Géographie de l'Allemagne

wikipedia-1.jpgdaddy-002-1.jpgRépublique fédérale d’Allemagne

 

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

 

L'Allemagne (nom officiel : République fédérale d'Allemagne, abrégé en RFA, parfois traduit par République fédérale allemande), en allemand Deutschland (Bundesrepublik Deutschland ou BRD), est un pays d'Europe centrale, entouré par la mer du Nord, le Danemark et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l'est, par l'Autriche et la Suisse au sud, et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l'ouest. Avec plus de 81 millions d'habitants, l'Allemagne est le pays le plus peuplé de l'Union européenne et la première puissance économique d'Europe.

Étymologie

Au départ, il y a un mot gothique Thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif Thiudisk. Thiudisk a été transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Thiudisk est devenu Diutisca en vieil allemand pour aboutir à Deutsch en allemand moderne ou Tysk dans les langues scandinaves (d'où Tyskland). En ancien français, le latin Theodiscus a donné Thodesche, puis Tudesque.

Le français moderne a préféré le mot Allemand issu du latin Alamanni désignant le peuple des Alamans. Ceci est également valable par exemple, pour le catalan (Alemanys). L'italien lui, a conservé l'origine latine dans son adjectif Tedesco pour dire Allemand.

Saksa en finnois et estonien se réfère aux Saxons.

Dans les langues des peuples slaves, le nom renvoie au fleuve Niémen (Nemetskii, en russe) qui les séparait des peuplades germaniques, ou bien à l'adjectif signifiant « muet ».

Pour les Chinois, c'est le « Pays de la Vertu » (德国), en partie pour des raisons phonétiques.

Géographie

Le nord est occupé par la plaine germano-polonaise, formée par les glaciations du quaternaire, aux paysages fortement différenciés, le centre par des montagnes anciennes d'altitudes peu élevées, le sud par un bassin sédimentaire et par le massif alpin. Ce pays, bordé au Nord-ouest par la mer du Nord et au Nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l'Union européenne par sa situation, sa puissance démographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l'Allemagne occidentale fait partie de l'Europe rhénane, la région la plus dynamique d'Europe et l'une des plus dynamiques du monde.

La réunification de 1990 a changé l'organisation de l'espace allemand. L'espace rhénan reste cependant le cœur de l’Allemagne et l'axe le plus fréquenté, aussi bien sur le plan économique que sur le plan démographique malgré la nécessaire mutation de la Ruhr. Francfort et la conurbation de Région Rhin-Main continue de jouer son rôle de capitale financière du pays.

Depuis le début des années 1960, les régions du sud, le Bade-Wurtemberg et la Bavière sont des espaces attractifs. Ce sont des régions aussi bien industrielles (technologies de pointe, complexes militaro-industriels) que touristiques. Le solde migratoire régional est fortement positif.

Depuis la réunification, le centre et le Nord jouissent d'une position privilégiée. Ils sont devenus le nouveau centre géographique de l'Allemagne. Les ports de Hambourg et de Brême disposent de l'Hinterland de l'ancienne RDA dont ils étaient privés jusqu'en 1990. Ces ports permettent au Land de Basse-Saxe d'occuper une place majeure dans l'espace mondialisé.

Les cinq Länder de l'Est constituent une périphérie en reconstruction. Le passage d'une économie socialiste à une économie de marché a entraîné la fermeture de nombreuses usines vétustes et peu concurrentielles, le développement de friches industrielles, des migrations régionales vers les Länder de l'Ouest et une forte augmentation du chômage. Le taux de chômage était, fin 2006, de 16,4 %10 alors qu'il est de 10,1 % pour l'ensemble de l'Allemagne. Ceci est dû à une faible compétitivité qui persiste depuis plus de 15 ans, malgré les investissements consentis par le gouvernement fédéral. Cette situation a abouti à un « désamour » entre les Allemands de l'Ouest « Wessis » et les Allemands de l'Est « Ossis », les uns trouvant qu'ils ont payé trop cher l'union, les autres se sentant oubliés par les plus nantis et regrettant l'époque de la RDA. Ce dernier phénomène a été appelé Ostalgie par les journalistes. Cependant, les autorités misent sur les nouveaux élargissements de l'Union européenne à l'Est pour dynamiser l'économie des cinq Länder de l'Est.

Territoire

L'Allemagne a connu des changements territoriaux successifs au XXe siècle. La défaite de 1918 a sonné le glas de l'Empire allemand. Le traité de Versailles de 1919 qui règle le sort de l'Allemagne fait passer la superficie de l'Allemagne de 540 848 km2 à 468 776 km2. Celle-ci est amputée de l'Alsace-Lorraine, du Nord de Schleswig et d'Eupen et de Malmedy. De plus, pour permettre à la Pologne d'avoir un accès à la mer, la Prusse-Orientale est séparée du reste de l'Allemagne par le corridor de Dantzig.

