Géographie de l'Equateur

la République d'Équateur

República del Ecuador

 recueillis par Robert- ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)


L’Équateur, en forme longue la République d'Équateur ou la République de l'Équateur, en espagnol Ecuador et República del Ecuador, est un pays d'Amérique latine, entouré par le Pérou au sud et la Colombie au nord. Sa superficie est de 283 560 km2. Le nom du pays vient de sa position sur l’équateur.

La capitale est Quito et la plus grande ville est Guayaquil, l’un des ports les plus importants d’Amérique du Sud. Le pays compte environ 14 800 000 habitants (2010) et est divisé en 24 provinces (îles Galápagos comprises). C'est le pays avec la plus grande concentration de rivières par un kilomètre carré dans le monde. Dans le territoire équatorien, (qui inclut les îles Galapagos 1000 km à l'ouest de la côte), se trouve la biodiversité la plus dense de la planète .

- Langues Officielles : Espagnol, Kichwa et Shuar2 Capitale Quito

- Forme de l’ÉtatRépublique  

Président de la République : Rafael Correa
- Vice-président de la République : Lenín Moreno Superficie
 - Totale
 - Eau (%) Classé 72e
283 560 km2
8,8 % Population
 - Totale (décembre 2010)
 - Densité Classé 65e
14 306 8763 hab.
55,8 hab./km2 Indépendance
 - Date de l'Espagne
24 mai 1822 Gentilé Équatorien, Équatorienne IDH (2003) 0,807 (moyen) (83e) Monnaie Dollar américain (sucre jusqu'en 2000) (USD) Fuseau horaire UTC -5 Hymne national Salve, Oh Patria

Géographie

Situé en Amérique du sud, de part et d'autre de la cordillère des Andes qui traverse le pays du nord au sud, l'Équateur est limité par le Pérou (au sud et à l'est, le long d'une frontière de 1 420 km), la Colombie (au nord, avec une frontière longue de 590 km), et l'océan Pacifique (à l'ouest). Le territoire équatorien comprend également les îles Galápagos.

D'un point de vue géographique, climatique et humain, l’Équateur peut se diviser en quatre régions naturelles :

  • La Costa (côte) est une région côtière au climat tropical humide vers le nord, semi-aride au sud. Elle forme une plaine longue de 800 km, s’étalant des versants de la cordillère des Andes jusqu’à l’océan Pacifique. Le courant de Humboldt et l'upwelling associé font des eaux équatoriennes une zone de fortes ressources halieutiques, en particulier dans le sud du pays. La Costa est également une zone de culture de la banane, principalement pour l'exportation, ainsi que d'autres produits tropicaux (mangue, canne à sucre etc.). La principale ville de cette région est Guayaquil, important port sur le Pacifique et ville la plus peuplée du pays.
  • La Sierra est la partie du pays située en altitude, dans la cordillère des Andes. En Équateur, la cordillère est divisée en deux chaînes parallèles, chacune comprenant plusieurs volcans avoisinant ou dépassant les 5 000 m. Le point culminant du pays est le Chimborazo (6 310 m), dans la Cordillère Occidentale mais le Cotopaxi (5 897 m), plus haut volcan actif du monde, situé dans la Cordillère Orientale est également très emblématique. Ces deux cordillères sont séparées par une dépression dite couloir interandin, dont l'altitude est d’environ 2 500 m. La Sierra s’étend sur 600 km depuis Tulcán, à la frontière colombienne, jusqu’à la région de Loja au Sud. Cette région, qui bénéficie d'un climat tempéré, est historiquement la plus peuplée mais a vu à partir de la deuxième moitié du vingtième siècle sa population rattrapée puis dépassée par celle de la Costa. Les principales villes sont Quito, capitale du pays, au nord, et Cuenca, au sud.
  • L’Oriente (Amazonie) est une région peu accessible, peu peuplée, sillonnée de différents affluents du fleuve Amazone (dont le Napo). Cette région au climat tropical humide, qui fait partie de la forêt amazonienne, concentre la quasi-totalité des ressources pétrolières de l'Équateur.
  • Les Îles Galápagos sont un archipel considéré comme patrimoine de l'humanité pour la diversité de ses espèces. L'origine des îles est volcanique.

