Géographie du Venezuela

wikipedia-1.jpgdada-cam2.jpg  République bolivarienne du Venezuela

 Repùblica Bolivariana de Venezuela

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)


Le Venezuela ou Vénézuéla, en forme longue la République bolivarienne du Venezuela, en espagnol República Bolivariana de Venezuela, nom officiel du Venezuela depuis la constitution de 1999 lorsque le pays est renommé en l'honneur de Simón Bolívar, est une république fédérale d'Amérique du Sud. Christophe Colomb, le 3 août 1498, nomma Isla de Gracia (« Île de Grâce ») la terre sur laquelle il débarqua et qu'il prit pour une île4. Aujourd'hui c'est connu sous la forme Tierra de Gracia (« Terre de Grâce »).

Amerigo Vespucci lui donna le nom de Petite Venise (Venezola), car une peuplade aborigène résidait dans une cité lacustre de maisons construites sur pilotis.

La langue nationale du Venezuela est l'espagnol et sa capitale est Caracas. Sa population est composée essentiellement de métis.

Devise nationale : Dios y Federación - Langue officielle : Espagnol - Capitale : Caracas

- Forme de l’État :

pdt-venezuela-chavez.jpgpdt-venezuela-pm-elias-jaua.jpg

République  - 52e président de la République bolivarienne du Venezuela : Hugo Chávez, Actuellement en fonction Depuis le 2 février 1999 (12 ans, 10 mois et 10 jours) - Vice-président : 7e Vice-président du Venezuela : Elías Jaua, Actuellement en fonction Depuis le 26 janvier 2010 (1 an, 10 mois et 15 jours)

- Superficie - 916 445 km2 - Population : 27 223 228 hab. (Juillet 2010) - Densité : 31 hab./km2 - Indépendance : de l’Espagne - Date : 5 juillet 1811 - Monnaie : Bolívar vénézuélien (VEF) - Fuseau horaire : UTC -4h30min - Hymne national : Gloria al bravo pueblo.

Géographie

Le territoire vénézuélien s'étend depuis les environs de l'équateur jusqu'au nord du onzième parallèle. Sa superficie est de 912 050 km2

Sur le continent, le Venezuela possède des frontières avec le Guyana à l'est, le Brésil au sud , la Colombie à l'ouest, et à quelques dizaines de milles au large des côtes de la mer des Caraïbes au nord, se trouvent les Antilles néerlandaises(Aruba,Bonaire,Curaçao) et Trinité-et-Tobago (ex-GB) . On peut y distinguer trois grandes régions : la côte et les Andes au nord et à l'ouest, les plaines au centre et le massif guyanais au sud-est.

  • La pointe septentrionale de la cordillère des Andes culmine à 4 981 m au Pic Bolívar. Elle enserre le lac Maracaibo et se prolonge vers l'est en longeant la côte.
  • Les grandes plaines, appelées les Llanos (plaines en espagnol) occupent le nord du bassin de l’Orénoque et de ses affluents Arauca et Apure. Le fleuve se jette dans la mer des Caraïbes par un énorme delta marécageux qui occupe toute la région nord-est du pays (Delta Amacuro ).
  • Le sud du bassin de l'Orénoque, avec son affluent Caroní, est sauvage et souvent touristique. On y trouve un des hauts lieux touristiques du pays : les chutes de Salto Angel hautes de 979 mètres, reconnues comme les plus hautes chutes d'eau au monde.

Il possède également 72 îles, dispersées dans la mer des Caraïbes et dans l'océan Atlantique, regroupées dans les Dépendances fédérales. Margarita est la plus grande et la plus importante.

Grandes villes

La capitale du Venezuela, Caracas, s’étend d'est en ouest de l'autre côté de la cordillère côtière, à quelque 900 mètres d'altitude. Il faut compter environ une demi-heure pour parcourir la trentaine de kilomètres qui sépare l’aéroport, situé en bord de mer, de la ville. Près de 5 millions d'habitants habitent la métropole. Les quartiers pauvres s'appellent les ranchos. Des pluies diluviennes, suivies d'importants glissements de terrain dans des zones fortement peuplées proche de l'aéroport international Simon Bolivar (La Guaira - État de Vargas) ont fait des milliers de morts en décembre 1999. Cette triste page de l'histoire vénézuélienne est couramment appelée « La tragédie » par les autochtones.

Maracay, la seconde métropole du pays, est la capitale de l’État d'Aragua.

Frontières terrestres

Cependant, le Venezuela revendique le territoire correspondant au Guyana actuel, allant parfois à repousser ses frontières jusqu'au Suriname. Sur les cartes du Venezuela, le Guyana est indiqué en tant que Zone en réclamation.

Organisation territoriale

Le Venezuela est divisé en 23 États (estados), un district fédéral (Distrito Federal) et des dépendances fédérales (Dependencias Federales). En outre le Venezuela revendique un important territoire dénommé Guayana Esequiba (ou Zona en Reclamación), faisant actuellement partie du Guyana. Ce territoire d'une superficie de 159.500 km² (soit plus de 62% du Guyana) avait une population évaluée à 102.000 habitants en 2008.