Après la défaite de 1945, l'Allemagne est occupée par les vainqueurs. À l'Est, 11 millions d'Allemands sont chassés ou fuient vers l'Ouest. Environ 110 000 km2 à l'Est sont rattachés à la Pologne ou à l'URSS. Une des conséquences de la Guerre froide est la création en 1949 de la RFA à l'Ouest dans les zones d'occupations des occidentaux suivie par celle de la RDA dans la zone occupée par les soviétiques à l'Est. Il y a désormais deux États allemands : la RFA, une démocratie pluraliste et capitaliste et la RDA, une démocratie populaire avec un parti unique au pouvoir, le Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), et une économie calquée sur celle de l'URSS.

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, construit en 1961, tombe. L'année suivante la RDA est absorbée par la RFA. Les Allemands sont de nouveau réunis dans un seul État, la RFA. Ce nouvel État doit surmonter le coût de la réunification allemande, c'est-à-dire investir pour rattraper le retard économique des Länder de l'Est par rapport à ceux de l'Ouest. Il s'agit de reconnecter les deux territoires coupés par le rideau de fer durant la Guerre froide : le gouvernement a notamment mis en œuvre des chantiers d'infrastructures de transport : le projet « Unité allemande » lancé en 1992, prévoit des travaux jusqu’en 201011 pour un montant total de plusieurs dizaines de milliards d’euros. L'effort est porté en particulier sur les autoroutes à numéros pairs, d'orientation est-ouest : par exemple, la Bundesautobahn 4 qui va de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie à la frontière polonaise en passant par la Thuringe. Les canaux sont modernisés ou complétés, comme le Mittellandkanal. L'intégration de l'ex-Allemagne de l'Est à l'Union européenne reste encore inachevée et les inégalités sont toujours présentes.

Massifs montagneux

Îles

Les plus grandes îles de l'Allemagne sont

Hydrographie

Fleuves et rivières

Les plus longs fleuves d'Allemagne sont listés ci-dessous (avec la longueur entière et la longueur en Allemagne, entre parenthèses est indiquée la plus grande ville allemande dans le bassin versant du fleuve respectif).

Affluent de la mer Noire :

Affluent de la mer du Nord :

Affluent de la mer Baltique :

Les plus long fleuves entièrement en Allemagne (mer du Nord) :

Les villes d'Aix-la-Chapelle et Mönchengladbach sont situées dans le bassin versant de la Meuse.

La Vltava froide (en tchèque : Studená Vltava ; en allemand: Kalte Moldau), le premier affluent de la Vltava, prend sa source en Bavière. Elle est le plus court des deux ruisseaux qui s'unissent pour former la Vltava. Le plus long est la Vltava chaude (en tchèque : Teplá Vltava).

La Breg et la Brigach s'unissent à Donaueschingen, dans la Forêt-Noire, pour former le Danube.

Lacs

Länder

Les États fédérés de l'Allemagne se nomment Bundesländer : Bundesland (singulier), Bundesländer (pluriel)

* Berlin, Brême et Hambourg sont des « villes-Länder » (en allemand « Stadtstaat »). Pour Hambourg et Brême, il s'agit d'un héritage du passé commercial de ces villes (voir Hanse). Elles sont des Länder à part entière.

Chaque Land a sa propre constitution (Verfassung). Il est aussi doté d'un Parlement (Landtag) et d’un gouvernement (Landesregierung) issu de la majorité du Landtag. Il est souverain en matière de culture (enseignement, théâtre, musique, etc.), d'organisation des services de police, de droit communal. La Fédération peut élargir les compétences des Länder par des prescriptions-cadres : l'enseignement supérieur, l'aménagement du territoire, la protection de la nature et la conservation des sites naturels sont passés de la compétence de la Fédération à celle des Länder. Enfin, les Länder ont la responsabilité de faire respecter les décisions fédérales sur leur territoire. Chacun des Länder peut également lever des impôts. De ce fait, 36 % des impôts directs collectés reviennent aux Länder, l'État fédéral en recevant près de 50 % et les communes se partageant le reste. La loi fondamentale n'a pas délimité strictement certains domaines législatifs : pour le droit civil, le droit pénal, le droit économique, le droit du travail, la politique du logement, la politique énergétique, la circulation routière ou encore la gestion des déchets, les Länder peuvent légiférer à condition que l'État fédéral l'autorise. Et ce dernier ne peut légiférer que pour un besoin uniforme à l'échelle nationale.

Une des particularités de la démocratie allemande est l'institutionnalisation du rôle des partis politiques : représenter les citoyens et leur apporter une formation politique.