Volcans importants

  • Chimborazo (6 310 m) l'un des plus hauts volcans de l'hémisphère sud (le Nevado Ojos del Salado est le plus haut volcan 6 891 m), et également le point de la surface terrestre le plus éloigné du centre de la terre (à cause de l'aplatissement de la terre aux pôles)
  • Cotopaxi (5 897 m), le plus haut volcan actif du monde
  • Cayambe (5 785 m), situé sur la ligne équatoriale
  • Antisana (5 753 m), proche de Quito
  • El Altar (5 319 m)
  • Tungurahua (5 023 m)
  • Guagua Pichincha (4 784 m) le volcan actif qui surplombe Quito

Catastrophes naturelles

Comme tous les pays andins, situés près de la zone d'affrontement de la plaque continentale d'Amérique du Sud et de la plaque océanique du Pacifique, l'Équateur est victime de tremblements de terre et d'éruptions volcaniques. Parmi les tremblements de terre récents, on peut signaler celui du 5 mars 1987. De magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter, il détruisit une partie de la route Quito-Lago Agrio, renforçant ainsi pendant plusieurs mois l'isolement des provinces de l'Oriente. Il emporta une partie du pipe-line transportant le pétrole brut des stations de pompage de l'Oriente vers la raffinerie d'Esmeraldas. Environ 2 000 personnes vivant dans des vallées encaissées de la Cordillère ont péri lors de ce tremblement de terre11.

Économie

L’économie exportatrice de l’Équateur repose principalement sur trois éléments : la culture de la banane (1er exportateur mondial), le pétrole ,le cacao (septième producteur mondial) et le tourisme . On peut noter aussi l'essor de l'exportation des fleurs coupées, de l'huile de palme et du célèbre chapeau Panama. L'autosuffisance alimentaire est atteinte sur de nombreux produits de base (en particulier les huiles et graisses alimentaires, dont les Équatoriens sont grands consommateurs, sont produites en grande quantité par la culture du palmier à huile et du soja). Outre les produits de la terre, d'autres ressources sont aussi exploitées. Ainsi, l'abondance de poissons et de fruits de mer a propulsé le pays au rang des premiers producteurs de crevettes d'élevage à l'échelle mondiale.

L'agriculture équatorienne

 

À partir de la conquête espagnole, les communautés indigènes sont privées de l'accès aux terres qu'elles cultivaient traditionnellement, ce qui pénalise également les échanges commerciaux traditionnels entre zones andines et zones tropicales. Les communautés sont généralement rattachées à une hacienda, de laquelle font partie les travailleurs, qui sont vendus avec celle-ci quand elle change de main. La notion de propriété privée du sol, encore méconnue des amérindiens, devient de règle, à l’image de l’Europe qui dominait le monde entier à cette époque12. Les colonisateurs s’approprient la plupart des terres, auxquelles on attribue un certain nombre d’indigènes pour les travailler : c'est le système de l'encomienda. Malgré la nécessité théorique d'obtenir l'accord des populations indigènes concernées, il s’agissait en pratique d’accaparement des terres et d’esclavage des natifs13.

Le système du huasipungo émerge au XVIIIe siècle. Par ce système, une forme de servage, les propriétaires s'attachent le travail à temps plein des indigènes vivant sur leur propriété, en échange d'un lopin de terre qu'ils louent par leur travail. Ce système permet aux propriétaires de haciendas de disposer d'une main d'œuvre à plein tenps (les huasipongueros). Ce système cohabite toutefois avec le système de la mita. Une partie des Indiens fuit toutefois les haciendas et vit dans les hautes terres, ce qui est rendu difficile car les principales ressources en eau et en bois ainsi que les terres les plus fertiles sont contrôlées par les haciendas, qui en permettent l'accès seulement aux huasipongueros et aux mitayos. La diversité des espèces et variétés locales cultivées à l'époque préhispanique est maintenue dans les jardins des huasipungueros ainsi que par les communautés qui vivent en altitude hors des haciendas. L'accès à ces ressources, ainsi qu'un système par lequel les huasipongueros sont forcés de s'endetter vis-à-vis du propriétaire, sont les deux principaux mécanismes qui permettent le maintien de cette situation de servager 1,13. Une autre pratique courante des propriétaires consistait à louer des haciendas aux indigènes et en exiger la moitié de ses récoltes. Ainsi, celui qui produisait du riz ou du blé ne pouvait pas toujours en conserver la quantité suffisante afin de mener une vie décente13.

