Europe de l'Est

wikipedia-1.jpgdaddy-002-1.jpgEurope de l'Est

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

L’Europe de l'Est est l'ensemble des pays d'Europe de langues slaves orientales, ainsi que d'autres pays qui ont appartenu à l'URSS (Pays baltes, Moldavie) ou sur lesquels la domination soviétique a été très forte (Roumanie). Géographiquement, c'est la partie orientale de l'Europe, délimitée à l'est par l'Oural et le Caucase.

Le terme Europe de l'Est est une notion géographique alors que le terme Bloc de l'Est est une notion idéologique et politique qui désigne un ensemble qui comprenait aussi la majorité des pays d'Europe centrale plus quelques pays d'Europe du Sud et d'Europe du Nord. On désigne habituellement les anciens pays du Bloc de l'Est par l'appellation PECO pour Pays d'Europe Centrale et Orientale.

Les notions de Bloc de l'Est et de Pays de l'Est (qui lui est synonyme) sont tombées en désuétude depuis la chute de l'Union soviétique au début des années 1990 (au profit des Pays d'Europe centrale et orientale, les PECO), mais servent encore souvent à dénommer ces pays, dont les structures socio-économiques et les mentalités ont été fortement marquées par ces années.

Définition géographique

Strictement parlant, les pays de l'Europe de l'Est seraient :

On peut toutefois y inclure, plus largement :

Et de manière beaucoup plus large :

Pays du bloc de l'Est

Les pays faisant partie du bloc de l'Est étaient :

La République populaire mongole peut également être ajoutée dans cette liste.

Histoire

Après la guerre, les régimes dits communistes connaissent une forte avancée dans le monde, avec le soutien soviétique.

En Europe

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Union soviétique profite de ses succès militaires pour exporter son régime, conformément aux idées initialement développées par Lénine (progression du communisme, non par une révolution mondiale, mais pays par pays, à partir de l'URSS considéré comme une place forte). Dès cette époque, Tito reste maître chez lui et à l'écart, puisqu'il a vaincu l'Allemagne sans l'aide des troupes soviétiques.

Lors des accords de Yalta et de Potsdam, aucune zone d'influence n'est « officiellement » reconnue à aucune partie en présence[réf. nécessaire]. Au contraire, la tenue d'élections libres est prévue, sur le papier, dans l'Europe libérée mais Staline souhaite étendre la zone d'influence soviétique en Europe de l'Est, tandis que les États-Unis se méfient de l'URSS. Staline, lui, soutient les communistes de l'Europe de l'Est qui appliquent la stratégie du Cheval de Troie et du salami (noyautage de l'administration, élimination des adversaires un à un en menant des campagnes de provocation ou de diffamation, fraude électorale)1,2.

Les communistes gagnent ainsi les élections et/ou s'emparent du pouvoir en Yougoslavie, en Bulgarie, en Roumanie, en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Allemagne de l'Est, en Hongrie et en Albanie.

Progressivement, Staline accroit son hégémonie. La crise de Berlin (1948-1949) provoque la fermeture des frontières et force les pays de l'Est à regarder exclusivement vers l'URSS. Par réaction au plan Marshall et la création de l'OTAN (1949), il met en place le COMECON puis le Pacte de Varsovie. La langue russe est systématiquement enseignée, et devient seconde langue du bloc. Le rouble transférable devient la monnaie d'échange. Les forces du Pacte de Varsovie écrasent l'insurrection de Budapest en automne 1956 et le printemps de Prague (Tchécoslovaquie, 1968), des dirigeants plus dociles remplacent ceux qui ont fait montre de trop d'indépendance.

En Asie

Le 1er octobre 1949, Mao proclame la République populaire de Chine. Le nationaliste Tchang Kaï-chek, soutenu par les Occidentaux, se réfugie sur l'île de Taïwan (reconnue comme la seule Chine à l'ONU jusqu'en 1971, considérée aujourd'hui comme une province en dissidence par la RPC).

La Chine de Mao considère alors l'URSS comme un modèle à suivre. Elle entame des réformes avec l'aide de conseillers soviétiques (planification, etc.). Par la suite, il se produit une rupture entre la Chine et l'Union soviétique. Pour Mao : « La Chine est trop lourde pour être un simple satellite de l'URSS ». Mao reproche également à Nikita Khrouchtchev la déstalinisation (il craint des répercussions dans son pays) et sa doctrine de la « coexistence pacifique ». La condamnation par les Soviétiques du « Grand Bond en avant » (1958-1960) marque la rupture entre les deux pays. En 1960, Moscou interrompt toute aide à Pékin. Zhou Enlai rend la crise publique en 1961 à l'occasion du XXIIe congrès du PCUS. Désormais, il n'existe plus un « bloc communiste » mais diverses zones d'influence. Le mouvement communiste international a désormais plusieurs pôles : Belgrade avec Tito, Moscou avec Khrouchtchev, et Pékin avec Mao.

La Corée du Nord rejoint le bloc de l'Est dès 1948, sous le commandement de Kim Il-sung. Dès lors, deux républiques coréennes indépendantes sont proclamées : la Corée du Nord stalinienne, et la Corée du Sud : une dictature militaire sous influence américaine, qui devient une démocratie dans les années 1980. Enfin, l'Union soviétique soutient Hô Chi Minh dans sa lutte pour l'indépendance de l'Indochine française, qui donne naissance à la République démocratique du Viêt Nam, puis au Viêt Nam, après l'absorption de la République du Viêt Nam.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×