Politique et administration

Les alliés occidentaux ont réintroduit une structure fédéraliste en l'Allemagne en 1949. Le but était de préserver l'unité de la partie occupée par les occidentaux en empêchant le retour d'une Allemagne trop puissante sur le plan politique. Le fonctionnement du système politique allemand est donc régi depuis 1949 par une Constitution appelée Loi fondamentale (Grundgesetz). La Cour constitutionnelle qui siège à Karlsruhe veille à son respect. Depuis cette date, l'Allemagne est donc une république fédérale, composée d'abord de 11 (après la fondation du Bade-Wurtemberg en 1952 et l'intégration de la Sarre en 1957) Länder, puis de 16 depuis 1990. Depuis la réunification des deux Allemagnes la capitale fédérale est Berlin. Les pouvoirs exercés par la seule Fédération concernent les affaires étrangères, la défense, la nationalité, la monnaie, les frontières, le trafic aérien, les postes et télécommunications, et une partie du droit fiscal. Le Parlement allemand est composé de deux chambres, le Bundestag, élu au scrutin mixte pour quatre ans, et le Bundesrat (Conseil fédéral) qui comprend 68 représentants des gouvernements des Länder. Chaque Land donne toutes ses voix pour ou contre une loi.

Mais l’accroissement des pouvoirs du Bundesrat met ceux-ci en mesure de bloquer l'action du gouvernement fédéral. Les compétences de l'État fédéral ont augmenté aux dépens des Länder. L'imbrication des compétences rend toute décision de plus en plus difficile. En effet, le Bundesrat doit se prononcer sur toutes les lois dont le contenu est applicable dans les Länder. En cinquante ans, la proportion de lois fédérales exigeant l'accord du Bundesrat est passée de 10 % à 60 %. En cas de différence de majorité entre les Länder et le gouvernement fédéral, il y a parfois blocage. Cela gêne même l'action de l'Allemagne dans les instances européennes15.

Les Länder et le gouvernement fédéral ont donc réfléchi ensemble à une réforme des institutions allemandes qui a été votée en mars 2006. Les prérogatives législatives du Bundesrat sont diminuées. Le Bundesrat ne vote que les lois qui ont un impact sur les budgets des régions. En contrepartie, l'État fédéral abandonne à celles-ci des champs entiers de compétences dans l'éducation et la recherche, l'environnement, le régime16.

Le président de la République fédérale (Bundespräsident) est élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois, au suffrage indirect, c'est-à-dire par les députés du Bundestag et les membres du Bundesrat. Il représente l'unité allemande et défend les intérêts de l'Allemagne mais ses prérogatives restent serrées, son rôle étant essentiellement symbolique. Cependant, il s'agit d'une autorité morale respectée et écoutée. L'actuel président fédéral est Joachim Gauck ; cet ancien militant des Droits de l'Homme, qui exerça les fonctions de commissaire fédéral des archives de la Stasi a été élu à la fonction présidentielle le 18 mars 2012.

Le chancelier fédéral (Bundeskanzler) est le chef du gouvernement allemand. Il est élu par les membres du Bundestag, sur proposition du président fédéral pour un mandat de 4 ans, renouvelable à plusieurs reprises. Angela Merkel (CDU) est l'actuelle chancelière fédérale (Bundeskanzlerin) depuis le 22 novembre 2005; elle a été réelue en septembre 2009.

Politique étrangère

De 1945 à la réunification allemande de 1990, la RFA cultive l’« oubli de puissance »17. Elle devient le modèle de l’État-marchand civil qui renonce à toute ambition militaire et rôle important dans les relations internationales. Elle cherche à faire oublier son passé impérialiste en s'intégrant au sein du plus grand nombre d’alliances. De ce point de vue l'entrée de la RFA dans l'OTAN, la fait passer de pays occupé à partenaire stratégique des États-Unis. La RFA tient d'autant plus à cette alliance que les États-Unis sont ses principaux protecteurs face à l'Union soviétique. La participation à la CECA en 1951 et à la naissance de la CEE marquent le retour de l'Allemagne dans le jeu européen. Néanmoins, les actions de la RFA sur la scène internationale étaient de l'ordre d'une « diplomatie du chéquier18, » la RFA se montrant généreuse sur le plan des solidarités internationales. Le traité de l'Élysée signé en 1963, permet la réconciliation franco-allemande et une coopération profitable pour les deux pays.