Les haciendas se sont rapidement transformées en monocultures de produits d’intérêt pour les pays développés. Elles devenaient des cultures d’exportation pour alimenter les métropoles, aux dépens des cultures vivrières destinées aux besoins des populations autochtones13.

La règle de la propriété privée s’est perpétuée au fil de l’histoire. Les terres demeurent souvent à ce jour des propriétés agricoles privées. Cependant, suite à plusieurs révoltes du peuple autochtone et à une prise de conscience des pays développés quant à l’injustice d’autrefois, beaucoup de terres ont été rendues au peuple équatorien14. Pour améliorer la situation des paysans, il fallait leur donner des terres à exploiter. Mais il en manquait terriblement, car avec ses 264 000 km2, l’Équateur est passé de 3,5 millions d’habitants en 1950 à 7,5 millions en 1977. Sa population a donc plus que doublé en 27 ans avec une croissance de 3,4 % par année13. De plus, le phénomène des monocultures s’est aussi perpétué au fil du temps. Ces terres appartiennent souvent à des compagnies étrangères transnationales qui ont les moyens de s’approprier les grandes terres planes de bonne qualité. Ces haciendas sont exploitées pour les cultures d’exportations rentables telles que les bananes, le café et le sucre15. Ainsi, les paysans sont obligés de cultiver sur des terres de moindre qualité. Il s’agit souvent de pentes fortes sur lesquelles se déclenchent déjà des phénomènes d’érosion13. Les cultures d’exportations créent beaucoup d’emplois pour la population équatorienne toujours grandissante et stimule l’économie, mais elles monopolisent des terres sur lesquelles pourrait s’effectuer de l’agriculture vivrière dans une optique de développement durable.

Performances

Malgré une urbanisation rapide, l’agriculture reste une composante importante de l’économie et de la société équatoriennes. Elle représentait, en 1986, entre 14 % et 15 % du PIB et elle employait, selon le recensement de la population de 1982, 33 % de la population active occupée. Les exportations agricoles ont procuré, en moyenne, 22 % des recettes en devises entre 1976 et 198516.

L’Équateur se divise en trois régions géographiques qui ont des climats distincts, permettant la culture de produits qui y sont particuliers. Il y a l’Oriente ou l’Amazonie, au climat équatorial, toujours chaud et humide13. Elle abrite 6 % de la population, mais fait l’objet de colonisation rapide et anarchique. On y produit de la viande, de l’huile de palme et des produits forestiers16. On compte aussi la Sierra, le cœur du pays, deux chaînes de montagnes élevées encadrant la série de dépressions du sillon interandin qui sont souvent surpeuplées13. Cette région abrite 42 % de la population totale et a une agriculture principalement tournée vers la production de denrées vivrières pour le marché intérieur. On y produit notamment la pomme de terre, le maïs, le blé, les haricots, les légumes et les fruits16. Vient enfin la Costa ou la Côte, entre l’océan et les Andes. Il s’agit d’une région de piémonts, plaines et collines alternées, au climat plutôt tropical, avec une pluviométrie très variable, parfois très sèche ou bien arrosée13. Ce territoire regroupe 42 % de la population et produit les principales cultures d’exportation telles que les bananes, le cacao, le café, les crevettes et le sucre. On y produit aussi du riz, du maïs, des graines de soja, du sorgho et de la viande16.

Impacts écologiques

L'Équateur souffre d'autres impacts écologiques dus à l'agriculture outre la déforestation pour la création de nouvelles terres agricoles, qui est évidemment, par la destruction d'habitats, une menace à la biodiversité des écosystèmes du pays13.

Une pratique agricole courante en Équateur est la création d'une série de fossés et d'arêtes. On appelle ce type de champ camellones17. On creuse les fossés et on empile le matériel d'excavation pour créer les arêtes. Les fossés facilitent le drainage dans les endroits très humides et l'eau qui s'y retrouve limite les fluctuations de température de surface du champ et empêche la création de givre sur ce dernier dans les endroits de haute altitude17. Puisque cette pratique est très efficace, ces types de champs sont souvent surexploités. Une étude sur la micromorphologie de ces sols montre que ces derniers sont souvent épuisés. Effectivement, l'étude sur un sol de Camellone, menée par C. Wilson, explique que l'activité des microorganismes était autrefois élevée dans le sol, mais qu'elle est à présent presque absente17. S'il y a peu de microorganismes présents pour décomposer et recycler la matière organique en nutriments disponibles aux plantes, la production primaire de ces dernières ralentit beaucoup et il y donc encore moins de matière organique qui tombe au sol puis encore moins de microorganismes18. Ce cercle vicieux entraîne une désertification des sols, ces derniers n'étant plus fertiles et donc ni propices à l'agriculture. Au bout de la ligne, l'agriculture intensive sur les sols équatoriens, quoique efficace à court terme, appauvrit les sols à long terme.

