Géographie d'Arménie

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République d'Arménie

Հայաստանի Հանրապետություն
(Hayastani Hanrapetut'yun)

Robert ANDRIANTSOA

robandriantsoa@yahoo.fr

L’Arménie, en forme longue la République d'Arménie, en arménien Hayastan, Հայաստան et Hayastani Hanrapetut’yun, Հայաստանի Հանրապետություն, est un pays sans accès à la mer situé dans le Petit Caucase. Cette ancienne république soviétique a des frontières terrestres avec la Turquie à l'ouest, la Géorgie au nord, l'Azerbaïdjan à l'est et l'Iran au sud. Bien que parfois géographiquement située en Asie, l'Arménie est considérée par certains auteurs comme faisant culturellement, historiquement et politiquement parlant, partie de l'Europe, voire, géographiquement, à sa lisière. Elle est membre de plus de trente-cinq organisations internationales, comme l'ONU, le Conseil de l'Europe, la Communauté des États indépendants, etc. Elle est aussi un membre permanent de l'organisation internationale de la francophonie.

Avec un riche héritage culturel, elle est une des plus anciennes civilisations au monde. Bien que l'Arménie soit un pays constitutionnellement séculier, la religion chrétienne joue un rôle important. Elle fut d'ailleurs la première nation à adopter le christianisme comme religion d'État en 301.

Langues officielles : Arménien - Capitale : Erevan

- Forme de l’État :

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République  -3e Président de la République d'Arménie : Serge Sargsian, Actuellement en fonction Depuis le 9 avril 2008 (3 ans, 8 mois et 5 jours) - Premier ministre : 16e Premier ministre de la République d'Arménie : Tigran Sargsian, Actuellement en fonction Depuis le 9 avril 2008

- Superficie : 29 743 km2 - Population : 3 260 600 hab. (2011) - Densité : 112 hab./km2 - Indépendance :  -   URSS - Date : 21 septembre 1991 - Monnaie : Dram (AMD) - Fuseau horaire : UTC +4 - Hymne national : Mer Hayrenik.

Géographie

La géographie de l'Arménie, pays du Caucase, se caractérise par sa situation au nord-est du haut-plateau arménien et par ses chaînes montagneuses très élevées. Près de 90 % du territoire se situe à plus de mille mètres d'altitude. Son point culminant historique est le mont Ararat et ses 5 160 mètres jusqu'en 1918 ; depuis, le mont Ararat se trouve en Turquie. Le point culminant actuel est le mont Aragats et ses 4 090 mètres. L'Arménie est située au cœur d'une zone qui connaît une grande activité sismique. Le dernier grand tremblement de terre a fait trente mille morts en 1988.

Le paysage arménien se caractérise également par ses lacs, notamment le lac Sevan, un grand lac de 1 262,2 km2 situé à 60 km à l'est d'Erevan, la capitale.

Le climat est continental, la végétation est rare et encore limitée par la déforestation.

Sa géographie humaine est caractérisée par sa division en dix régions ou marz, auxquelles s'ajoute la capitale Erevan. Ces régions sont divisées en 926 communautés (48 communautés urbaines et 865 communautés rurales), à leur tour subdivisées en mille localités.

  • Superficie : 29 800 km2
  • Densité : 111 habitants/km2
  • Frontières terrestres : 1 254 km (Azerbaïdjan 566 km ; Turquie 268 km ; exclave azérie du Nakhitchevan 221 km ; Géorgie 164 km ; Iran 35 km)
  • Littoral : 0 km
  • Altitudes extrêmes : + 400 m > + 4 095 m

Un pays très enclavé

L'Arménie est l'un des pays les plus enclavés au monde, en partie pour des raisons naturelles (aucune façade maritime, relief très montagneux et vallées encaissées, donc des pentes fortes difficilement franchissables, villages isolés), mais aussi, pour des raisons de manque d'infrastructures modernes de transports (routes et voies ferrées en pleine réfection), et surtout pour des raisons politiques. En fait, le pays a longtemps souffert d'être une marge de l'empire soviétique, limitrophe d'un tronçon du Rideau de fer (frontière soviéto-turque) ; désormais indépendante, l'Arménie est en conflit et n'entretient pas de relations diplomatiques (donc frontières fermées à tout trafic depuis plusieurs années) avec deux de ses voisins : Turquie, Azerbaïdjan et son enclave du Nakhitchevan. La frontière avec la Géorgie n'est qu'à demi-ouverte : seul un poste frontalier est ouvert dans le nord du pays (liaisons routière et ferroviaire, mais de médiocres qualités), les autres routes permettant de franchir la frontière arméno-géorgienne étant actuellement fermées par les Géorgiens en raison des volontés autonomistes de la minorité arménienne vivant en Samtskhé-Djavakhétie, dans la partie sud de la Géorgie. Paradoxalement compte tenu du contexte politique actuel, c'est avec l'Iran, autre pays frontalier, que l'Arménie entretient actuellement les relations de voisinage les plus courtoises et les échanges économiques les plus importants. L'alliance russe est précieuse pour l'Arménie, mais la Russie actuelle n'a aucune frontière commune avec l'Arménie. L'aéroport d'Erevan est vital pour le pays, car c'est le seul moyen d'accès aisé reliant l'Arménie au reste du monde.