Mais la chute du communisme et la réunification de l'Allemagne changent le statut du pays. L’unification intéresse en plus les quatre vainqueurs de 1945 qui s'étaient partagé quatre secteurs d'occupation. Sans leur accord l’unité allemande était impossible, chacun ayant un droit de veto sur le processus. D’où la signature, à Moscou du traité « 4 + 2 » appelé aussi traité de Moscou mais son véritable nom est « traité portant règlement définitif concernant l’Allemagne »19. Ce Traité fixe le nouveau statut international de l’Allemagne unie au cœur de l’Europe en fixant définitivement les frontières (art. 1er) en plafonnant l’armée allemande à 370 000 hommes. Après 45 ans de tutelle étrangère, l'Allemagne retrouve sa souveraineté pleine et entière. Elle redevient un État comme les autres. Forte de sa puissance économique et de sa stabilité, elle s'efforce d'aider les autres États, principalement ses voisins de l'est, à acquérir cette stabilité politique. N'ayant plus de visée de puissance ou d'hégémonie, elle promeut les critères environnementaux, les droits de l’homme ou les droits sociaux20, elle privilégie la culture d'influence via les investissements économiques dans les PECO dont elle favorise l'intégration. Elle est devenue un des piliers de l'Europe. Des troupes allemandes sont intervenues dans le cadre des missions de l'OTAN en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Afghanistan dans le cadre de la mission de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN, a laquelle la Bundeswehr participe depuis janvier 200221. En 2005, environ 7 000 soldats y étaient stationnés22.

Population et société

Démographie

 

L’Allemagne est peuplée de 81,8 millions d’habitants dont 7,3 millions d’étrangers13. Avec ses 230 habitants par km², l’Allemagne est un des pays les plus densément peuplés d'Europe (après Monaco, le Vatican, Malte, Saint-Marin, les Pays-Bas, la Belgique et le Royaume-Uni). C'est le pays le plus peuplé de l'Union européenne. L’Ouest reste toutefois plus peuplé que l’Est. En effet, on rencontre d’importantes concentrations urbaines à l’ouest et au sud du pays.

 

Le taux de natalité de l'Allemagne est l’un des plus faibles du monde (8,25 pour mille) et son accroissement naturel est négatif depuis les années 1980 pour les onze Länder de l'Ouest et dès 1972 à l'échelle nationale. Jusqu'au début des années 1990 cependant les cinq Länder de l'Est avaient un taux de fécondité bien plus élevé qu'à l'Ouest, mais la natalité de l'Est est aujourd'hui aussi faible que celle de l'Ouest. Une des raisons de cette faible fécondité réside dans la difficulté pour les femmes de concilier vie familiale et vie professionnelle. D'habitude, les mères restaient à la maison et n'avaient pas recours à une aide extérieure. Durant longtemps, la RFA a été réticente à toute politique incitative qui lui rappelait l'époque nazie ou communiste de la RDA. La coalition CDU-SPD a pris une série de mesures, sous la houlette de la ministre de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse, Ursula von der Leyen qui bouleverse la politique familiale. En 2007 un salaire parental a été créé. Il vient s'ajouter aux allocations familiales. Le parent qui arrête son travail pendant un an, touche une allocation représentant 67 % du salaire perdu, avec un plafond de 1 800 euros et un minimum de 300 euros23. La ministre a décidé la construction crèches représentant 500 000 places d'ici à 2013 pour les enfants de 1 à 3 ans. Aujourd'hui, seuls 5 % à 9 % des besoins des Länder de l'Ouest sont couverts. L'aménagement du temps de travail, indispensable au développement de toute politique familiale, commence à entrer dans les négociations collectives.

 

Actuellement, la population allemande n'augmente que grâce à un solde migratoire positif. Mais on peut constater des disparités de situation. Le solde migratoire est négatif à l'Est. Le taux de chômage y est très élevé. Les Ossis migrent vers l'Ouest à la recherche de meilleures conditions de vie.

 

Pour résoudre le problème du financement des retraites, les assemblées allemandes ont choisi d'élever l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 67 ans entre 2012 et 2029.

L’Allemagne accueille plus de 7,3 millions d’étrangers, parmi lesquels les Turcs forment la plus importante minorité avec 2 millions de ressortissants, devant les Italiens, les Polonais, les Russes et les Grecs.

 

Villes

1 Brlin - 2 Hambourg - 3 Munich - 4 Cologne - 5 Francfort-sur-le-main - 6 Stuttgart - 7 Düsseldorf - 8 Dortmund - 9 Essen - 10 Brême - 11 Hanovre - 12 Leipzig - 13 Dresde - 14 Nuremberg - 15 Duisbourg.

Langues

L'allemand est une langue indo-européenne appartenant à la branche occidentale des langues germaniques, de même que le néerlandais ou l'anglais. 92 % de la population a l'allemand comme langue maternelle, ce qui indique une très grande homogénéité linguistique. 8 % de locuteurs parlent une autre langue : le danois, le frison, le sorabe, le polonais, les parlers de deux groupes tsiganes (les Sintis et les Roms allemands) ainsi que le turc, le kurde, ou le serbe.

l s'agit d'une estimation, car il n'existe en Allemagne aucun recensementbasé sur les données linguistiques. Les immigrés ont contribué à l'élargissement du champ linguistique.