Un autre impact important est l'érosion et l'appauvrissement des sols en pente sur lesquels les paysans cultivent souvent13. Afin de créer une terre agricole, les pentes sont souvent défrichées. On enlève ainsi les arbres dont les racines retiennent les nutriments dans le sol et empêchent l'érosion. Lorsqu'il pleut, les nutriments sont emportés par le ruissellement en bas de pente et le sol s'érode18. Le sol devient donc de plus en plus pauvre et par conséquent, le choix d'espèces à cultiver devient de plus en plus limité.

Démographie

Selon l'enquête 2005-2006 sur les conditions de vie de la population en Équateur, celle-ci s'élevait alors à 13 278 359 habitants19. Cette population est en constante augmentation et s'élevait en 2009 à 13 625 069 selon les chiffres de la Banque Mondiale20. Elle est divisée en quatre groupes ethniques. Les métis sont de loin ceux qui ont le plus de poids démographique parmi toutes les ethnies équatoriennes, et constituent plus de 65 % de la population actuelle. Les Amérindiens sont la deuxième ethnie avec une représentation démographique aux alentours de 25 %. Les Européens et créoles, les descendants directs des colonisateurs espagnols, représentent 7 % de la population. La minorité ayant la plus faible représentation sont les afroéquatoriens (les Mulatos et les Zambos) qui sont 3 %. D'autres groupes ethniques sont aussi représentés en Équateur. Des Chinois venus dans le pays au XIXe siècle participer à la construction des deux voies ferrées reliant Quito à Guayaquil d'une part et Quito à San Lorenzo via Ibarra d'autre part. Aujourd'hui beaucoup de leurs descendants ont ouvert des restaurants chinois appelés Chifas ou des épiceries. À Guayaquil, nombre de commerçants sont d'origine coréenne ou libanaise. Trois fils de cette communauté libanaise ont d'ailleurs accédé à des fonctions politiques importantes : Abdala Bucaram Ortiz dit el Loco, ancien maire de Guayaquil et président de la République en 1996, Jamil Mahuad, ancien maire de Quito et président de la République de 1998 à 2000, Alberto Dahik Garzozzi, ancien vice-président de Sixto Duran Ballen de 1992 à 1995.

L'Équateur compte aussi des petites communautés très prospères japonaises, allemandes, suisses allemandes, françaises et italiennes.[réf. nécessaire]

Santé

La population est en moyenne très jeune puisque l’âge moyen est de 25,3 ans alors que l’espérance de vie est de 75,5 ans21. Grâce à un développement rapide du pays , environ 97% de la population a accès à l'eau potable .

Immigration

l'Équateur, reçoit des milliers de personnes de différents pays pour différentes causes . Au début du XXe siècle , l'immigration s'est concentrée sur des citoyens arabes, juifs et européens (principalement les Espagnols, les Belges, les Hollandais, les Italiens et les Français) qui sont arrivés au pays pour des motifs d'investissement et de commodité, attirés par les paysages naturels , la variété de climats et d'espèces , ainsi que des argentins, des Chiliens, et des uruguayens fuyant les dictatures . De nos jours , l'immigration s'est principalement concentrée sur la population Colombiennes qui ont fuit le conflit interne de ce pays (guérilla , insécurité ) . On estime que plus d'un demi-million de Colombiens vivent en Équateur de forme légale . Dans un moindre pourcentage, l'immigration provenante du Pérou, de Cuba, d'Haïti, de Bolivie, de Chine et d'autres états américains arrivent en Équateur principalement à la recherche de travail. L'Equateur accueille le plus grand nombre de réfugiés en Amérique latine .

Education

Actuellement les indices d'analphabétisme ont été remarquablement réduits avec campagnes d'alphabétisation imposées par le gouvernement. En effet près de 94% de la population Équatorienne sait lire et écrire.

