Seigneur des miracles est le plus important du Pérou, mais d'autres villes rendent aussi culte à leur patrons. La fête du Corpus Christi mobilise l'ensemble de la ville de Cuzco, durant les premiers jours du mois de juin, et la Virgen de la Candelaria est une festivité importante dans la région de Puno.

  • La Théologie de la libération

Gustavo Gutierrez, né à Huánuco en 1928, est considéré comme le pionnier de la Théologie de la libération. Le théologien inspire le mouvement, en 1972, dans un ouvrage du même nom. Influencé par Bartolomé de las Casas et les différents mouvements sociaux du XXe siècle, il développe et approfondit la vision du Salut chrétien en tant que « choix préférentiel pour les pauvres», vision proclamée par les Conférences épiscopales latino-américaines de Medellin et de Puebla. L'enjeu de la Théologie de la libération n'étant pas seulement théorique mais aussi politique, elle fait l'objet d'un débat public bien au-delà du cercle des théologiens. Ce courant théologique est devenu influent en Amérique latine et en Afrique, mais les théologiens de la libération ont du affronté une grande opposition du Vatican, en raison de la compromission de cette théologie avec le marxisme. En 2003, le père Gutierrez a reçu le prix Prince des Asturies.

 

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Date de dernière mise à jour : mercredi 03 octobre 2012

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