L'allemand standard, appelé en Allemagne Hochdeutsch, n'est pas la langue vernaculaire de tous les germanophones. En effet, plusieurs millions d’Allemands, parlent dans leur vie quotidienne l'un des dialectes allemands. Ces nombreux dialectes peuvent être rattachés géographiquement à trois groupes, du nord au sud : le bas-allemand (Niederdeutsch), au centre les dialectes saxon et franciques (francique mosellan, francique rhénan), et au sud le bavarois et l'alémanique souabe (voir la liste complète des dialectes dans l'article détaillé sur la langue allemande. La différenciation nord-sud (bas-allemand / haut-allemand) est apparue à partir du VIe siècle. En 1980, on estimait qu'environ 50 % des Allemands utilisaient dans leur vie quotidienne l'un de ces dialectes sans jamais l'écrire26.

Minorités linguistiques historiques

Les lois fédérales reconnaissent quatre minorités nationales : les Danois, les Frisons, les Sorabes et les Tsiganes. Les quatre communautés reconnues ont fondé en 2004 un Conseil des minorités doté d’une convention commune pour promouvoir leurs intérêts devant le gouvernement fédéral.

Les lois fédérales reconnaissent quatre minorités nationales : les Danois, les Frisons, les Sorabes et les Tsiganes. Les quatre communautés reconnues ont fondé en 2004 un Conseil des minorités doté d’une convention commune pour promouvoir leurs intérêts devant le gouvernement fédéral.

Les Sorabes ou Sorbes, qui constituaient une minorité protégée dans la République démocratique allemande, vivent dans la région de la Lusace (dans les Länder de Saxe et de Brandebourg), qui est subdivisée en Haute Lusace et Basse Lusace. Ils parlent les langues slaves occidentales haut-sorabe et bas-sorabe (en sorabe hornjoserbšćina et delnjoserbšćina), et forment la minorité nationale reconnue la plus importante. Ils ont réussi à maintenir leur culture et leur langue malgré les tentatives de germanisation dans le passé. Tous parlent aussi l’allemand, le taux de bilinguisme atteignant près de 100 %26. Le sorabe se situe entre le tchèque et le polonais et s'écrit en caractères latins complétés par quelques signes diacritiques. Le haut-sorabe est phonétiquement proche du tchèque mais dispose d'un lexique apparenté au polonais, alors que le bas-sorabe à l'inverse est phonétiquement proche du polonais mais utilise un lexique plus proche du tchèque et de l'allemand. La ville de Bautzen, Budyšin ou Budyšyn en sorabe, est considérée comme le centre des sorabes de la Haute Lusace, et la ville de Cottbus, Chóśebuz en sorabe, est considérée comme le centre politique et culturel des sorabes de la Basse Lusace.

Les Frisons vivent dans la Frise, principalement dans la région côtière du nord-ouest du Land de Schleswig-Holstein. Ils parlent le frison, qui fait partie du groupe des langues germaniques occidentales. Il constitue avec l'anglais et le scots la branche anglo-frisonne de ce groupe. Il ressemble étroitement au vieil anglais, mais aussi au néerlandais et au bas-allemand.

Dans la moitié Nord du Land de Schleswig-Holstein, il existe une importante minorité danoise (en danois : det danske mindretal i Sydslesvig), parlant le sydslesvikdansk, le danois du sud du Schleswig. La minorité danoise représente entre 15 000 et 50 000 personnes. Elle dispose d'organisations culturelles, d'une Église (rattachée à l'Église du Danemark) et d'écoles spécifiques. La minorité danoise est reconnue officiellement et protégée dans le cadre de l'accord germano-danois de 1955 et de la convention-cadre sur les minorités du Conseil de l'Europe. La Südschleswigscher Wählerverband, son parti, est exemptée de la règle des 5 % pour être représentée au parlement régional.

Naguère importants, les Allemands polonophones, victimes d'une part de la politique assimilatrice d'une RDA refusant de leur accorder le statut de minorité nationale et d'autre part d'une dynamique naturelle d'assimilation, ont subi une acculturation presque totale.

Religions

Les guerres de religions ont déchiré les Allemands aux XVIe et XVIIe siècle au cours de la guerre de Trente Ans. La réforme luthérienne est introduite par le moine augustin Martin Luther. La diffusion de la Dispute de Martin Luther sur la puissance des indulgences (titre latin Disputatio pro declaratione virtutis indulgentiarum), plus connue comme les Quatre-vingt-quinze thèses, a déclenché la Réforme en Allemagne. Le document aurait été placardé à la porte de l'église de Wittemberg (aujourd'hui en Saxe-Anhalt) le 31 octobre 1517. Les 95 thèses sont finalement condamnées le 15 juin 1520 par la bulle Exsurge Domine du pape Léon X. Luther, alors ouvertement en conflit avec l'Église, est excommunié au début de l'année suivante.