Géographie physique

Topologie]

La topologie de l'Arménie n'est pas des plus simples, puisque le pays n'est ni connexe — en raison de l'enclave arménienne d'Artsvashen, en Azerbaïdjan (sans compter le disputé Haut-Karabagh, également enclavé dans l'Azerbaïdjan et séparé de l'Arménie par le corridor de Latchin) — ni simplement connexe — en raison des enclaves azerbaïdjanaises de Karki, Yukhari Askipara et Barkhudarli.

L'Arménie sépare aussi le Nakhitchevan du reste de l'Azerbaïdjan.

Géomorphologie

L'Arménie est constituée de plateaux et de chaînes montagneuses très élevées, dénommées globalement Petit Caucase. Près de 90 % du territoire se situe à plus de mille mètres d'altitude. Enclavée dans les hauteurs du Caucase, entre la mer Noire et la mer Caspienne, l'Arménie se situe en Eurasie, aux limites de l'Europe et de l'Asie.

Son point culminant historique était le mont Ararat et ses 5 160 mètres jusqu'en 1915. Depuis, le mont Ararat se trouve en Turquie, mais reste le symbole de l'Arménie, et le point culminant actuel est le mont Aragats et ses 4 095 mètres avec sa végétation de type toundra et quelques névés sommitaux. La chaîne de Gegham, dont le point culminant est le mont Ajdahak, haut de 3 597 mètres, est en position centrale dans le pays, séparant la plaine de l'Ararat du lac Sevan. De nombreux volcans éteints parsèment le pays, hérissé aussi de nombreux chaînons montagneux dont les sommets sont à plus de 3 000 mètres d'altitude, entaillés de vallées profondes, très encaissées. Les cols sont souvent élevés tels le col de Sélim (2 410 mètres), le col de Vorotan (2 344 mètres), le col de Sisian (2 346 mètres ou le col de Tastun (2 483 mètres). Ceci contribue à rendre la circulation difficile et accentue l'isolement des différentes régions.

Le paysage arménien se caractérise également par ses lacs et notamment le lac Sevan, un grand lac à écoulement endoréique de 1 400 km2 perché à 1 900 mètres d'altitude à 60 km à l'est d'Erevan, la capitale. Le lac Sevan est le deuxième symbole de l'Arménie après le mont Ararat.

La seule plaine notable est la plaine de l'Ararat, au sud et à l'ouest d'Erevan, au nord du mont Ararat, où se concentre l'essentiel de la production agricole. Elle coïncide avec la partie nord amont du bassin de l'Araxe, dont le bassin couvre les trois-quarts du pays et qui est donc le fleuve arménien par excellence même s'il est frontalier avec la Turquie et poursuit ensuite son cours au Nakitchevan et en Azerbaïdjan avant de se jeter dans la mer Caspienne.

Le tiers nord du pays fait partie du bassin hydrographique de la Koura, fleuve qui coule en Géorgie pour sa partie amont et qui se jette aussi dans la mer Caspienne après avoir traversé le nord de l'Azerbaïdjan.

Risques naturels

L'Arménie est située au cœur d'une zone qui connaît une grande activité sismique. La région est en effet soumise à la pression, forte et constante, de la péninsule Arabique, plaque tectonique jadis détachée du continent africain et qui continue de « pousser » vers le nord-est, se heurtant à la plaque eurasiatique. Le dernier grand séisme a fait entre vingt-cinq et trente mille morts le 7 décembre 1988, détruisant particulièrement les villes de Spitak et Leninakan, actuellement rebaptisée Gyumri.

La végétation est rare et encore limitée par la déforestation.