Les réformes éducatives entreprises en 2008 ont poussé l'actualisation et la modernisation de la qualité éducative , entre celles-ci, une implantation de technologies d'apprentissage, une amélioration d'infrastructures, des construction de nouvelles unités éducatives, entre autres.

Religion

Catholicisme

L'Équateur est un pays historiquement catholique, où la religion a joué un rôle déterminant dès le début de la conquête espagnole, et l'Église catholique d'Équateur a amassé des richesses considérables durant la période coloniale via les dons et la collecte de dîmes. Pendant toute la période coloniale et jusqu'à l'accession de Eloy Alfaro à la présidence, le catholicisme a été la religion d'État en Équateur. À partir de 1895 toutefois, Eloy Alfaro autorise la pratique des religions autres que le catholicisme et saisit une part importante des terres appartenant à l'Église, et la Constitution de 1945 réaffirme la liberté de culte et la séparation de l'Église et de l'État. L'Église catholique continue toutefois à jouer un rôle important dans la société équatorienne, en particulier au cours des années 1960 et 1970, au cours desquelles des prêtres proches de la théologie de la libération, comme Leonidas Proaño, veulent faire de l'Église une force de transformation sociale, n'hésitant pas à entrer en conflit avec les autorités militaires qui gouvernent le pays22. En 2011, l'Équateur se divise en quatre archevêchés sis à Quito, Cuenca, Guayaquil et Portoviejo23.

Bien que l'immense majorité des Équatoriens soient catholiques (95 % en 2009 selon la CIA World Factbook24), la plupart des catholiques ne sont pas pratiquants, tandis que d'autres pratiquent leur religion d'une façon fort éloignée de la doctrine officielle de l'Église catholique romaine, comme c'est le cas par exemple des indigènes kichwa de la Sierra, qui pratiquent des formes de syncrétisme mariant des éléments de catholicisme avec leurs croyances ancestrales22.

Autres religions[modifier]

Un grand nombre de religions sont pratiquées en Équateur, pour la plupart des variantes du christianisme. À titre d'exemple, quinze religions sont pratiquées de façon significative à Guayaquil25. Les églises évangéliques ont connu un important essor à partir des années 1960 et 1970, et aspirent à jouer un rôle politique au travers d'organisations comme la FEINE (Conseil des peuples et organisations indigènes évangéliques d'Équateur). Les témoins de Jéhovah et les mormons ont également une présence importante dans le pays25.

Culture

L’Équateur est un pays très catholique où l'on parle l’espagnol et des langues amérindiennes (comme le kichwa ou le shuar). Un certain contraste apparaît entre la culture de la région de la Costa et celle de la Sierra.

La culture équatorienne est marquée par la confluence de la culture espagnole, puis créole, avec des traditions d'origine précolombienne fortement enracinées. Sur le plan musical par exemple, la musique traditionnelle équatorienne utilise aussi bien des instruments traditionnels européens comme la trompette, la guitare ou l'accordéon que des instruments andins comme la kena ou la flute de Pan. Cette rencontre a donné naissance à des genres de musique comme le Pasacalle. le compositeur contemporain Luis Humberto Salgado s'est inspiré de ces musiques traditionnelles équatoriennes pour beaucoup de ses œuvres, dont la «symphonie équatorienne». L'Équateur a également vu naître le compositeur de musique électroacoustique Mesías Maiguashca et le peintre Oswaldo Guayasamin. Parmi les artistes équatoriens les plus importants, on peut citer entre autres Juan León Mera, Jorge Icaza, Juan Montalvo, Benjamin Carrión, José de la Cuadra, Alicia Yánez Cossio, Jorge Enrique Adoum, Luis Alberto Costales et d'autres. Sur le plan architectural, l'architecture coloniale est particulièrement riche et bien conservée en Équateur, raison pour laquelle les villes de Quito et Cuenca sont classées au Patrimoine mondial de l' UNESCO.

Sur un plan plus anecdotique mais appartenant également au mode de vie équatorien, l'« heure équatorienne » symbolise la tendance des équatoriens à arriver en retard aux rendez-vous (jusqu'à plusieurs heures), à tel point que le gouvernement a lancé en octobre 2003 une campagne de lutte contre cette coutume, que l'on retrouve également au Pérou

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Date de dernière mise à jour : mercredi 03 octobre 2012

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