Aujourd'hui, le nord et l'est de l'Allemagne sont majoritairement protestants. La grande majorité des protestants allemands appartient à l'Église évangélique en Allemagne qui rassemble 30,8 % de la population. Des majorités catholiques se trouvent avant tout en Rhénanie, au sud du Bade-Wurtemberg et en Bavière où est né le pape Benoît XVI. 31,4 % de la population est catholique27. L'est de l'Allemagne et Hambourg sont majoritairement sans confession28 mais la première religion reste le luthéranisme. Enfin, l’islam est pratiqué par la communauté turque, concentrée dans la Ruhr et à Berlin.

Églises (édifices)

Quelques-unes des plus grandes et fameuses églises d'Allemagne :

Économie

L’Allemagne est la première puissance économique de l'Union européenne. Elle figure au quatrième rang mondial depuis 2008 derrière les États-Unis, le Japon, et la Chine29 mais devant la France et le Royaume-Uni. Elle possède pour cela de nombreux atouts : un marché intérieur important, une population active qualifiée grâce à l'apprentissage professionnel, et un niveau de vie élevé. Les entreprises et les syndicats allemands fonctionnent en cogestion. Le PIB allemand s'élève à 2 907 milliards de dollars (GDP 2006, Banque Mondiale). Le commerce extérieur représente un tiers du PNB : avec un volume d’exportations de 734 milliards d’euros (2004). Le principal moteur de ce commerce extérieur est l’industrie, dont le pourcentage dans le total des exportations se situe à quelque 84 % (2004).

L'économie allemande dispose d'un réseau de communication de première qualité : le plus long réseau autoroutier d'Europe, un réseau ferré particulièrement dense et trois axes navigables, le Rhin premier fleuve mondial pour le fret, la liaison Rhin-Main-Danube et le canal du Mittelland.

L'Allemagne est la quatrième puissance maritime du monde. Sa flotte s'élève à 3 627 navires, totalisant 103,895 millions de tonnes de port en lourd, dont 86,969 millions battant pavillon étranger et répartis sur 3 169 unités. 42,58 % de la totalité du tonnage est immatriculée au Liberia, 10,98 % à Antigua et Barbuda et 10,49 % aux Îles Marshall, contre seulement 16,29 % en Allemagne30.

Industrie

L’industrie est un secteur économique très important en Allemagne. Environ 33 % de la population active travaille dans ce secteur. Les principaux secteurs en chiffre d'affaires sont la construction automobile avec 777 000 salariés en 2004, suivie par l’électrotechnique avec 799 000 salariés, la construction mécanique avec 868 000 salariés et l’industrie chimique31. À côté des grandes entreprises mondialement connues comme Siemens, ThyssenKrupp AG ou Bayer, les PME/PMI emploient plus de 20 millions de salariés. Dans la construction mécanique, secteur où la RFA détient 19,3 % du marché mondial, la grande majorité des entreprises a moins de 200 salariés. Ces succès sont dus à la réputation de bonne qualité des produits allemands en général. Les entreprises allemandes dépendent peu des banques pour leur financement. Grâce à leurs bons rendements, près de 70 % d'entre elles peuvent couvrir elles-mêmes leurs besoins financiers32.

La construction automobile fournit 40 % des exportations allemandes. Un salarié sur sept travaille dans ce secteur. Les grands constructeurs Volkswagen, BMW, Daimler AG, Porsche, Opel, filiale allemande de General Motors font de l’Allemagne le troisième producteur d’automobiles mondial. Environ six millions de voitures sortent chaque année des chaînes de montage allemandes et 4,8 millions de voitures de marque allemande sont produites à l’étranger.

Autres secteurs

Comme dans toutes les économies développées, le secteur tertiaire est le premier employeur allemand. Près de 28 millions de personnes y travaillent dont 10 millions dans le commerce, l’hôtellerie, la restauration et les transports. Ce secteur est constitué à plus de 40 % de PME/PMI.

L’agriculture est également très importante, contrairement aux idées reçues ; en termes de comparaison, l’Allemagne se situe juste derrière la France en termes de production céréalière, mais la devance et occupe ainsi le premier rang européen en ce qui concerne la production de lait.

Bien que densément peuplée et fortement industrialisée, l'Allemagne offre encore une large place à la nature. Les forêts recouvrent 29 % du territoire. La forêt bavaroise constitue le plus grand espace de montagnes boisées en Europe centrale et la Forêt-Noire conserve toujours un caractère sauvage.