Politique

Le président actuel est Hugo Chávez Frias, depuis le 2 février 1999 (réélu le 30 juillet 2000 et le 3 décembre 2006). Une tentative de déstabilisation économique aboutit à un coup d'État en avril 2002 qui avorte très rapidement suite à une forte mobilisation populaire en faveur du retour de Chávez et à la faiblesse de la coalition portée au pouvoir menée par Pedro Carmona.

Hugo Chávez a remporté toutes les élections avec 60 % des voix environ depuis celle qui l'a porté au pouvoir. L'opposition provoque un référendum révocatoire contre le président comme le permet la Constitution bolivarienne en août 2004. Le « non » l'emporte à 59,06 % des suffrages. Lors des élections régionales de 2004, seules deux régions ne se sont pas prononcées en faveur de son parti. L'État est théoriquement une démocratie participative. Depuis que l'opposition a boycotté les élections à l'assemblée nationale du 4 décembre 2005, le parlement est dominé par le Mouvement de la cinquième république (Movimiento V [Quinta] República), lequel a remporté 116 sièges sur 167. Les élections à la présidence de décembre 2006 ont confirmé Chávez à la présidence du pays et ces élections ont été unanimement reconnues comme un processus « transparent, équitable, démocratique » par l'Organisation des États américains, l’Union européenne, l’Association des juristes latino-américains et la Fondation Carter. L'opposition participe à l'élection législative du 26 septembre 2010 où le PSUV remporte 60% des sièges.

La constitution vénézuélienne, inspirée des principes de Simón Bolívar a été votée par référendum le 30 décembre 1999.

L'opposition antichaviste qualifie quant à elle ce régime de « démocratie absolutiste »9.

En janvier 2007, le président a annoncé vouloir réformer en profondeur la constitution, afin d'aller vers la création d'une « République socialiste du Venezuela »10.

Chaque État du Venezuela est dirigé par un gouverneur élu lors d'élections au suffrage universel.

La Constitution bolivarienne de 1999 oblige le gouvernement – dixit le discours officiel – à « renverser les données économiques qui, dirigées par le Fonds monétaire international (FMI) avaient été la cause de la « décennie perdue » (1985-1995), et ses terribles effets négatifs sur les populations et leurs systèmes économiques ». Le président Chávez applique cette Constitution avec insistance. Son action politique est centrée sur le renforcement du rôle de l’État par le biais de nationalisations et la revalorisation du pétrole, principal produit d'exportation du pays. Elle vise à se libérer des impositions d’une lourde dette, qui grevait en 1998 50 % du budget national, en la payant. Le gouvernement cherche aussi à satisfaire la dette sociale d’urgence : santé, alimentation, éducation (missions civico-militaires de grande pénétration populaire). De nouvelles lois sont rédigées concernant la réforme agraire, la banque centrale, l'exploitation d’hydrocarbures (gaz, pétrole), la fiscalité, le contrôle de monnaies et devises, etc.

Le Venezuela quitte le FMI et la Banque mondiale (BM) le 30 avril 2007 après avoir remboursé sa dette en totalité. Comme le Brésil, l’Uruguay et l’Argentine qui ont remboursé, par anticipation, une grande partie de leurs dettes grâce à la croissance économique retrouvée, le Venezuela, avec cinq années d’avance, a remboursé tout ce qu’il devait à la Banque mondiale. En effet, la manne issue du boom pétrolier a permis au pays de rembourser sa dette qui était de trois milliards de dollars à son arrivée au pouvoir en 199911.

En 2007, Hugo Chávez demande des pouvoirs spéciaux qui grâce à une « loi d'habilitation révolutionnaire » lui permettent de gouverner par décrets sans passer par le parlement, dans les prochains dix-huit mois à partir du 1er janvier 2007. Ces pouvoirs spéciaux sont limités aux thèmes sociaux (recentralisation des ministères de la santé, du logement et de la sécurité alimentaire), à la réforme agraire (inventaire, récupération et distribution de toutes les terres non ou mal exploitées à des coopératives) et à la récupération par achats des services publics et industries stratégiques, privatisées dans les dernières décennies (électricité, eaux, télécommunications, industrie pétrolière et minière : fer, aluminium or et diamants). Ce programme est déjà en marche depuis le 1er janvier 2007, avec des répercussions variées : très critiqué par les grands propriétaires terriens, la plupart titulaires de documents parfois douteux, mais acceptés par plusieurs, en regard de l'apparente flexibilité appliquée dans chaque cas particulier par des arrangements à l'amiable. Dans l'industrie pétrolière, les partenaires commerciaux étrangers doivent désormais se contenter d'une participation minoritaire dans toutes les sociétés. Jusqu'à présent tous ont accepté, bon gré mal gré, y compris Total qui exploite et modifie des pétroles très lourds de la ceinture de l'Orénoque.

En 2009, un référendum supprime la limite de deux mandats pour le président, permettant ainsi à Hugo Chávez de se représenter.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Date de dernière mise à jour : mercredi 03 octobre 2012

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site