Les besoins en eau potable sont difficilement satisfaits, malgré la création de lacs de retenue : les principaux sont le réservoir de Spandarian sur le Vorotan et le réservoir d'Akhourian, à la frontière arméno-turque, sur la rivière du même nom qui est un affluent de l'Araxe. Les prélèvements excessifs d'eau dans le lac Sevan à l'époque soviétique ont entraîné une baisse de dix-huit mètres du niveau du lac (selon un phénomène d'assèchement progressif analogue à celui de la mer d'Aral). La volonté de restauration partielle du niveau antérieur de l'eau du lac est devenue un symbole de l'Arménie redevenue indépendante, même si cette politique suscite des polémiques et des difficultés (ennoiement des infrastructures touristiques construites à l'époque soviétique en fonction du niveau du lac à cette époque ainsi que de tronçons de la route longeant le lac, difficulté pour trouver d'autres sources d'approvisionnement en eau). Le niveau est déjà relevé de trois mètres, un quatrième est prévu.

Climat

Le climat, continental sur la majeure partie du territoire, devient rapidement montagnard avec l'altitude. Les hivers sont froids (particulièrement sur les hauts plateaux où il peut faire jusqu'à –40 °C) et parfois assez neigeux (surtout en altitude). Les étés sont chauds et ensoleillés, souvent ponctués de violents orages.

Tandis que le climat d'Erevan, aux alentours de 1 000 mètres d'altitude, est quasi-continental (les étés y sont bien plus secs que dans un climat continental classique), Gyumri, deuxième ville du pays perchée à plus de 1 500 mètres, vit des étés relativement doux et des hivers longs, très rigoureux et neigeux, typiques du climat montagnard.

Le climat du Haut-Karabagh est une exception. Située globalement à moins de 800 mètres d'altitude, la région connaît un climat vraisemblablement plus continental, voire méditerranéen avec des étés certes chauds mais des hivers bien moins froids que dans le reste de l'Arménie.

Végétation naturelle

Un net contraste existe entre la moitié nord, boisée et la moitié sud, steppique, la limite entre les deux zones de végétation étant particulièrement nette et passant approximativement par la ligne de crête forant l'épine dorsale du pays et passant par le mont Aragats, le mont Ajdahak (3 597 mètres, situé au centre du pays et dominant le lac Sevan) et le col de Vorotan où le contraste entre les deux versants est particulièrement net.

Géographie humaine

Régions

L'Arménie est divisée en onze régions (marzer, singulier - marz) :

Démographie

Après de nombreuses années de diminution, la population arménienne s'est stabilisée et, d'après les chiffres publiés début 2008, recommence à augmenter. Les autorités arméniennes se félicitent de voir enfin s’inverser en faveur des immigrants la balance migratoire arménienne, après de longues années d’émigration qui, surtout dans la décennie qui a suivi l’indépendance, ont provoqué une réduction démographique conséquente. Au 1er janvier 2009, l'Arménie comptait 3 238 000 habitants, dont 1 164 600 vivent à la campagne et 2 073 400 en ville (1 111 300 rien qu'à Erevan)

Littérature

L'Arménie devient chrétienne en 301 et dès lors, sa littérature, en parallèle à la poésie, se développe. Les premiers temps voient naître une littérature historiographique dès le Ve siècle. À partir du Xe siècle, ce sont le roman et surtout la poésie qui se développent. Le XIXe siècle voit la naissance de la révolution littéraire arménienne (Abovian, Raffi, Toumanian et Demirdjian), aussi bien à l'intérieur du pays qu'en dehors, grâce à la diaspora arménienne.

Religions

Le royaume d'Arménie est le premier État à reconnaître puis adopter le christianisme comme religion officielle sous le roi Tiridate IV (298-330) lorsque ce dernier, une partie de sa famille et quelques membres du palais sont convertis, en 301 selon la tradition, par saint Grégoire l'Illuminateur.
Cependant, il reste une controverse quant à la date exacte du baptême de la famille royale. Les deux études les plus sérieuses proposaient d'une part 314 (P. Anean, 1961) et d'autre part 294 (B. Mc Dermot, 1970), jusqu’à la publication de travaux plus récents affirmant que la conversion eut lieu entre 305 (R. Manaseryan - l’Arménie d’Artawazd à Trdat le Grand, 2005) et 31144 et non sous l'influence romaine, affaiblie en orient à cette époque45.

  • Chrétiens appartenant à l'Église apostolique autocéphale : 94,7 %
  • Autres chrétiens : 3 %
  • Un peu plus de 0,5 % de musulmans vivent en Arménie

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Date de dernière mise à jour : vendredi 16 december 2011

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