Économie tournée vers l’espace mondial

 

L’économie allemande est particulièrement orientée vers le marché mondial. Les grands partenaires commerciaux de l’Allemagne sont la France, les États-Unis, l'Italie et la Grande-Bretagne. Mais l’Allemagne, qui a retrouvé un rôle de pivot de l’Europe depuis la chute du communisme et la réunification, cherche à développer de nouveaux débouchés. Elle a accru sa présence en Europe de l’Est. Depuis le début des années 1990, une partie de la production allemande a été délocalisée vers ces pays, si bien que 830 000 personnes travaillaient pour des entreprises allemandes dans les anciens pays communistes en 2002, contre presque aucune avant 1990. L’Allemagne a aussi absorbé des entreprises locales comme Volkswagen qui a racheté le constructeur tchèque Skoda33. Au total, plus de 10 % des exportations allemandes se font vers ces pays, soit autant que vers les États-Unis.

 

L’Allemagne a connu pendant dix ans des difficultés. La concurrence internationale est importante et les entreprises doivent se moderniser rapidement ou délocaliser, sous peine de faillite. L’Ouest du pays est le plus dynamique, tandis qu’à l’Est (ancienne RDA) de nombreuses entreprises ont dû fermer, ce qui a provoqué une forte hausse du chômage et un exode de l'Est vers Ouest. Celui-ci s'établit à 6,2 % en novembre 2008 selon l'OIT34.

 

Cependant, en 2006, le PIB a crû de 2,9 %, après plusieurs années de stagnation35. Les entreprises profitent d'une compétitivité regagnée depuis dix ans à force de restructurations et de modération salariale. Depuis 2006 la production augmente chaque année, les carnets de commande restent remplis36.

 

Les pays émergents constituent un défi de taille pour l’Allemagne. L’importance des relations économiques avec la Chine ou l’Inde ne cesse donc de croître. La balance commerciale est fortement déficitaire : 32 milliards d’importations chinoises contre 21 milliards d’exportations vers ce pays en 2004. Les échanges avec l’Inde sont plus modestes. L’Allemagne doit relever le défi de la compétitivité face à des pays où le coût de la main d’œuvre est très faible. L'Allemagne mise peu sur le faible prix de ses produits pour exporter, mais beaucoup plus sur leur qualité ou leur spécificité. On achète les produits allemands non pas parce qu'ils sont bon marché, mais parce qu'ils sont de bonne qualité37, ou parce qu'on a besoin d'un produit que seuls les Allemands fabriquent.

 

Problèmes de pauvreté et de précarité

Dans la dernière décennie, l'Allemagne a réformé son marché du travail avec les Réformes Hartz (2003/2005) et pris des mesures contre la crise pour préserver son dynamisme économique. Ces mesures sont souvent vues comme un modèle pour les autres pays européens, mais le prix à payer sur le plan social est également souligné par les économistes et il est jugé parfois excessif. Ainsi, Henrik Uterwedde, économiste et directeur adjoint de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg, parle-t-il de quasi-« abus et exploitation en ce qui concerne les temps partiels et les bas salaires. »38

Pour maintenir son dynamisme économique, l'Allemagne a en effet privilégié l'emploi précaire sans salaire minimum : les mesures prises par le gouvernement allemand (définissant de nouveaux contrats de travail, exonérant les employeurs et ne donnant pas droit au chômage, avec la possibilité de payer le salarié moins de 1 euro par heure), en accord avec le patronat et les syndicats ont ainsi entraîné une baisse de salaire de 20% pour 1,6 millions de personnes, et une stagnation depuis dix ans pour les autres38. De plus en plus d'Allemands travaillent à temps complet pour un salaire de 720 euros et l'appauvrissement des travailleurs est en augmentation (20 % de travailleurs pauvres, + 2 millions en 10 ans)39.

Concernant la recherche d'emploi, il y a en tout 9 millions de personnes (soit 20% de la population active) qui sont soit au chômage soit touchent des indemnités prévues par la loi Loi Hartz IV40.

Conséquence de cette précarisation, des retraités sont contraints de faire des petits boulots payés moins que le SMIC pour compléter leurs pensions (augmentation de 58 % en dix ans du nombre de retraités pauvres)40.

Patrimoine culturel

L'Allemagne fait partie de l'aire de la civilisation occidentale et européenne. Cependant, la notion de culture est perçue de façon différente en France et en Allemagne. En France, la culture désigne plus une connaissance « intellectuelle », individuelle. En Allemagne, les deux sens, individuel et collectif, sont exprimés par deux mots distincts : Bildung et Kultur. La définition de la culture individuelle ou culture générale correspond au mot Bildung41. C'est surtout cette dernière notion que l'article se propose de développer même si le mot culture et le mot civilisation sont désormais pratiquement synonymes en France42. La deuxième difficulté rencontrée pour parler de culture allemande est liée au fait que l'État allemand ne date que de la seconde moitié du XIXe siècle. Beaucoup d'artistes perçus comme allemands ne se revendiquent pas comme tels, mais sont assimilés à l'aire germanique qui se définit sur des bases linguistiques. À ce titre, il est difficile de distinguer culture allemande et culture autrichienne jusqu'au milieu du XIXe siècle. Enfin, les frontières du territoire allemands ont fluctué à travers les siècles, ce qui rend la définition géographique du sujet délicate.

Musique

Le pays compte plusieurs orchestres de renommée internationale, au premier rang desquels

L'Allemagne a été profuse pour les compositeurs, notamment :

Karl Friedrich Abel, Carl Philipp Emanuel Bach, Johann Christian Bach, Johann Sebastian Bach (en français Jean-Sébastien Bach), compositeur de l'époque baroque ou encore Ludwig van Beethoven, Johannes Brahms, Johann Jakob Froberger, Christoph Willibald Gluck, Georg Friedrich Händel, E.T.A. Hoffmann, Wolfgang Amadeus Mozart, Felix Mendelssohn Bartholdy, Johann Pachelbel, Johann Joachim Quantz, Max Reger, Heinrich Schütz, Robert Schumann, Richard Strauss, Georg Philipp Telemann, Richard Wagner, et Carl Maria von Weber entre autres.

Opéras :

L'Allemagne connaît aussi la pratique de musiques traditionnelles, notamment le Yodel encore connu de nos jours dans les régions alpines de Bavière.

La musique populaire allemande s'appelle le Schlager. Des groupes comme Modern Talking, Alphaville, Münchener Freiheit, Ireen Sheer, Dschinghis Khan ou la chanteuse de Nouvelle Vague Allemande (Neue Deutsche Welle) Nena originaires d'Allemagne ont connu un succès international.

Le pays a donné naissance à plusieurs groupes de rock allemand de renommée internationale, notamment avec Scorpions à partir des années 1980, Rammstein des années 1990 à aujourd'hui et Scooter (groupe) de 1994 à aujourd'hui, Tokio Hotel dès 2005

Philosophie

Des philosophes allemands :

Theodor W. Adorno, Jakob Böhme, Friedrich Engels, Johann Gottlieb Fichte, Jürgen Habermas, Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Martin Heidegger, Max Horkheimer, Karl Jaspers, Emmanuel Kant, Gottfried Wilhelm Leibniz, Karl Marx, Friedrich Nietzsche, August Wilhelm Schlegel, Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling, Arthur Schopenhauer, Hannah Arendt.

Sciences

Des scientifiques allemands :

Carl Friedrich Gauss, Manfred von Ardenne, Carl Benz, Gottlieb Daimler, Rudolf Diesel, Albert Einstein, Daniel Gabriel Fahrenheit, Heinrich Hertz, Johannes Gutenberg, Hugo Junkers, Robert Koch, Otto Lilienthal, Philipp Reis, Wilhelm Conrad Röntgen, Konrad Zuse, Max Von Laue, Max Planck, Wernher von Braun, Max Talmey, Walther Hermann Nernst

Littérature

La littérature allemande s'inscrit dans le cadre plus général de la littérature de langue allemande qui regroupe l'ensemble des œuvres littéraires de langue allemande, en englobant celles produites en Autriche ainsi que dans une partie de la Suisse.

Née au Moyen Âge, la littérature allemande a connu des périodes de grand rayonnement comme le « Sturm und Drang » (vers 1765-1785) avec Johann Wolfgang von Goethe et Friedrich von Schiller, le romantisme (vers 1796-1835) avec Jacob et Wilhelm Grimm et les poètes Friedrich Hölderlin, Jean Paul Richter, Novalis, Joseph von Eichendorff, et un peu plus tard Heinrich Heine, avant la période « Klassische Moderne » (vers 1900 - années 1920 du XXe siècle) où dominent Hermann Hesse et Thomas Mann qui, avec les poètes et prosateurs autrichiens, ouvrent la voie de la modernité sur laquelle pèsera le nazisme qui conduira de nombreux auteurs à l'exil.

Enfin le renouveau littéraire depuis 1945 a été notable et marqué par plusieurs attributions du Prix Nobel de littérature à des écrivains allemands : Nelly Sachs (1966, naturalisée suédoise), Heinrich Böll (1972), Günter Grass (1999) et Herta Müller (2009).

 


 












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Date de dernière mise à jour : lundi 01 octobre 2012

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